Histoires & témoignages

petit psaume 9 d’aujourd’hui, l’attente





Je suis là Seigneur,
pour t’écouter, pour t’entendre.

Ô mon Seigneur,
Toi qui veux que la vie soit avec Toi sur la terre,
Toi qui souhaites être au cœur de nos vies,
prends pitié de nous.

Tu es le seul à nous regarder avec tendresse,
Tu es le seul à nous voir avec amour,
Tu es le seul à nous entendre,
dans l’acceptation de nos différences.
Tu es le seul à comprendre les différences
qui sont les nôtres, qui sont les autres.

Prends pitié de nous,
car Toi seul es Saint,
Toi seul es le Très-Haut !

Ronge mon frein, ô mon Seigneur !
J’attends avec impatience que tu me dises
ce que sera pour toi, le plus important :

Le retour de Christ Jésus parmi nous,
et son acceptation dans nos cœurs ?

Regarde le peuple qui t’attend.
Regarde les souffrances qui arrivent à nous transpercer.
Regarde l’espoir que tu places en nos cœur :
nous sommes là et nous t’attendons.

Prends pitié de nous,
Toi seul es saint,
Toi seul es Seigneur,
Toi seul est le Très-Haut, parmi tous !

En attendant que la porte s’ouvre !

Bénis-là !

Nous sommes en 1997. J’avais retrouvé le Seigneur en plein divorce, 2 ans auparavant, et cela avait chamboulé ma vie. En à peine 3 semaines, les 2 sœurs de ma grand-mère, vont s’éteindre. De la génération de la guerre de 14, elles ont été baptisées à l’âge adulte, mais ne se sont jamais mariées . Chacune était oblate et rattachées à une congrégation. Des femmes de foi.

Sans être sollicitée, j’avais rendu une dernière visite à Étiennette. Elle m’a touchée par sa compassion pour ma petite famille. Et m’a assurée de sa prière. Et j’en avais bien besoin dans la tourmente du divorce. Peu de temps après, elle va s’éteindre à son tour et rejoindre son Seigneur !

C’est au moment des funérailles, dans cette petite île du golfe du Morbihan, qu’il s’est passé quelque chose que je veux vous partager. La famille était réunie avec neveux et nièces, petits neveux et petites nièces dans l’église, et Maman s’est assise à côté de moi. Je n’avais pas encore fait le chemin qui va me mener à la réconciliation(1). Elle chantait fort et en décalage. Et je me demandais en maugréant, pourquoi elle était venue s’asseoir juste-là, à coté de moi ! C’était insupportable !

C’est alors qu’est descendue dans mon cœur, cette motion : « bénis-là ! »

Quoi un ordre ! Comment ! moi, je demanderais au Seigneur de la bénir ? J’étais heurtée dans mes convictions profondes de respect vis-à-vis du Très Haut : ça ne se fait pas de lui donner un ordre, enfin ! Et doucement l’autorisation est arrivée dans mon cœur : oui, je pouvais demander au Seigneur de la bénir et c’est ce que j’ai fait, du bout des lèvres de mon cœur : bénis-là ! À ce moment précis, j’ai senti l’apaisement. Je ne pourrais pas vous dire si elle chantait mieux, ou en rythme, mais ce que je peux vous affirmer, c’est que moi, je me sentais complètement bien !

Dans ma jeune pratique d’alors, il n’était guère question de demander la bénédiction du Seigneur pour quelqu’un et pourtant que de grâces, de transférer ainsi au Seigneur, le poids que l’on ne peut pas porter seule ! Quelle arme de paix ! 3 ans plus tard, je vais vivre une vraie guérison de ma relation avec Maman, une guérison miraculeuse : encore le fruit de la prière d’Étiennette ?

Ce souvenir est resté très présent, d’autant plus que pour participer aux funérailles, et pour ce « bénis-là », j’avais parcouru près de 1000 km en voiture, ce qui rendait cette motion intérieure, très, très précieuse ! Si ce sont les fruits de la promesse d’Étiennette de prier pour moi et ma petite famille, ce qui est aussi sûr, c’est que le Bon Dieu était bien dans l’affaire et qu’il a déposé sa paix dans mon cœur ! Et pas que des mots ! Et il se pourrait qu’Il soit fou de joie qu’on le sollicite !

