Histoires & témoignages

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Témoignage d’intercession !

Ces trois femmes revenaient de leur périple dans le nord de la France, sur les lieux des combats de la guerre de 14-18. Elles avaient été invitées par Fabienne et son mari (1) et quelques amis s’étaient joints pour entendre leur témoignage.

Le projet de venir d’Afrique du Sud pour intercéder en France sur les lieux des sanglants combats de la 1ère guerre mondiale, était venu d’une prophétie dans leur Église. Ces protestantes évangéliques s’étaient engagées et cela se traduisait par 10 jours pris sur leurs propres congés, le voyage aussi à leur charge, mais reçues en France par l’hospitalité évangélique, comme Fabienne (1) et son époux le faisait présentement.

Elles étaient sur le retour et le témoignage poignant de leur engagement, le voici. Elles ont été de cimetière en cimetière, datant de la guerre de 14-18, pour intercéder. C’était des démarches très éprouvantes. Et les émotions étaient tellement intenses qu’elles finirent par se décider, enfin, à arrêter. Elles ne pouvaient plus continuer. Alors le Seigneur insista pour qu’elles visitent un ultime et dernier lieu. Et elles s’y rendirent !

Quelle ne fut pas leur surprise de sentir, en ce lieu, une atmosphère apaisée ! Point de tourment ! Une atmosphère radicalement différente de celles qu’elles avaient vécues. Elles cherchèrent à comprendre et en consultant les archives des missions précédentes, découvrirent que ce cimetière avait été visité, juste l’année passée. En les amenant là, le Seigneur avait voulu leur faire ressentir les fruits de la précédente mission pour les édifier et les rassurer sur le sens de leur épreuve et la réalité des fruits, que leur engagement avait vraiment un impact dans le Ciel !

Ce n’était pas la 1ère fois que j’entendais des protestants évangéliques être appelés à prier ainsi pour la France. Ruth Heflin(2) avait fait un jeûne de 40 jours, dans les années 90, pour la conversion de la France, et plus récemment des chrétiens du pays de Galles étaient venus en délégation, prier et intercéder pour les soldats morts au combat, sur les plages du débarquement, en Normandie. Un car entier s’était déplacé pour cette mission, allant de plages en plages, sans oublier à chaque étape, la pause thé bien organisée et fraternelle !Les amis évangéliques de Lisieux avaient été leur guide.

Que penser alors de la tiédeur de notre société ? France qu’as-tu fait de ton baptême ? Je me risquerai à cette conclusion : nous avons été des insensés, voire des fous d’ignorer les évènements surnaturels qui s’expriment dans nos vies et dans la trace et la présence des saints sur notre terre de France. Ce sont des puits cachés de grâce et de guérison. Bien sûr, il y a le monde du malin, on ne l’évitera pas. Mais taire et cacher les forces du mal, c’est aussi se priver des signes de la présence de Dieu dans nos vies , et l’expression Sa Gloire !

(1) Fabienne que vous retrouverez dans le texte « vous êtes tombée du Ciel ». (2) Pasteure évangélique, Ruth Heflin a été particulièrement portée à parler de la Gloire et plusieurs livres ont été publiés sur ce sujet .

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Un sachet de râpé

Le petit groupe d’enfants qui se préparaient au baptême, emmené par le père Ambroise, allait passer quelques jours dans la communauté de St Georges Motel, à quelques encablures de là où nous habitions tous. Ambroise m’avait sollicitée pour ce week-end, et une fois de plus je râlais, car vivant seule avec mes deux enfants, les engagements n’allaient pas jusqu’au week-end !

Mais résiste t-on à la bienveillance ? Alors non seulement, il s’agissait d’assurer toutes les activités, – en dehors des parties de foot, heureusement, mais Ambroise me demanda en plus, puisque je participais à des formations charismatiques, d’assurer l’enseignement sur le Saint Esprit (comme si c’était une exclusivité de ces groupes, mais il faut bien reconnaître qu’ils aiment à le fréquenter !)

Et là, rebelote, je râle, car je n’ai pas que ça à faire ! Alors à la réunion préparatoire, Ambroise répartit entre les enfants, suivant ce que chacun peut apporter, les denrées alimentaires nécessaires au week-end, et ceci comme d’habitude avec beaucoup de subtilités. Il restait quelques aliments, dont nous nous chargerions tous les deux. Et c’est en faisant les courses, au rayon des fromages que j’ai été poussée à prendre un gros paquet de gruyère râpé, ce qui n’était pas prévu dans les prérequis, drôle d’intuition.

Et là, des années après (oui, 20 ans déjà), je me revois encore parcourant les gondoles remplies de fromages et mue de façon empressée, à me saisir d’un gros paquet. Bien sûr, presque toutes les mamans ont déjà expérimenté ces impulsions qui vont s’avérer une belle occasion ! Mais là franchement, il me faut vous conter la suite.

Le premier soir du week-end, le père Ambroise envoie 2 garçons chez les sœurs pour cuire les pâtes, prévues au dîner. Nous n’avions que 2 petites plaques et nous étions bien 12 à table. Les jeunes partent avec leurs 2 paquets, et malgré le questionnement des sœurs sur la quantité nécessaire, reviennent avec un grand faitout de pâtes, rempli aux 2/3. La sauce aidant, il restera largement de quoi faire un second repas et c’est là que le fromage râpé a trouvé sa place inédite !

À notre dernier repas, je revois les jeunes se régalant des pâtes au gruyère que nous avions préparées. Et que c’était bon de voir le Bon Dieu à l’œuvre pour que notre joie soit parfaite. Quant à l’enseignement sur l’Esprit Saint, ils étaient tous très attentifs, mais il y en avait un qui grattait et grattait, c’était Ambroise !

L’alchimie de ces journées qui m’avaient bien bousculée dans mon emploi du temps bien serré, c’est ce souvenir inoubliable que j’ai plaisir à vous partager  ! Un moment d’ajustement de notre volonté à Sa volonté ! Un petit temps d’apprentissage pour d’autres missions comme celui d’écrire pour partager et témoigner de Lui…

Quoi de petites choses, pour des instants bien vivifiants, avec un pilote hors pair, qui vous mène là où vous ne le voudriez pas, mais qui donne de la joie, et que l’on appelle l’Esprit Saint, et enfin qui est bien avec l’ami Ambroise.

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On en parle …

Des femmes dans l’église ?!!

