Vous êtes tombée du ciel !


Sans se faire mal, ou comment le Seigneur nous guide lorsqu’il a besoin de nous : des moments trop rares !

En ce temps des vacances d’été, le camp de Gagnières (1) était à mon programme. Ce lieu chrétien, au bord des Cévennes, nous accueillait le samedi suivant, pour une nouvelle session du mouvement « Paris Tout Est Possible », dans l’unité des chrétiens. J’avais prévu de m’y rendre avec Fabienne mais un obstacle se présentait : nous hésitions sur le jour du départ. Vu les kilomètres à parcourir, un petit temps de repos avant la session s’imposait, mais Fabienne devait voir son mari avant de partir. Il était alors en déplacement.

Moment de flottement. Mais lorsque j’ai reçu cette motion intérieure qu’il fallait partir jeudi, la ligne de conduite s’est imposée. Cela apaise bien. Cet instant précis reste marqué dans ma mémoire et je me vois encore au croisement, à la sortie de la pharmacie du Centre ville où ça s’est passé.

J’ai recontacté Fabienne, mais ça n’était pas possible pour elle, trop tôt. Elle prend alors l’option de descendre en train, le samedi suivant. Sûr qu’à moins d’être vraiment dans le Seigneur, une pareille situation aurait bien été un sujet de brouille entre amies !

Cela étant, je lui ai embarqué quelques affaires pour la soulager dans son périple en train et me voilà lancée dans la descente en voiture. Je suis arrivée à la nuit tombée, mais peu importe. Ce que j’ai remarqué tout de suite, m’a confortée dans ma décision : il y avait un manque sensible de bénévoles pour accueillir les arrivants. Le malin avait joué la division dans l’unité et bon nombre de bénévoles avaient déserté. La session devait rassembler environ 600 personnes, et les petites mains étaient bienvenues, pour mettre sous enveloppe les badges et autres documents, accueillir les arrivants et décoincer la nouvelle application qui venait juste d’être installée, et qui boguait et sur laquelle, ô miracle, j’avais travaillé au bureau.

C’est ainsi que le chef de camp me reçut avec cette phrase : « tu es tombée du Ciel ». C’était un peu sympa et ô combien joyeux, car tout se mettait en musique pour que les événements se passent bien. Cette phrase, il la renouvellera à chaque rencontre, avec beaucoup de joie ! Que désirer de plus ?

Et pour que la joie soit parfaite, les frais que je devais partager avec Fabienne ont été compensés par les repas pris en charge pour les bénévoles, et même avec une petite gratification !

Une petite ombre au tableau, cependant, un regret. Le dernier soir, lorsque les bénévoles ont été appelés pour être remerciés, et applaudis par les participants de la convention, Olivier en passant m’a invitée à les rejoindre et j’ai refusé : trace de fausse humilité ! C’était le Seigneur qu’il fallait surtout honorer ! Ça aurait pu être l’occasion de témoigner de cette aide du Seigneur à la Convention, de Son encouragement. Mais la joie dont je me suis privée, que je n’ai pas reçue sur l’estrade, je l’ai ressentie en rédigeant ce texte pour témoigner. La joie est revenue.

Pour me recaler sur le déroulement des événements, j’ai consulté les petites notes du journal de mes affaires avec le Bon Dieu. En ouvrant le cahier, j’ai ouvert sur la page que j’avais rédigée, un certain samedi 19 août 2006. Que dire de plus ? Je l’ai pris comme un signe d’encouragement. Il voulait confirmer le témoignage, pour que notre confiance en lui soit parfaite.

Aux sessions suivantes, c’est avec beaucoup de joie que j’ai recroisé Jean Louis et son fidèle acolyte Olivier : cette expérience, en même temps originale et pleine de la tendresse du Seigneur, montrait combien Il pourvoit.

Voilà pas facile de lâcher prise ! Il nous laisse expérimenter pour mieux capter Sa volonté. C’est comme une langue que nous avons à apprendre, syntaxe, accent et vocabulaire. Mais quand il a réellement besoin de nous, là, sans ambiguïté, il nous emmène  ! Expérimenter est vraiment le point de départ.

(1) Gagnières est un centre de rencontres chrétiennes dans l’Unité, situé dans le Var. Il a été fondé par Thomas Roberts et des membres de la communauté protestante. Il y installa la tente de l’Unité qui sera prêtée, dans ses débuts , à la communauté du Chemin Neuf. Voir aussi le texte « un nuage vagabond » dans le livre « les petites histoires du Vent »

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