un signe, s’Il te plaît !

Année 2014, année anniversaire de la naissance de Saint Louis et de son baptême. La couronne d’épines nous a été laissée en héritage, dans l’écrin de la Sainte Chapelle*.

Passant près de Blois, un dimanche soir, je m’autorisais une pause en allant voir cette église, avec de si jolis vitraux modernes qui m’avait conquise, quelques années auparavant et dont la messe officiée par des ‘petits gris’, avait été un moment fort : c’était en fait, la cathédrale et je me décidais pour la messe du soir.

Je la repérais aisément dans la ville. Elle portait, ô surprise, le nom de St Louis, mais la ‘Communauté de Saint Jean’ n’était plus là. Un peu en avance, j’ai croisé le prêtre, peut être le curé, qui allait célébrer et je l’ai questionné sur l’événement de l’année, le 800ème anniversaire, de la naissance de Saint Louis, avec l’indulgence plénière ouverte à Paris, à Saint Louis d’Antin. Et là, réponse peu amène : oh ! Ce sont des pratiques dépassées.

Pendant la messe, assise devant l’autel, j’avais un direct sur un vitrail où l’on voyait la couronne remise à Saint Louis. Un désir absurde m’a saisie : j’ai rêvé qu’un rayon de lumière jaillirait du vitrail, et de la couronne précisément. Il se poserait sur l’eucharistie, au moment de l’élévation*. Alors qu’il commençait à faire nuit, ce désir était aussi fou qu’intense ! En fait de réponse, rien n’est apparu. Le vitrail est resté sombre. Et j’ai aussi constaté que le soleil s’était couché à droite de l’autel alors que le vitrail se tenait à gauche. Il ne pouvait recevoir aucune lumière naturelle. Alors me direz-vous, où en est-on ? Pourquoi une telle intensité, dans ce désir un peu fou ? Pour éclairer le célébrant ?

Saint Louis apparaît fréquemment sur les vitraux tenant la couronne. À Blois, il la reçoit

J’en ai conclu rapidement, que j’avais l’impression de l’écouter, lui le Seigneur, plus que Lui ne m’écoutait ! C’est vrai que je râlais souvent alors qu’Il n’aime pas ça (voir les hébreux dans le Sinaï qui ont été condamnés à 40 ans d’errance…) J’ai donc laissé une prière, que de cette couronne coule un rayon de lumière, au moment de l’eucharistie. Il me faudra attendre quelques mois pour voir mon vœu se réaliser, un peu différemment.

C’était la pentecôte suivante. J’ai ressenti un appel pressant à me rendre à Lisieux pour la messe, avec, en tête, un souvenir merveilleux de la célébration du temps des Béatitudes, et de ces fabuleux bouquets de glaïeuls orange, assortis divinement aux chasubles vermillon, des très nombreux prêtres présents pour ce jour de joie de la chrétienté, en cette basilique de Lisieux.

La tension était là : peu de sommeil , distance à parcourir. Je me retrouvais au milieu de la nef et la cérémonie démarrait tout juste, mais les Béatitudes avaient déserté. Et ce sens du sacré avait déserté avec eux aussi. Je les retrouverais à une autre fête de pentecôte !

La déception cependant montait en moi, après ces efforts pour être à l’heure. Elle va atteindre son paroxysme avec l’homélie servie comme une soupe tiède. Elle me faisait penser aux homélies de mon enfance, sauf que là, cela faisait beaucoup de déception et j’ai senti tout mon être s’agiter. Bon ! me direz vous, le Seigneur nous fait passer par des déceptions et des désillusions et Son Église peut paraître, à certains, un beau champ d’entraînement.

L’expérience que je vais vivre, est assez inédite : un rayon de lumière, large et enveloppant, est venu subitement me toucher dans mon agitation. Cela aurait pu ressembler au balayage d’un projecteur du temps de la Gestapo. Scène violente, d’autant qu’autour de moi, la nef* était dans l’ombre . C’est alors qu’un sentiment de plénitude, de détente m’a envahie et j’ai senti mon corps et mon cœur s’apaiser. La lumière s’est alors déplacée vers la femme juste devant moi : j’aurais aimé la retenir ! Le plus désolant, c’est que je n’ai pas cherché à comprendre pourquoi, elle aussi, bénéficiait de cette faveur indicible. Quelle émotion pouvait la traverser ?