Tant que le problème de la présence des femmes sera envisagé à partir de la situation existante, cela risque fort de tourner en rond, entre les interdits et le conformisme. S’autoriser à sortir du système peut ouvrir à d’autres réalités et donc d’autres solutions…

Dans La Croix du 24 juin, l’article de Pascal Wintzer (Mgr) évoque : « Le Seigneur a appelé et envoyé ses apôtres, partant les évêques qui leur succèdent. » La comparaison des postures est plus qu’aléatoire ! Avez-vous vu des évêques partir à travers le monde pour évangéliser (?) remplis du vin doux de l’Esprit de pentecôte (?) 2000 ans séparent les aînés, des actuels « descendants » et la société a sensiblement changé ! Les femmes élèvent seules leurs enfants, elles font des études (au même niveau que les hommes). Les femmes votent, vont sur internet et ont leur page facebook. Il ne s’agit pas de combler un manque (prêtres et pratiquants) mais de sortir de l’attitude centripète, où tout est ramené à la problématique de l’institution (et moi, et moi et moi) mais de prendre en compte et de soutenir la compétence centrifuge qui se doit d’arroser des terrains coupés de la relation au divin.

Pour être ajusté à ces réalités, nécessité est de s’appuyer sur la réalité externe à l’institution, sur les laïcs, sans discrimination pour les femmes, telle que nos sociétés d’aujourd’hui fonctionnent. Théologiquement, Jésus s’est incarné, alors pourquoi Son église se désincarne-t-elle en restant ancrée sur une réalité d’il y a 2000 ans ? Sa fidélité au Christ n’est-elle pas de s’incarner dans l’aujourd’hui ?

Il est flagrant que les 2 mois de confinement n’ont pas permis à l’église de France de se faire plus visible, à se demander si elle a pu profiter de ces 2 mois pour faire un bilan qui s’impose et aussi une remise en question (quoi une retraite…!)

Si j’écris, c’est qu’en tant que femme engagée dans mon église, mais sans reconnaissance officielle, je perçois que l’enfermement constaté (en auto-production) façonne des prisonniers et que nous, femmes, avons la liberté et même l’obligation de penser et d’agir et donc de porter secours à ces « prisonniers ».

Mme Anne Soupa a eu cette conviction en se portant candidate à Lyon, et c’est un chemin qui s’est ouvert !

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Un silence tranquille

En ce lundi de pentecôte, le projet était de me rendre à vélo dans cette abbaye où j’avais quelques relais. J’avais calculé mon parcours pour être à l’heure à la messe et le résultat était un retard de 3/4 d’heure ! J’avais mal dormi et je tempêtais en mon fort intérieur : Seigneur, tu aurais pu me guider et m’avertir, voir prendre la conduite des choses, comme tu sais le faire ! Ah non ! Ça ne collait pas ! Silence, en retour. Je me suis sentie abandonnée. Avais-je pris l’initiative sans lui demander et lui avais-je déplu, pour ce silence en réponse ? C’était pas top de louper ma 1ère messe, après plus de 2 mois de confinement. Mais étrangement, je me sentais aussi sereine : la communion ne serait pas encore distribuée et je pourrais y goûter : j’avais pu assister, chaque jour, à la messe sur internet avec « La Divine Volonté »(1) et ça avait déjà été bien nourrissant !

Quand je suis enfin arrivée, dans la belle église, tout était calme. Il n’y avait personne sauf le frère sacristain. En fait, c’était la messe de semaine et elle se donnait à midi : j’avais une demi heure d’avance ! Alors, j’ai compris le silence. En dehors de ma panique, il n’y avait pas à s’inquiéter. Je me suis offert une place bien en avant. Et au moment de la communion, surprise :

Cette famille amie était juste là, à côté. Ils n’avaient pas pu se rendre à la plage encore interdite d’accès et s’étaient orientés vers l’abbaye. Ils y étaient arrivés juste à temps pour la messe, sans trop l’avoir prévu. Et nous avons pu pique-niquer ensemble dans un très bel endroit, sorte de jardin à l’anglaise avec pelouse et pivoines, à l’ombre d’un bel arbre. Le Seigneur voulait nous réunir ainsi.. Et après avoir partagé aventures et expériences, je les ai quittés pour rejoindre le frère Georges (2) qui m’a ensuite permis de retrouver le père abbé, pour un entretien impromptu.

Le retour à 2 roues fut une expérience un peu inoubliable (3), après 2 mois de confinement ! Mais quelle journée ! Et puis, c’est aussi l’expérience de s’essayer à la volonté du Seigneur. Être dans le chemin qu’il a prévu avec ses belles surprises Et ne pas désespérer : Ses silences ne veulent pas signifier abandon, juste confiance ! C’est à un partenariat qu’ Il nous convie et c’est la rupture du lien avec lui, qui est l’origine de notre sentiment de solitude.

(1) Une célébration de la messe a été assurée par le prêtre Dominique Duten sur youtube pendant le confinement. (2) voir le texte, sur le blog : retour divin (3) 2 fois 30 km sans trop d’entraînement..

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lieu des martyrs

Lyon, septembre 2018. Le procès se tient demain1. Mon déplacement s’est programmé au dernier moment mais déjà la veille, le Seigneur avait déposé un signe (voir le texte « La gloire de Dieu »)

Dès mon arrivée, je me suis dirigée vers Fourvière pour saluer Notre Dame et contempler la ville. Et là, c’était une bonne entrée en matière. J’avais rendez-vous avec mon hôtesse dans le quartier de Saint Just, près de l’église Sainte Irénée, et je pouvais m’y rendre en marchant à pied en découvrant cette ville que je ne connaissais pas.

En descendant de Fourvière, je traversais le site gallo romain et c’est là qu’il s’est passé quelque chose : à la hauteur de la pelouse, devant le théâtre, j’ai été saisie par une odeur de fauve !

Dans ces cas-là, vous regardez autour de vous pour apercevoir, quoi un centre hippique, quoi un cirque avec des fauves. Mais rien en vue, et au centre de Lyon, cela avait un côté un peu exotique. C’est ma réflexion d’alors !

J’avais devant moi une grande étendue herbeuse, oblongue, beaucoup moins vastes que le Circo Massimo, à Rome, où s’étaient déroulés l’année passée, à la pentecôte, le rassemblement du Renouveau Charismatique2. Le rapprochement va se faire quand je vais évoquer avec mon hôtesse, cette expérience d’effluves.

Elle va m’indiquer que c’était là que les 1ers chrétiens ont été martyrisés et je pensais à Sainte Blandine. Je m’en souvenais car petite, j’avais étudié la vie des saints au cathé. Reste que dans les textes de références, il est évoqué un autre lieu, l’amphithéâtre des 3 Gaules. Je ne l’ai pas visité, mais je porte plus de crédit à mon expérience qu’aux écrits dont les origines sont un peu flous et puis comme à Rome, il a pu y avoir plusieurs endroits où des chrétiens ont été martyrisés.

Il reste que cette présence ne pouvait que me surprendre. Le Seigneur nous fait parfois ressentir des effluves de lys, de myrrhe et d’encens, mais là, de fauves, c’était surprenant. Je devais être là, devant ce lieu de martyrs, mais je n’ai pas imité la petite Thérèse qui au Colisée, à Rome, avec sa sœur Céline, avait été embrassé la terre qui avait reçu le sang des martyrs.