(1) merveilleuse expérience, évoquée dans le texte « la réconciliation » du livre « les petites histoires du Vent ».

petit psaume 8 d’aujourd’hui, pour goûter à ce qu’Il veut !

Ô mon seigneur !
Toi qui me voit,
dans toute ma réalité et mes convictions,
regarde aussi la difficulté d’être chrétienne,
dans ce monde athée.

Depuis longtemps,
il faut se battre contre les forces du mal.
Aujourd’hui comme avant,
il faut continuer à tempêter contre …
qui nous arrive de mal.

Aime-nous, Ô mon Seigneur !
Aime-moi,
comme moi je m’engage,
je me suis engagée à te respecter,
dans la conviction profonde
que tu es notre Dieu,
pour la vie, pour la mort.

Ô mon Seigneur !
Donne-moi ta force d’être toi,
d’être avec toi.
Regarde mon espérance et mes désirs.
Qu’ils soient pour toi et toi uniquement.

Oh ! Je t’aime, mon Seigneur.
Ma vie est pleine de sens avec toi.
Elle est comme le thym et le serpolet,
sur les collines de Provence.

dessin de Dominique B.-S. 2018

N’oublie pas que nous sommes là, pour toi
et ton amour, pour te servir et je te sers.

Merci, mon Seigneur, pour toutes ces bonnes choses.
Je les montrerai à qui de droit,
Et ferai de ton serviteur, le garant de ton amour.
Ô merci, mon Seigneur !

Oui ! Mon Seigneur.
Je suis là à t’entendre, à t’écouter.
Soit sûr que mon cœur est prêt à te suivre,
dans les tâches que tu m’as accordées.

Je t’entends, je t’écoute.
Sois mon Roi.
Sois ma joie.
Ô mon Seigneur !
Tu m’as accordé le privilège d’être à ton écoute.
Accorde-moi le privilège de te servir,
et le bénéfice d’être une enfant de toi, de ton amour !

Guéris mes maux.
Pardonne à mes péchés
d’être loin de tes préoccupations et de ta miséricorde.

  • Regarde-moi avec confiance,
    Et souris à ce qui arrive.
    Là, est le bonheur d’une enfant de Dieu.
    Souris et regarde, comment les choses arrivent.

Vois qui est ton père,
et ce qu’il veut pour toi. Va de l’avant !

Prends soin de ceux qui sont autour de toi,
et qui ont besoin de toi. Veille sur eux.
Regarde-les avec bonté et miséricorde.
Je t’y aiderai,
Et tu te transformeras dans ce regard.

un merveilleux consolateur

Le Seigneur s’exprime parfois par des visions. Le Seigneur guérit par les blessures de Jésus. Il guérit aussi par nos blessures(1).

Fin octobre 2014
Ce qui va se passer dans ce récit se déroule dans ce petit pays d’Auvergne, objet d’évènements spirituels, à plusieurs reprises (2). Nous terminions une retraite d’une semaine, avec le partage de grâces reçues. Et c’est dans un temps de louange, au moment de la conclusion, que j’ai été poussée mystérieusement à poser la main sur l’épaule de Jean-François, qui était assis, penché, à côté de moi. Et que j’ai été saisie par cette vision :

Je voyais un petit garçon en culotte courte, pelotonné dans les bras du Seigneur, à la hauteur de Sa poitrine, au niveau de Son cœur ! J’ai vu ensuite le petit garçon debout à côté de Jésus. Il le guérissait rapidement, avec un petit signe sur le front. Et Jésus me le remettait. Et alors, je le remettais à Jean-François. Il a repris sa place en Jean-François.