Ce n’est qu’après la célébration que je me suis interrogée d’où venait ce rayon. Comme j’avais déjà quitté la basilique, j’ai imaginé que le dôme avait un clocheton et que le rayon était descendu à travers, à la verticale du soleil, en ce dimanche de Pentecôte. Force a été de constater, sidérée, quelques années après, qu’il n’y avait pas de clocheton sur cette coupole et que le rayon restait un mystère puisqu’il s’était déplacé vers la personne devant moi. Réponse à mon désir fou dans la cathédrale de Blois ? Vraiment, le Seigneur a une façon de répondre à Son temps  ! Et autant Blois aurait provoqué un événement surnaturel, autant le rayon de Lisieux avait une autre nature : il était guérissant et apaisant. Je me suis sentie réconfortée et je ne sais pas si d’autres personnes l’ont vu.

En écrivant ces lignes, un autre souvenir surgit : Pentecôte 2017. Rome est en fête. Plus de 30 000 personnes sont rassemblées du monde entier, pour les 50 ans du renouveau charismatique de l’église catholique, avec un grand rendez-vous sur le Circo Massimo, lieu du martyr des premiers chrétiens de Rome.

Avec Béatrice, compagne de voyage, je rentrais à notre logement dans le quartier de la gare, quand une femme nous aborda et nous pria instamment, d’assister le lendemain matin à la messe des béatitudes, célébrée dans la Basilique de Sainte Prassède, non loin de là. Rencontre pas vraiment ordinaire ! Et nous nous décidâmes à y participer. La célébration était belle, cette église de Rome, avec toute la communauté des ‘Béat’, au rendez-vous. Et c’est là que ça s’est passé, au moment de l’élévation. Le rayon du soleil est venu toucher l’eucharistie devant toute l’assemblée. Quelle émotion ! Les ‘béat’ se sont rangées,** mais à la fin de la messe, la joie a éclaté, avec des danses à travers toute la Basilique, et je m’en suis donnée à ‘cœur joie’! Le Seigneur était fidèle : Blois, Lisieux étaient des étapes préalables. C’est à Rome, que l’événement devait avoir lieu, au 50ème anniversaire du renouveau, dans la joie de Ses petits enfants, rassemblés en cette fête royale. Et 3ème étape de cette aventure avec le rayon du soleil.

Il me restera à vous conter la dernière expérience, mais alors que je termine l’écriture de ce récit, j’écoute un enregistrement du père Jean Jacques Duten, sur la Divine Volonté. Et là, il évoque le rayon de Soleil comme étant signe de la présence de Dieu. Ouah ! Le désir que j’avais reçu au fond de moi, était qu’Il se fasse présent ! C’est ce mystère qui va se révéler puissamment dans le prochain et dernier récit.

  • Voir le texte dans le livre « les petites histoires du vent « , le chapitre « l’aventure de la Sainte Chapelle ». La couronne était en ostension régulièrement à la cathédrale Notre Dame de Paris depuis la révolution, jusqu’à l’incendie de pâques 2019.
  • après la remise à plat de leurs instances et leur réorganisation

3 commentaires sur “un signe, s’Il te plaît !

  1. Cet épisode me fait penser au rayon de soleil qui illumina l’église de L’Ile-Bouchard le dernier jour des apparitions (14 Décembre 1947), un Dimanche au ciel gris. Il y eut aussi à Fatima, la danse du soleil, le 13 Octobre 1917: il avait plu, tout le monde était mouillé, mais après l’événement, tout était sec! Et dans les deux cas, le phénomène solaire a été constaté par des personnes qui n’étaient pas sur les lieux, mais à distance. Ces histoires me ravissent toujours!

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