Puisque j’étais à Lyon pour le procès, je vous partagerai un autre petit miracle. L’agresseur de Léa n’avait pas reconnu sa responsabilité et les relevés d’empreintes n’avaient rien donné. Il restait la certitude des enquêteurs que cet homme était bien le responsable de l’agression, une parmi 4 autres, une cinquième devant être soumise à une autre cour d’Assise.

Pour une raison inconnue, en tout début de la 1ère après midi, l’agresseur a pris la parole et a reconnu que c’était bien lui pour Léa. Que le souvenir lui était revenu en prison, à la lecture de la déposition. Cette dénonciation était pour moi incroyable et miraculeuse. Léa allait pouvoir être entendue comme victime et ne pas sortir encore plus blessée, de son procès. Elle avait accepté d’entrer dans cette démarche éprouvante pour que d’autres femmes ne puissent pas être agressées, de nouveau, par cet homme.

Comment ne pas remercier le ciel pour ces cadeaux inattendus et tellement importants. Que ce soit cette messe du dimanche soir, avant le départ, que la traversée des vestiges gallo-romains ou même le miracle du procès. À travers ces effrois, je peux vous assurer de son incroyable présence : Il est vraiment là !

1 Voir texte « la Gloire de Dieu » 2 Voir le texte « Un signe s’il te plaît »

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Alerte, à la Vigne du Seigneur !

…Un maître de maison sortit de grand matin, afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne …..Matthieu 20,1-16

Le phénomène s’est fait visible lors de la sortie « des petites histoires du Vent ». Entre témoignages, relectures, sponsors et divers soutiens amicaux et techniques (1), les non-croyants étaient au rendez-vous ! Imaginez-vous, sur les 15 personnes qui ont participé de près ou de loin, à la réalisation et à la diffusion du livre, dix étaient réputées non-croyantes ! Les deux tiers, bigre !

Il m’était déjà arrivée de partir seule dans des projets, et de nous retrouver à 15 participants, à la fin des opérations. La particularité de cette fois-ci, c’est le foisonnement des aides venant de personnes pour qui Dieu n’était pas vraiment une connaissance, ni un intime ! Bon, les non-croyants sont aujourd’hui largement majoritaires dans le pays, mais tout-de-même, c’est surprenant ! Alors voici les dernières surprises agréables…

Le copain d’ Hugo (4), baptisé, mais non-croyant, s’est rendu à une réunion qui a pour but de créer du lien entre entrepreneurs, pour faire des affaires. Et donc, il croise une femme qui est dans la communication et qui, en même temps, pilote une radio chrétienne. Alors qu’il l’aborde, il pense à la mère de son pote Hugo, branchée, elle aussi, sur le Bon Dieu. Ce n’était pas prévu, mais il lui demande l’autorisation de nous mettre en contact. Et il m’en parla, et la rencontre a lieu. Elle se traduira par la radio-diffusion d’une vingtaine d’histoires, au moment précis du lancement du livre. Un  incroyable cadeau !

La seconde opération mémorable est l’inscription au salon des écrivains catholiques de Paris, vraie lettre de noblesse pour une jeune auteure, d’une édition de province. Lucie (2), me le propose, mais un parrainage est demandé. Résolument non-croyante, elle dénoue le problème, grâce à l’une de ses amies très pratiquante, qui, elle-même, est en lien avec une auteure adhérente de l’association. Pouvoir compter sur un tel soutien était vraiment un challenge, mais Dieu se débrouille pas mal pour trouver des chemins et réaliser ses desseins, et les affaires se font, malgré tous les obstacles, quand Il le décide.

Enfin, c’est un journaliste d’un quotidien régional que je rencontre et qui rédige un très bel article sur le livre. Et cet article montre combien, l’œuvre est accessible aux non-croyants ! Un indice pour une vraie mission qui se profile : aller vers ceux qui ont tourné le dos au mystère de Dieu ; témoigner des agissements secrets de Dieu, et ce qui est expérimenté par des chrétiens, en dehors des discours officiels !

Et puis, je suis une maman qui va vivre un moment inoubliable ! N’ayant pas de diffuseur pour le livre, je recherchais des adresses de libraires chrétiens. Je savais qu’Hugo, avait travaillé sur un contrat pour géolocaliser les lieux de vente. Il avait refusé de me transmettre les fichiers. Mais, c’est en pianotant sur internet, à la recherche de données que je suis tombée sur son travail. Très émouvant ! Je me trouvais là, en ce début de soirée d’hiver, devant le travail de mon fils Hugo  ! Fou, fou ! Internet n’a pas de secret pour le Seigneur et il passe à travers nous, sans distinction. Chacune de ces petites expériences me renforce dans l’acquiescement qu’Il est là, qu’Il veille et qu’Il comble ! Un discernement dans le mouvement, plutôt sympa !

Ce qui m’a donné envie de témoigner de ces étranges ouvriers du Royaume, c’est ce pincement de solitude, un soir de confinement. L’écho de ce petit blues, c’est Emma en Californie (3) qui l’a reçu. Nous avons pu échanger, elle, le matin, et moi, le soir, et mes nuages se sont dissipés. Notre relation avait fait l’objet d’événements, déjà bien improbables. Dans ce moment d’inconfort, j’ai retrouvé la joie. Je présume que le Seigneur avait envie de me faire goûter à la bienveillance d’Emma, pour ne pas avoir trouvé quelqu’un de plus proche géographiquement ou de plus disponible !

La question reste entière : pourquoi le Seigneur passe-t-Il par des non-croyants pour faire avancer Son œuvre ? Prépare-t-il les cœurs ? Et là, il s’agirait d’une autre affaire, celle qui concerne la liberté des hommes et la volonté de Dieu ! Ce que j’aime confirmer, c’est qu’Il se donne dans le mouvement, et que nous avons à repérer les signes de Son attention et de Sa tendresse pour nous, et aussi de découvrir quelle mission nous est dévolue.

(1) Excepté, bien sûr, le domaine spirituel (2) Lucile témoigne aussi dans l’histoire de « la Bouée » (3) Récit dans le texte « Rencontre avec Emma » (‘4) Hugo est mon fils.

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Hélène sur les remparts !


