Un sachet de râpé

Le petit groupe d’enfants qui se préparaient au baptême, emmené par le père Ambroise, allait passer quelques jours dans la communauté de St Georges Motel, à quelques encablures de là où nous habitions tous. Ambroise m’avait sollicitée pour ce week-end, et une fois de plus je râlais, car vivant seule avec mes deux enfants, les engagements n’allaient pas jusqu’au week-end !

Mais résiste t-on à la bienveillance ? Alors non seulement, il s’agissait d’assurer toutes les activités, – en dehors des parties de foot, heureusement, mais Ambroise me demanda en plus, puisque je participais à des formations charismatiques, d’assurer l’enseignement sur le Saint Esprit (comme si c’était une exclusivité de ces groupes, mais il faut bien reconnaître qu’ils aiment à le fréquenter !)

Et là, rebelote, je râle, car je n’ai pas que ça à faire ! Alors à la réunion préparatoire, Ambroise répartit entre les enfants, suivant ce que chacun peut apporter, les denrées alimentaires nécessaires au week-end, et ceci comme d’habitude avec beaucoup de subtilités. Il restait quelques aliments, dont nous nous chargerions tous les deux. Et c’est en faisant les courses, au rayon des fromages que j’ai été poussée à prendre un gros paquet de gruyère râpé, ce qui n’était pas prévu dans les prérequis, drôle d’intuition.

Et là, des années après (oui, 20 ans déjà), je me revois encore parcourant les gondoles remplies de fromages et mue de façon empressée, à me saisir d’un gros paquet. Bien sûr, presque toutes les mamans ont déjà expérimenté ces impulsions qui vont s’avérer une belle occasion ! Mais là franchement, il me faut vous conter la suite.

Le premier soir du week-end, le père Ambroise envoie 2 garçons chez les sœurs pour cuire les pâtes, prévues au dîner. Nous n’avions que 2 petites plaques et nous étions bien 12 à table. Les jeunes partent avec leurs 2 paquets, et malgré le questionnement des sœurs sur la quantité nécessaire, reviennent avec un grand faitout de pâtes, rempli aux 2/3. La sauce aidant, il restera largement de quoi faire un second repas et c’est là que le fromage râpé a trouvé sa place inédite !

À notre dernier repas, je revois les jeunes se régalant des pâtes au gruyère que nous avions préparées. Et que c’était bon de voir le Bon Dieu à l’œuvre pour que notre joie soit parfaite. Quant à l’enseignement sur l’Esprit Saint, ils étaient tous très attentifs, mais il y en avait un qui grattait et grattait, c’était Ambroise !

L’alchimie de ces journées qui m’avaient bien bousculée dans mon emploi du temps bien serré, c’est ce souvenir inoubliable que j’ai plaisir à vous partager  ! Un moment d’ajustement de notre volonté à Sa volonté ! Un petit temps d’apprentissage pour d’autres missions comme celui d’écrire pour partager et témoigner de Lui…

Quoi de petites choses, pour des instants bien vivifiants, avec un pilote hors pair, qui vous mène là où vous ne le voudriez pas, mais qui donne de la joie, et que l’on appelle l’Esprit Saint, et enfin qui est bien avec l’ami Ambroise.

Un commentaire sur “Un sachet de râpé

  1. J’ai toujours pensé que « l’Esprit-Saint voit loin », et rien n’est trivial pour Lui- et Il sait répandre la joie, même la simple joie de se régaler d’un faitout de pâtes au gruyère râpé! Alléluia!

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