lieu des martyrs

Lyon, septembre 2018. Le procès se tient demain1. Mon déplacement s’est programmé au dernier moment mais déjà la veille, le Seigneur avait déposé un signe (voir le texte « La gloire de Dieu »)

Dès mon arrivée, je me suis dirigée vers Fourvière pour saluer Notre Dame et contempler la ville. Et là, c’était une bonne entrée en matière. J’avais rendez-vous avec mon hôtesse dans le quartier de Saint Just, près de l’église Sainte Irénée, et je pouvais m’y rendre en marchant à pied en découvrant cette ville que je ne connaissais pas.

En descendant de Fourvière, je traversais le site gallo romain et c’est là qu’il s’est passé quelque chose : à la hauteur de la pelouse, devant le théâtre, j’ai été saisie par une odeur de fauve !

Dans ces cas-là, vous regardez autour de vous pour apercevoir, quoi un centre hippique, quoi un cirque avec des fauves. Mais rien en vue, et au centre de Lyon, cela avait un côté un peu exotique. C’est ma réflexion d’alors !

J’avais devant moi une grande étendue herbeuse, oblongue, beaucoup moins vastes que le Circo Massimo, à Rome, où s’étaient déroulés l’année passée, à la pentecôte, le rassemblement du Renouveau Charismatique2. Le rapprochement va se faire quand je vais évoquer avec mon hôtesse, cette expérience d’effluves.

Elle va m’indiquer que c’était là que les 1ers chrétiens ont été martyrisés et je pensais à Sainte Blandine. Je m’en souvenais car petite, j’avais étudié la vie des saints au cathé. Reste que dans les textes de références, il est évoqué un autre lieu, l’amphithéâtre des 3 Gaules. Je ne l’ai pas visité, mais je porte plus de crédit à mon expérience qu’aux écrits dont les origines sont un peu flous et puis comme à Rome, il a pu y avoir plusieurs endroits où des chrétiens ont été martyrisés.

Il reste que cette présence ne pouvait que me surprendre. Le Seigneur nous fait parfois ressentir des effluves de lys, de myrrhe et d’encens, mais là, de fauves, c’était surprenant. Je devais être là, devant ce lieu de martyrs, mais je n’ai pas imité la petite Thérèse qui au Colisée, à Rome, avec sa sœur Céline, avait été embrassé la terre qui avait reçu le sang des martyrs.

Puisque j’étais à Lyon pour le procès, je vous partagerai un autre petit miracle. L’agresseur de Léa n’avait pas reconnu sa responsabilité et les relevés d’empreintes n’avaient rien donné. Il restait la certitude des enquêteurs que cet homme était bien le responsable de l’agression, une parmi 4 autres, une cinquième devant être soumise à une autre cour d’Assise.

Pour une raison inconnue, en tout début de la 1ère après midi, l’agresseur a pris la parole et a reconnu que c’était bien lui pour Léa. Que le souvenir lui était revenu en prison, à la lecture de la déposition. Cette dénonciation était pour moi incroyable et miraculeuse. Léa allait pouvoir être entendue comme victime et ne pas sortir encore plus blessée, de son procès. Elle avait accepté d’entrer dans cette démarche éprouvante pour que d’autres femmes ne puissent pas être agressées, de nouveau, par cet homme.

Comment ne pas remercier le ciel pour ces cadeaux inattendus et tellement importants. Que ce soit cette messe du dimanche soir, avant le départ, que la traversée des vestiges gallo-romains ou même le miracle du procès. À travers ces effrois, je peux vous assurer de son incroyable présence : Il est vraiment là !

1 Voir texte « la Gloire de Dieu » 2 Voir le texte « Un signe s’il te plaît »

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