Ou les confidences d’Hélène


Dans ce bocage normand, Hélène avait découvert le renouveau charismatique, dans ses tout débuts. Elle aimait évoquer les assemblées d’Ars, où le Seigneur avait prodigué des miracles. Elle aimait aussi témoigner de son chemin de foi, de ses combats, de son espérance en ces jours qui se rapprochaient de sa rencontre avec le Seigneur, et de sa mission de veille sur les remparts, quelle que soit le temps, la chaleur, les bourrasques, les pluies diluviennes…

Pour elle, dans cette sagesse des derniers temps, l’important était de veiller : le monde est dur, y compris pour les aînées, et un jour qu’elle se désespérait du trop-plein de persécutions, par une personne proche, elle a reçu cette locution d’un ton fort du Seigneur  :

« mais dit donc, Je suis mort pour elle, moi ! Et toi, qu’est ce que tu fais ? »

Cette motion a chamboulé Hélène, comme un aiguillon, dans sa foi, dans les moments où le navire tangue un peu trop fort ! « Ça a changé ma vie. C’était tellement inattendu, et avec une forte tonalité, me confie-t-elle ! C’est une grâce que j’ai reçue et qui m’empêche d’avoir peur, d’attaquer et de vouloir du mal. Je bénis maintenant et je peux aller jusqu’au bout car le Seigneur est là, bien présent. Et bénir, c’est vouloir du bien ! »

Et elle trouve sa place dans ma recherche : Jésus nous parle rarement directement et je lui ai proposé d’en témoigner. Et Hélène s’en est réjouïe. Nos appels sont souvent à prier pour la guérison, pour des miracles, pour le retour du Christ, mais au menu, il y a aussi celui de prier les uns pour les autres, et particulièrement de prier pour les personnes qui nous persécutent :

Et moi, je vous dis : aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent(1).

Je lui avais partagé que dans la bénédiction, nous mettons Jésus entre nous et la personne (2). On est ainsi moins seul et le bénéfice, c’est de cesser de mouronner sur notre blessure, nos incompréhensions et notre souffrance, face au mal qui nous saisit. Et pour vous y aider, vous pouvez prendre autorité : ‘au nom de Jésus’ (3) Car Jésus est là, et en s’interposant, il se fait présent au monde, et la souffrance prend alors du sens : avec un peu plus de Lui, ‘ici et maintenant’. (4)
Rendre Jésus, un peu plus présent au monde, est une bénédiction pour ceux qui veillent sur les remparts !

(1) Matthieu 5, 43-44 et Luc 6,27-28. (2) Voir le texte « Réconciliation avec soi-même » du livre « les petites histoires du Vent ». (3) Voir aussi le texte « Le petit Jean ». (4) Voir le texte du blog, « bénis-là »

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Dernière messe à Notre Dame, avant le départ.

C’est un des moments forts, un joyau de mon souvenir avec Maman que je vous partage. Elle devait partir pour le sud de la France, et compte tenu de la progression de sa maladie, Noémi ma sœur avait organisé son séjour dans une maison de repos protestante. Maman y avait séjourné à la suite d’une chute qui l’avait immobilisée, et avait bien apprécié ce lieu d’accueil.

Johan, mon frère, avait prévu de l’emmener en voiture, un dimanche après midi et je suis venue la chercher ce matin-là, pour assister avec elle, une dernière fois, à la messe de Notre Dame.

Imaginez vous : Notre Dame de Paris, en ce début d’été 2005. La cathédrale était comble et recueillie. Le service était organisé par les fidèles, et sérieusement, pour endiguer le flot humain !

C’est au moment de la distribution de la communion que le petit événement s’est passé : j’ai ressenti l’envie d’aller communier à un vieux prêtre. Mais nous n’étions pas dans la bonne la file. Je ne comprenais pas ce qui m’attirait ainsi vers lui : mais Maman elle, sans que je lui en ai parlé, s’est dirigée tout droit vers lui, traversant le bel espace devant l’autel, au mépris de toute organisation !

Je l’ai suivie benoîtement car qui peut contrarier une personne désorientée, sans risquer de faire face à une agitation incontrôlée ? Et nous avons pu communier toutes les deux, à ce vieil homme !

L’intrigue pour moi restait intacte : pourquoi avions-nous eu ce désir, et merci à Maman d’avoir été jusqu’au bout, tranquillement ! Je me décidais à la fin de la messe, à demander à rencontrer cet homme et ce n’était pas évident, mais Notre Dame était notre ancienne paroisse(1), et j’en ai eu le courage.

Il est venu, interrogatif sur le sujet de notre demande et je l’ai rapidement mis au courant du voyage de Maman, départ qui s’avérera définitif. Nous avons alors évoqué le père Steinmann (2) et Maman a précisé qu’elle avait participé à ses conférences. Le prêtre ému nous confia, qu’alors jeune prêtre à Notre Dame, il l’avait bien connu. Il nous a partagé la dernière parole qu’il avait reçue de lui, avant le départ de Pétra (3), évoquant l’ouverture de Vatican II, « qu’est-ce qui va sortir de bon de tout ça ? »

Notre Dame de Paris, dite la Vierge du Pilier

Alors Maman reçut sa bénédiction, le prêtre évoquant son départ comme un pèlerinage . Nous étions comblées. Après un rapide déjeuner, en compagnie de la fidèle Yvonne, elle est partie en voiture avec mon frère Johan.

L’esprit Saint peut déposer des motions dans nos cœurs. A nous de les ressentir et de le laisser nous guider sûrement. Il prend soin. Peut-être que la rencontre était pour ce prêtre, car sa spontanéité, m’avait beaucoup surprise, comme si il pensait encore à Steinmann….

Signe du Seigneur ? lors d’une retransmission de KTO, je regardais étonnée dans le chœur de Notre Dame, un vieil homme solitaire, prêtre, au pied du pilier, pas très loin de la statue de la Vierge à l’enfant, écoutant l’oratorio, chanté par la maîtrise de Notre Dame pour fêter ses 90 ans . Était-ce lui ? Ce vieil homme solitaire… J’aime à le penser, les dates concordent mais le sentiment qui m’a submergé alors, c’est la tristesse : dans cette cathédrale aux somptueux bouquets, pas un enfant pour lui offrir des fleurs. Dans cette solitude visible, la maîtrise était restée derrière, dans le fond du chœur. Pourquoi ne l’a-t-elle pas entouré ? Oh que tout cela était bien triste !

(1) Notre Dame était alors paroisse, Maman s’y est mariée. J’y ai fait ma 1ère communion et ma confirmation. Elle devenue une basilique (2) Steinmann était abbé de Notre Dame depuis plus de 15 ans : c’était un homme remarquable.(3) Plusieurs récits font référence à Pétra,où en 1963, le groupe de Notre Dame animé par Steinmann, a disparu dans l’oued en cru.

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Petit psaume 10 d’aujourd’hui. Être lié à toi !

Ô Seigneur, je t’aime !
Tu es le Très-Haut,
le très aimé.
Tu es pour nous le projet
d’être le plus grand des patriarches,
et tu veilles sur notre destinée.

Ô mon Seigneur !
Que la lumière irrigue l’amour de ta relation.
Que ta demeure soit toujours celle
que tu imagines dans l’univers de nos pensées.
Sois le plus grand de l’adoration,
qui est notre lot quotidien.

Ô mon Seigneur !
Tu es,
et je te suis,
dans toute la solitude
de cet amour.