J’ai attendu le temps des au revoir , pour lui partager cette expérience inouïe, et je lui ai dit :

  • le petit garçon avait 4-5-6 ans.
  • Jean François m’a dit : exactement 5 ans. C’est l’âge que j’avais quand papa est mort. Il était militaire et souvent absent. Et c’est moi qui ensuite relevais Maman quand elle gisait, ivre, par terre ! Et je n’ai plus cru en Dieu, à partir de ce moment-là. Et ça, pendant très longtemps, jusqu’à ce que je rencontre une personne, qui m’a réconcilié avec lui.
  • Jean François,  le Père t’a pris dans Ses bras et Jésus a guéri le petit garçon !

Jean-François a été chamboulé par cette touche du Seigneur ! Il a repris une vie saine, et à la suite de cette guérison, il va bien. Nous avons vécu un moment intense ensemble, en nous serrant dans les bras. Et tous les deux de partager ce que les autres ne peuvent pas comprendre, avoir perdu son papa, très jeune !

La vision spirituelle avait bien un lien direct avec le réel. c’était le temps de la guérison, car le Seigneur guérit encore aujourd’hui, mais il a besoin de ses serviteurs pour que cela s’incarne dans le monde ! Et mieux encore : il a besoin de ses amis (3). Et on peut ainsi s’exclamer : c’était un jour où le ciel a touché la terre !

(1) Je partage avec Jean-François l’expérience d’avoir perdu mon papa au même âge. (2) Expériences que vous pourrez trouver dans le livre « les petites histoires du Vent » de Aude Chapat, aux éditions Amalthée. (3) Texte donné ce jour, en Jean 15,15-16. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur reste dans l’ignorance de ce que fait son maître : je vous appelle amis, parce que tout ce que j’ai entendu auprès de mon père, je vous l’ai fait connaître. Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et institués pour que vous alliez, que vous portiez du fruit et que votre fruit demeure : si bien que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l’accordera.

petit psaume 7 d’aujourd’hui. Nos pas d’action de grâce

Ô mon Seigneur !
Merci de me rappeler que tu es le premier,
Que la vie est avec toi,
Que tu es celui en qui notre confiance doit se réaliser.
Bénis ceux qui croient en toi,
et accorde-leur toute ta confiance.
Par le Père, le Fils et le Saint Esprit.
Amen !


Donne, Seigneur, ta miséricorde !
Qu’elle soit la lumière de notre vie.
Qu’elle soit le chemin de notre action de grâce.
Que ton regard nous inonde de sa puissance,
pour que les pas, soient ceux que tu désires.
Éclaire cette miséricorde de ton amour,
Qu’elle illumine le chemin
Amen !

Sur la pente de notre action de grâce,
le Seigneur se tiendra,
pour nous soutenir, nous encourager.
Et les sacs seront moins lourds.
Et la peur sera moins grande.
Tu nous encourageras,
de toutes tes forces et de toute ton âme,
Ô mon Seigneur !

Dame du Ciel, écoute-nous !
Réalise avec nous le projet de notre Seigneur.
Tu es là, attentive à nos progrès,
Accompagne nos pas.
Ô mère de Dieu,
Ô Sainte et bienheureuse, mère de Dieu,
et de son Fils, Jésus Christ.
Guide-nous vers Lui

Ô Seigneur, mon Dieu !
Toi qui m’octroies ta confiance,
enrichis mes rêves de ta volonté,
Qu’elle soit faite sur la terre comme au ciel,
Que ton Nom soit sanctifié,
Qu’il vienne sur la terre. Amen !

Le Consolateur

Goûter à la consolation.

La nouvelle a été transmise par KTO ; le prêtre accompagnateur de Marthe Robin, avec qui elle avait lancé les Foyers de Charité, s’est révélé être un pédocriminel. Cette annonce m’a anéantie. Je devais suivre une rencontre sur zoom et j’ai tout arrêté. Je n’en pouvais plus. Après Jean Vannier, il y a tout juste quelques semaines, ce dernier coup m’a abattue.