Ô grâce, Ô bonheur d’être ton enfant!
Montre en nous l’absolue nécessité,
d’être lié à toi,
d’être à ta dévotion,
de prendre part au repas des grands.

Je t’aime, ô mon Seigneur !
Et la confiance que tu me donnes,
en recevant ces textes,
irrigue l’univers cahotique de ma soif !

Ô mon Seigneur !
Que tu sois le jour du plaisir,
que le sens est dur pour moi,
et que la joie est grande,
de te recevoir ainsi.

Ô merci mon Seigneur !
d’être ce réceptacle,
de ta pensée et de ton désir.
Je t’aime.
Alléluia, ô Seigneur !
Chanter, ô Seigneur !

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Les petits cadeaux au pied du sapin

Ne pas oublier de les ouvrir !

Lors de ma rencontre avec cette responsable de radio chrétienne, l’histoire des cadeaux au pied du sapin, que le Seigneur avait déposés pour nous, Ses enfants, est venu illustrer mes propos .

C’était à Gagnières(1), il y a plus de 10 ans, lors d’une soirée de prière, j’ai eu la vision que le Seigneur nous déposait des cadeaux au pied du sapin et que nous avions à les ouvrir. Cette référence un peu païenne, m’avait surprise et jusque-là, peu propice à un témoignage, sauf que le Seigneur ne donne pas impunément.

J’avais donc eu un long entretien avec cette personne, journaliste catholique, et nous avions abordé différents sujets (évangélisation, témoignages, réforme de l’église et présence des femmes). Je rentrais à la maison avec un vol de mouches noires, dans la tête. J’y étais accoutumée. Mon investissement et mon exigence matchaient bien, et le bilan s’affichait en remarques négatives qui me bombardaient. Le combat était là. Je pouvais bien sûr m’arrêter, prier et remettre au Seigneur ce qui me bousculait.

Une autre invitation s’est présentée et je me suis sentie poussée à m’arrêter dans un de ces magasins, où se trouvent toutes sortes d’objets intéressants, particulièrement pour les petits. Je peux ainsi fournir à ma fille des objets utiles aux apprentissages de ses maternelles, et c’est très sympa de la dépanner ainsi.

Depuis quelque temps lors de mes promenades en vélo, j’étais horrifiée de découvrir sur les bas côtés des routes, les détritus de la consommation, bouteilles et cannettes, comme si la terre pouvait, telle une poubelle, absorber des dégoûtantes attitudes. En plus de la détestation visuelle, je m’imaginais ces détritus arriver, au cours des orages, dans les ruisseaux, les fleuves et enfin dans la mer pour nourrir les poissons que nous allions manger et donner à manger à nos enfants ! A vélo, cela me met dans des idées un peu noires que cette « terre que le Seigneur nous a donnée en partage avec la faune et la Flore,(2 )» soit ainsi souillée par des sauvages, modernes, et leurs bolides irresponsables.

J’avais déjà eu l’occasion de m’arrêter, munie de gants et d’un sac poubelle pour récolter ces choses à terre. Plaisir de se sentir citoyenne de la terre, mais ma ballade devenait une dentelle d’arrêts, pas très sportive.

L’idée « exutoire » m’est venue d’exploiter ces objets délaissés, en les exposant au bout d’un petit bâton de bambou, en une sorte de musée à ciel ouvert, et en un message subliminal aux pollueurs, comme si les fleurs étaient remplacées, aujourd’hui, par cette peste brune des déchets humains.

Et dans l’autorisation que je me donnais à mon retour de réunion, je découvrais dans mon magasin de vrac, oh surprise, ces tiges fines de bambou dont j’avais rêvées 2 ou 3 semaines auparavant. Ouah ! Quel cadeau ! Quelques sorties à vélo vont être émaillées d’arrêts pittoresques, pour créer sur le bord des routes, des bouquets de bouteilles et canettes, en tous genres.

Mais un deuxième cadeau m’attendait pour confirmer l’importance que le Seigneur avait accordé à mon rendez-vous, ou plutôt la joie qu’il en avait ressentie. Je remarquais des paquets de sets de carton ondulé, de jolies couleurs, rouges et bleues. Ils étaient prévus pour les découpages des enfants, mais en arrivant à la maison, je constatais qu’ils étaient juste de la taille de mon livre, et que j’allais pouvoir le présenter joliment, opération très raffinée, et joie de mettre en valeur, ce précieux ouvrage ! C’était sans compter que 2 jours auparavant, j’avais capté à la radio, qu’utiliser du carton ondulé en lieu et place des plastiques à bulles, était écolo-responsable. Le teasing était récent et m’avait comblée : être ainsi en concordance avec le projet du Bon Dieu, « pour que votre joie soit parfaite ! »

Enfin dernière surprise : la rencontre d’un frère de l’église qui me raconta son escapade en vélo pendant 2 mois, en Europe.

Quand je suis rentrée à la maison, tous ces « hasards » m’avaient remonté le moral. Bien sûr ce n’est pas de la haute théologie, mais c’était tellement délicieux, ces fruits d’intimité ! Le partage avec le Seigneur agit à tous les niveaux, y compris dans le petit quotidien. Il nous connaît, connaît nos failles et sait comment nous soutenir et nous encourager. Il réserve à Ses enfants, de vrais cadeaux de Noël !

(1) Le Centre chrétien de Gagnières se trouve dans le Gard. (2) extrait d’un texte reçu il y a quelques temps

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Les secrets du Roi

Mon amie Nicole avec qui j’avais été en Terre Sainte, à deux reprises, m’avait confié que « le secret du Roi » ne devait pas être révélé. Le terme était abscons, son sens un peu vague et mystérieux. À la sortie de mes premiers écrits, nous avions eu un échange houleux : il m’a semblé qu’il devait y avoir quelques secrets révélés…

C’est ce sujet que j’évoquais avec Léonie, dans la voiture qui nous emmenait vers le monastère où nous devions assister à la messe, un dimanche de février (1). Le vent soufflait encore violemment sur les vastes espaces de terres sans culture, mais la tempête s’éloignait. Léonie n’avait pas de réponse biblique en tête, sur l’origine de cet interdit.

La messe était célébrée avec un profond sens du sacré, entre latin et grégorien, sans effet traditionnel. Elle était introduite par un mot d’accueil du père abbé, mot plein de douceur et de bonté. L’assemblée se trouvait plongée dans un silence, un peu mystérieux, dans un rituel lent et plein de beauté.

Il était prévu que je me rende à la librairie, après la célébration pour observer ce qui se passait autour de mon premier livre de témoignages, alors en dépôt (2). Sur une soudaine inspiration, je questionnais le frère libraire, sur cette expression.
Et il avait la réponse. Il me parla de l’ancien testament, prit une Bible et en quelques pages, m’indiqua la citation, dans le livre de Tobit :

Alors Raphaël les prit tous les deux à part et leur dit :
« Bénissez Dieu et célébrez-le devant tous les vivants
pour ce qu’il a fait pour vous !
Il est bon de bénir et de chanter son Nom.
Faites connaître à tous les hommes les actions de Dieu
comme elles le méritent.
Ne soyez pas lents à le célébrer.
Il est bon de tenir caché le secret du Roi,
mais les œuvres de Dieu, il faut les célébrer et les révéler.
Célébrez-les comme elles le méritent.(3)


Cette réponse m’émerveilla. Se savoir dans le projet de célébrer les œuvres de Dieu, même si, et d’autant plus qu’elles se situaient dans la vie quotidienne de nos jours bien ordinaires ! Cela me procurait un sentiment de soulagement et de jubilation. Le couvercle était levé. Je n’étais pas en dehors des clous. Il y avait bien à témoigner de ces choses merveilleuses que le Seigneur déposait discrètement dans nos vies. Le témoignage permettait d’initier à sa présence, de se laisser réjouir et partager Sa joie, apprendre à le sentir, apprendre à bouger avec Lui. Et ce qui m’est apparu et dont j’ai eu la conviction, c’est qu’Il se trouvait dans le mouvement (4) !

Pour me conforter, le Seigneur m’a donné cet exemple : Jésus est le chemin, la vérité et la vie (5) ! Il est la porte. Et avez-vous déjà vu quelqu’un prendre la porte, installé tranquillement dans son fauteuil (6) ? Image éloquente, voire provocante !

Le secret du Roi, ce que j’en comprends, vise à notre édification. J’ai longtemps gardé pour moi la prière du Précieux Sang qu’Il m’avait enseigné, ma prière quotidienne. Je l’évoque maintenant parce que d’autres formes se partagent. C’était mon secret et je ne me sentais pas l’autorisation de le partager.

Le témoignage est au cœur de mon engagement aujourd’hui, comme si je Lui remettais ce qu’Il m’avait donné et dans ce mouvement avec Lui, j’avance vers ce que je ressens comme « l’eau vive »(7) ! Et je vous invite à vous y essayer !

Je veux remercier ici les personnes qui ont partagé leur secret, leur cadeau du Seigneur et qui apparaissent sous un pseudonyme et particulièrement les personnes non croyantes. Oui la plupart des témoignages formidables dans « les petites histoires du Vent » sont issus d’expériences de personnes qui n’ont pas encore rencontré Dieu ! Eh oui ! Incroyablement, le Seigneur leur est présent ! Le Royaume est vraiment ici et maintenant !

(1) À l’abbaye de Notre Dame du Bec Hellouin (2) « Les petites histoires du Vent » de Aude Chapat aux Éditions Amalthée (3) en Tobit 12,6-7 (4) j’en ai eu la confirmation par les enseignements sur la Divine Volonté de Dominique Duten, prêtre (5) Jean 14,6 (6) en dehors bien évidemment des personnes handicapées qui sont en fauteuil roulant (7)  » L’eau vive » que Jésus évoque au puits de Jacob, à la Samaritaine

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Vous êtes tombée du ciel !


Sans se faire mal, ou comment le Seigneur nous guide lorsqu’il a besoin de nous : des moments trop rares !

En ce temps des vacances d’été, le camp de Gagnières (1) était à mon programme. Ce lieu chrétien, au bord des Cévennes, nous accueillait le samedi suivant, pour une nouvelle session du mouvement « Paris Tout Est Possible », dans l’unité des chrétiens. J’avais prévu de m’y rendre avec Fabienne mais un obstacle se présentait : nous hésitions sur le jour du départ. Vu les kilomètres à parcourir, un petit temps de repos avant la session s’imposait, mais Fabienne devait voir son mari avant de partir. Il était alors en déplacement.

Moment de flottement. Mais lorsque j’ai reçu cette motion intérieure qu’il fallait partir jeudi, la ligne de conduite s’est imposée. Cela apaise bien. Cet instant précis reste marqué dans ma mémoire et je me vois encore au croisement, à la sortie de la pharmacie du Centre ville où ça s’est passé.

J’ai recontacté Fabienne, mais ça n’était pas possible pour elle, trop tôt. Elle prend alors l’option de descendre en train, le samedi suivant. Sûr qu’à moins d’être vraiment dans le Seigneur, une pareille situation aurait bien été un sujet de brouille entre amies !

Cela étant, je lui ai embarqué quelques affaires pour la soulager dans son périple en train et me voilà lancée dans la descente en voiture. Je suis arrivée à la nuit tombée, mais peu importe. Ce que j’ai remarqué tout de suite, m’a confortée dans ma décision : il y avait un manque sensible de bénévoles pour accueillir les arrivants. Le malin avait joué la division dans l’unité et bon nombre de bénévoles avaient déserté. La session devait rassembler environ 600 personnes, et les petites mains étaient bienvenues, pour mettre sous enveloppe les badges et autres documents, accueillir les arrivants et décoincer la nouvelle application qui venait juste d’être installée, et qui boguait et sur laquelle, ô miracle, j’avais travaillé au bureau.

C’est ainsi que le chef de camp me reçut avec cette phrase : « tu es tombée du Ciel ». C’était un peu sympa et ô combien joyeux, car tout se mettait en musique pour que les événements se passent bien. Cette phrase, il la renouvellera à chaque rencontre, avec beaucoup de joie ! Que désirer de plus ?

Et pour que la joie soit parfaite, les frais que je devais partager avec Fabienne ont été compensés par les repas pris en charge pour les bénévoles, et même avec une petite gratification !

Une petite ombre au tableau, cependant, un regret. Le dernier soir, lorsque les bénévoles ont été appelés pour être remerciés, et applaudis par les participants de la convention, Olivier en passant m’a invitée à les rejoindre et j’ai refusé : trace de fausse humilité ! C’était le Seigneur qu’il fallait surtout honorer ! Ça aurait pu être l’occasion de témoigner de cette aide du Seigneur à la Convention, de Son encouragement. Mais la joie dont je me suis privée, que je n’ai pas reçue sur l’estrade, je l’ai ressentie en rédigeant ce texte pour témoigner. La joie est revenue.

Pour me recaler sur le déroulement des événements, j’ai consulté les petites notes du journal de mes affaires avec le Bon Dieu. En ouvrant le cahier, j’ai ouvert sur la page que j’avais rédigée, un certain samedi 19 août 2006. Que dire de plus ? Je l’ai pris comme un signe d’encouragement. Il voulait confirmer le témoignage, pour que notre confiance en lui soit parfaite.

Aux sessions suivantes, c’est avec beaucoup de joie que j’ai recroisé Jean Louis et son fidèle acolyte Olivier : cette expérience, en même temps originale et pleine de la tendresse du Seigneur, montrait combien Il pourvoit.