C’était une sorte d’effondrement que je vivais… Ne plus penser à rien, essayer de vaquer à de petites occupations. Crier et pleurer non pas à moi, mais au Seigneur ! Je l’avais vu, Lui, essuyant ses larmes, à Ambilly, l’été dernier(1). J’avais sangloté à Gagnières, auprès d’un homme de 60 ans en dépression, abusé par un prêtre, dans son enfance(2). Peut être qu’avoir vu 2 évêques en Cours d’Assise, interrogés pour avoir ignoré les exactions d’un prêtre pédophile de leur diocèse, m’avait déjà interpellée, il y a déjà 15 ans de cela. Peut-être était-ce parce que j’avais vécu cette destruction, petite fille, que j’avais à en ressentir l’effroi ?

Ces petites filles abusées par Finet, avaient toutes reçues le sacrement du baptême puisqu’elles se confessaient. Y toucher était de l’ordre de la transgression du sacré : Seul le malin pouvait agir ainsi ! Sacrifier ainsi des enfants du Roi des Rois, prêtres, prophètes et roi, de par leur baptême, ressemblait aux pratiques de Baal !

C’est le cléricalisme dénoncé par le pape François qui est bien en cause : aduler des hommes qui se sont engagés au service de Dieu, est une hérésie. Comment le secret de ces agissements a-t-il pu être gardé aussi longtemps ? Il n’y a plus de grand prêtre au Temple. Il y a des hommes, des femmes qui sont le temple de l’Esprit Saint. Jésus a changé l’ordre des choses.

Alors est arrivé le temps de la consolation pour moi. Depuis le début du confinement, je m’étais engagée à intercéder pour des personnes souffrantes, et un vif désir s’est porté sur cette louange assez difficile, un vieux chant du Renouveau : « Torrent d’amour ». Je souhaitais retrouver l’air pour m’ajuster au bon ton, au bon rythme, mais déjà le chanter me transportait de joie. C’est ainsi que par le miracle des algorithmes de YouTube, j’ai vu une vidéo s’imposer bizarrement et très rapidement, j’ai repéré les tonalités. Incroyable, c’était lui ! L’enregistrement venait de Russie(3) : quelle joie ! Écouter la mélodie ainsi ! Le moral est remonté d’un coup, et j’ai senti la consolation, et j’ai remercié le Seigneur. L’effet a été immédiat.

seringuas du jardin en mémoire des jeunes filles !

Et pour que la joie soit parfaite, après l’ouïe, la vue. Le lendemain, prenant mon petit déjeuner au soleil, dans le jardin, mon regard a été « attiré » vers une petite couleur mauve dans le feuillage, au pied du seringuas. En regardant bien, j’ai aperçu des clochettes, celles d’une jacinthe sauvage. Je dois vous confier que cela fait des années que j’essaie d’en installer dans le jardin, éprise des tapis de couleur mauve sur le fond vert tendre, des herbes de printemps. Ça y était, la petite fleur s’était implantée, isolée, mais bien réelle !

Si pour vous ce sont de simples coïncidences, alors pourquoi ce désir qui a mûri si longuement pour ces choses. C’est l’alchimie du Seigneur, pour que notre joie soit parfaite (4). Et l’Esprit Saint nous parle, en passant par nos sens, l’ouïe, puis la vue, et aussi notre volonté ajustée à Sa volonté. Et comme il m’avait été révélé à Gagnières, il y a des cadeaux de Noël, au pied du sapin, qui attendent les « petits enfants ».

(1) voir le texte « émotion d’Abba » sur le blog (2) Voir le chapitre « Étranges sanglots » livre Les petites histoires du Vent p99 (3) Interprétation de « Oh, The deep love of Jésus » par Simon Khorolskiy (4) Voir le texte de ce jour en Jean 15,7-8.

petit psaume 6 d’aujourd’hui, aide à la prière

Merci, Ô mon Seigneur,
pour ces mots et ces phrases.
Ils donnent du sens à la vie.

Protège-moi !
Interviens dans ma vie comme tu as pu le faire,
et laisse-moi dans ta fidélité et dans ta miséricorde.
Amen !

Je ne bougerai plus de là,
et de ton amour
Amen !

Seigneur !
Je suis là et tu m’attends.

– Long est le silence entre nous,
lorsque la nuit et l’activité nous séparent,
toi et tes frères.