Voilà pas facile de lâcher prise ! Il nous laisse expérimenter pour mieux capter Sa volonté. C’est comme une langue que nous avons à apprendre, syntaxe, accent et vocabulaire. Mais quand il a réellement besoin de nous, là, sans ambiguïté, il nous emmène  ! Expérimenter est vraiment le point de départ.

(1) Gagnières est un centre de rencontres chrétiennes dans l’Unité, situé dans le Var. Il a été fondé par Thomas Roberts et des membres de la communauté protestante. Il y installa la tente de l’Unité qui sera prêtée, dans ses débuts , à la communauté du Chemin Neuf. Voir aussi le texte « un nuage vagabond » dans le livre « les petites histoires du Vent »

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petit psaume 9 d’aujourd’hui, l’attente





Je suis là Seigneur,
pour t’écouter, pour t’entendre.

Ô mon Seigneur,
Toi qui veux que la vie soit avec Toi sur la terre,
Toi qui souhaites être au cœur de nos vies,
prends pitié de nous.

Tu es le seul à nous regarder avec tendresse,
Tu es le seul à nous voir avec amour,
Tu es le seul à nous entendre,
dans l’acceptation de nos différences.
Tu es le seul à comprendre les différences
qui sont les nôtres, qui sont les autres.

Prends pitié de nous,
car Toi seul es Saint,
Toi seul es le Très-Haut !

Ronge mon frein, ô mon Seigneur !
J’attends avec impatience que tu me dises
ce que sera pour toi, le plus important :

Le retour de Christ Jésus parmi nous,
et son acceptation dans nos cœurs ?

Regarde le peuple qui t’attend.
Regarde les souffrances qui arrivent à nous transpercer.
Regarde l’espoir que tu places en nos cœur :
nous sommes là et nous t’attendons.

Prends pitié de nous,
Toi seul es saint,
Toi seul es Seigneur,
Toi seul est le Très-Haut, parmi tous !

En attendant que la porte s’ouvre !
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Bénis-là !

Nous sommes en 1997. J’avais retrouvé le Seigneur en plein divorce, 2 ans auparavant, et cela avait chamboulé ma vie. En à peine 3 semaines, les 2 sœurs de ma grand-mère, vont s’éteindre. De la génération de la guerre de 14, elles ont été baptisées à l’âge adulte, mais ne se sont jamais mariées . Chacune était oblate et rattachées à une congrégation. Des femmes de foi.

Sans être sollicitée, j’avais rendu une dernière visite à Étiennette. Elle m’a touchée par sa compassion pour ma petite famille. Et m’a assurée de sa prière. Et j’en avais bien besoin dans la tourmente du divorce. Peu de temps après, elle va s’éteindre à son tour et rejoindre son Seigneur !

C’est au moment des funérailles, dans cette petite île du golfe du Morbihan, qu’il s’est passé quelque chose que je veux vous partager. La famille était réunie avec neveux et nièces, petits neveux et petites nièces dans l’église, et Maman s’est assise à côté de moi. Je n’avais pas encore fait le chemin qui va me mener à la réconciliation(1). Elle chantait fort et en décalage. Et je me demandais en maugréant, pourquoi elle était venue s’asseoir juste-là, à coté de moi ! C’était insupportable !

C’est alors qu’est descendue dans mon cœur, cette motion : « bénis-là ! »

Quoi un ordre ! Comment ! moi, je demanderais au Seigneur de la bénir ? J’étais heurtée dans mes convictions profondes de respect vis-à-vis du Très Haut : ça ne se fait pas de lui donner un ordre, enfin ! Et doucement l’autorisation est arrivée dans mon cœur : oui, je pouvais demander au Seigneur de la bénir et c’est ce que j’ai fait, du bout des lèvres de mon cœur : bénis-là ! À ce moment précis, j’ai senti l’apaisement. Je ne pourrais pas vous dire si elle chantait mieux, ou en rythme, mais ce que je peux vous affirmer, c’est que moi, je me sentais complètement bien !

Dans ma jeune pratique d’alors, il n’était guère question de demander la bénédiction du Seigneur pour quelqu’un et pourtant que de grâces, de transférer ainsi au Seigneur, le poids que l’on ne peut pas porter seule ! Quelle arme de paix ! 3 ans plus tard, je vais vivre une vraie guérison de ma relation avec Maman, une guérison miraculeuse : encore le fruit de la prière d’Étiennette ?

Ce souvenir est resté très présent, d’autant plus que pour participer aux funérailles, et pour ce « bénis-là », j’avais parcouru près de 1000 km en voiture, ce qui rendait cette motion intérieure, très, très précieuse ! Si ce sont les fruits de la promesse d’Étiennette de prier pour moi et ma petite famille, ce qui est aussi sûr, c’est que le Bon Dieu était bien dans l’affaire et qu’il a déposé sa paix dans mon cœur ! Et pas que des mots ! Et il se pourrait qu’Il soit fou de joie qu’on le sollicite !

(1) merveilleuse expérience, évoquée dans le texte « la réconciliation » du livre « les petites histoires du Vent ».

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un merveilleux consolateur

Le Seigneur s’exprime parfois par des visions. Le Seigneur guérit par les blessures de Jésus. Il guérit aussi par nos blessures(1).

Fin octobre 2014
Ce qui va se passer dans ce récit se déroule dans ce petit pays d’Auvergne, objet d’évènements spirituels, à plusieurs reprises (2). Nous terminions une retraite d’une semaine, avec le partage de grâces reçues. Et c’est dans un temps de louange, au moment de la conclusion, que j’ai été poussée mystérieusement à poser la main sur l’épaule de Jean-François, qui était assis, penché, à côté de moi. Et que j’ai été saisie par cette vision :

Je voyais un petit garçon en culotte courte, pelotonné dans les bras du Seigneur, à la hauteur de Sa poitrine, au niveau de Son cœur ! J’ai vu ensuite le petit garçon debout à côté de Jésus. Il le guérissait rapidement, avec un petit signe sur le front. Et Jésus me le remettait. Et alors, je le remettais à Jean-François. Il a repris sa place en Jean-François.

J’ai attendu le temps des au revoir , pour lui partager cette expérience inouïe, et je lui ai dit :

  • le petit garçon avait 4-5-6 ans.
  • Jean François m’a dit : exactement 5 ans. C’est l’âge que j’avais quand papa est mort. Il était militaire et souvent absent. Et c’est moi qui ensuite relevais Maman quand elle gisait, ivre, par terre ! Et je n’ai plus cru en Dieu, à partir de ce moment-là. Et ça, pendant très longtemps, jusqu’à ce que je rencontre une personne, qui m’a réconcilié avec lui.
  • Jean François,  le Père t’a pris dans Ses bras et Jésus a guéri le petit garçon !

Jean-François a été chamboulé par cette touche du Seigneur ! Il a repris une vie saine, et à la suite de cette guérison, il va bien. Nous avons vécu un moment intense ensemble, en nous serrant dans les bras. Et tous les deux de partager ce que les autres ne peuvent pas comprendre, avoir perdu son papa, très jeune !

La vision spirituelle avait bien un lien direct avec le réel. c’était le temps de la guérison, car le Seigneur guérit encore aujourd’hui, mais il a besoin de ses serviteurs pour que cela s’incarne dans le monde ! Et mieux encore : il a besoin de ses amis (3). Et on peut ainsi s’exclamer : c’était un jour où le ciel a touché la terre !

(1) Je partage avec Jean-François l’expérience d’avoir perdu mon papa au même âge. (2) Expériences que vous pourrez trouver dans le livre « les petites histoires du Vent » de Aude Chapat, aux éditions Amalthée. (3) Texte donné ce jour, en Jean 15,15-16. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur reste dans l’ignorance de ce que fait son maître : je vous appelle amis, parce que tout ce que j’ai entendu auprès de mon père, je vous l’ai fait connaître. Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et institués pour que vous alliez, que vous portiez du fruit et que votre fruit demeure : si bien que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l’accordera.

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Le Consolateur

Goûter à la consolation.

La nouvelle a été transmise par KTO ; le prêtre accompagnateur de Marthe Robin, avec qui elle avait lancé les Foyers de Charité, s’est révélé être un pédocriminel. Cette annonce m’a anéantie. Je devais suivre une rencontre sur zoom et j’ai tout arrêté. Je n’en pouvais plus. Après Jean Vannier, il y a tout juste quelques semaines, ce dernier coup m’a abattue.

C’était une sorte d’effondrement que je vivais… Ne plus penser à rien, essayer de vaquer à de petites occupations. Crier et pleurer non pas à moi, mais au Seigneur ! Je l’avais vu, Lui, essuyant ses larmes, à Ambilly, l’été dernier(1). J’avais sangloté à Gagnières, auprès d’un homme de 60 ans en dépression, abusé par un prêtre, dans son enfance(2). Peut être qu’avoir vu 2 évêques en Cours d’Assise, interrogés pour avoir ignoré les exactions d’un prêtre pédophile de leur diocèse, m’avait déjà interpellée, il y a déjà 15 ans de cela. Peut-être était-ce parce que j’avais vécu cette destruction, petite fille, que j’avais à en ressentir l’effroi ?

Ces petites filles abusées par Finet, avaient toutes reçues le sacrement du baptême puisqu’elles se confessaient. Y toucher était de l’ordre de la transgression du sacré : Seul le malin pouvait agir ainsi ! Sacrifier ainsi des enfants du Roi des Rois, prêtres, prophètes et roi, de par leur baptême, ressemblait aux pratiques de Baal !

C’est le cléricalisme dénoncé par le pape François qui est bien en cause : aduler des hommes qui se sont engagés au service de Dieu, est une hérésie. Comment le secret de ces agissements a-t-il pu être gardé aussi longtemps ? Il n’y a plus de grand prêtre au Temple. Il y a des hommes, des femmes qui sont le temple de l’Esprit Saint. Jésus a changé l’ordre des choses.

Alors est arrivé le temps de la consolation pour moi. Depuis le début du confinement, je m’étais engagée à intercéder pour des personnes souffrantes, et un vif désir s’est porté sur cette louange assez difficile, un vieux chant du Renouveau : « Torrent d’amour ». Je souhaitais retrouver l’air pour m’ajuster au bon ton, au bon rythme, mais déjà le chanter me transportait de joie. C’est ainsi que par le miracle des algorithmes de YouTube, j’ai vu une vidéo s’imposer bizarrement et très rapidement, j’ai repéré les tonalités. Incroyable, c’était lui ! L’enregistrement venait de Russie(3) : quelle joie ! Écouter la mélodie ainsi ! Le moral est remonté d’un coup, et j’ai senti la consolation, et j’ai remercié le Seigneur. L’effet a été immédiat.

seringuas du jardin en mémoire des jeunes filles !

Et pour que la joie soit parfaite, après l’ouïe, la vue. Le lendemain, prenant mon petit déjeuner au soleil, dans le jardin, mon regard a été « attiré » vers une petite couleur mauve dans le feuillage, au pied du seringuas. En regardant bien, j’ai aperçu des clochettes, celles d’une jacinthe sauvage. Je dois vous confier que cela fait des années que j’essaie d’en installer dans le jardin, éprise des tapis de couleur mauve sur le fond vert tendre, des herbes de printemps. Ça y était, la petite fleur s’était implantée, isolée, mais bien réelle !

Si pour vous ce sont de simples coïncidences, alors pourquoi ce désir qui a mûri si longuement pour ces choses. C’est l’alchimie du Seigneur, pour que notre joie soit parfaite (4). Et l’Esprit Saint nous parle, en passant par nos sens, l’ouïe, puis la vue, et aussi notre volonté ajustée à Sa volonté. Et comme il m’avait été révélé à Gagnières, il y a des cadeaux de Noël, au pied du sapin, qui attendent les « petits enfants ».

(1) voir le texte « émotion d’Abba » sur le blog (2) Voir le chapitre « Étranges sanglots » livre Les petites histoires du Vent p99 (3) Interprétation de « Oh, The deep love of Jésus » par Simon Khorolskiy (4) Voir le texte de ce jour en Jean 15,7-8.

petit psaume 11 d’aujourd’hui, Non recommandé aux tièdes !

    - Ô mon Seigneur !
    mon doux Seigneur,
        je t'aime,
    et je te considère  
        comme mon Père,
    Éternel et passionnant.

Prends le temps de m'expliquer,
ce que tu veux de moi et de ma vie.

        Regarde la joie 
    que tu mets dans mon cœur.
    Ô mon Seigneur bien aimé !
        Ne me lâche pas.
Regarde-moi œuvrer à ton amour, 
        à ta passion...
        à ta dérision, 
    lorsque l'humour est là

        Ô mon Seigneur !
    Soit mon bien aimé,
        mon amoureux.
        Que tu m'aimes,
    et que je te sois fidèle.

           Ô Seigneur !
        Je ne lâche plus,
        j'entre dans la Vie.

    Ô mon Seigneur bien aimé !
        Et Thérèse m'inspire,
          ou ton Esprit, 
       avec Marie, qui veille.

        Ô mon Seigneur !
    Donne-moi l'occasion de t'obéir,
    et d'accepter que tu sois
        au centre de ma vie,
            le pilote.

    À Dieu, mes besoins réels !
    Je m'abandonne à toi, Seigneur.
        Je renonce à lutter,
         Ô mon Seigneur !

Toujours, tu resteras à mon écoute, 
        et à ma veille.
    Sois remercié pour tout ça,
    et tout ce que tu donnes.
       Prends pitié de moi !