Tu es sans souci dans les cieux de ton amour.
Moi, les inquiétudes sont là.
Et tu es présent avec moi,
pour affronter le mal et ses péchés.

Ô Seigneur !
Accorde-nous la joie, la grâce, de te connaître.
Délivre en nous, les rires de l’ivresse,
Et la détente dans ton amour.
Garde-nous de la force du mal,
Et place près de nous, l’un de tes anges gardiens.

Pourquoi tant d’illusions, pourquoi tant de désillusions !
Toi qui es si haut, Toi qui es si bon,
Toi qui montres tant de tendresse dans l’amour.

Ô Seigneur !
Envoie ta troupe d’anges
nous rassurer, nous protéger.
Nous sommes là, nous t’attendons.
La crainte est grande
quand il s’agit de revenir vers toi.

Donne-moi ta foi, ta croyance.
Accorde-moi ton espoir, ton espérance,
aujourd’hui, et dans ma vie.

Tu es le plus fort, le plus puissant.
Ô mon Seigneur !
Sois le prince de ma vie !

Je suis là, Seigneur.
Et je t’entends
– Oh ! oui, tu es là et c’est bon pour moi
de t’accueillir, de t’entendre.
Ceci est presque une prière.

Pour t’entendre Seigneur,
j’ai à te donner mon attention et ma conviction.
Ah ! Ces gestes, Seigneur, pour t’accueillir.
Et toi tu nous regardes, médusé par nos convictions.
Oh ! oui, notre amour te surprend,
Et nous te disons que nous t’aimons,
Je te dis que je t’aime,
Toi, mon Seigneur, mon Très Haut !
Amen !

Aude 97

Devant la Tunique d’ Argenteuil

La tradition des bannières était très forte dans l’église catholique, principalement pour la vénération des saints, lors des pèlerinages. La bannière dont je vais vous parler, a été inspirée lors de la vénération de la Tunique d’Argenteuil, le jour de l’annonciation de l’année 2016.

La journée s’annonçait très belle. Je devais revoir mon amie Béatrice qui venait d’Orléans. C’est elle qui m’avait proposé ce déplacement pour aller vénérer la Tunique d’Argenteuil. Une ostension était prévue pour une dizaine de jours seulement. Elle fera le buzz au grand ravissement de certains responsables de l’Église.

Alors que je l’attendais encore, je me glissais dans la file d’attente avec le copain d’une amie. Devant la Tunique, je suis restée un long moment, mystérieusement, en contemplation, sans être dérangée. En ce jour de l’annonciation, en cette fin de matinée, peu de monde se bousculait ; les temps de prières collectives, étant prévus pour la fin de l’après midi.

Quand Béatrice se présenta, nous avons effectué ensemble deux passages, et le même phénomène s’est reproduit ; l’une à côté de l’autre, nous sommes restées immobiles, à quelques mètres seulement de la Tunique, et personne pour nous bousculer, alors que la foule défilait à un rythme soutenu, stimulée par les bénévoles de la basilique.

J’ai eu une première vision où je me voyais danser pour le Seigneur, revêtue de la tunique, dans une très belle gestuelle, Elle s’est terminée dans ses bras, pleurant pour la France.

Il y a eu ensuite, cette 2ème vision  : une personne portant un drapeau et ayant aussi revêtu la tunique, s’éloignait rapidement. Elle portait le drapeau comme dans le tableau de Delacroix « la liberté ». Et sur ce drapeau blanc, figuraient la tunique et la couronne d’épine.

Est arrivée rapidement ensuite la dernière vision. Je voyais une carte de France, côté ouest, sur laquelle la pointe de la hampe de la bannière, venait frapper d’abord la Bretagne. Puis la pointe a touché le sud-ouest, vint le sud-est, puis le Centre, et enfin l’Est, et la Région Parisienne, en dernier. Alors, là où la pointe avait frappé, des foules se sont levées : des clameurs se sont élevées, des clameurs de Gloire ! C’était la fin de la vision.

Quelles que temps après, avec l’aide de mon amie Madeleine, sur de la belle soie épaisse, la bannière est apparue, fidèle à la vision. Elle a reçu la bénédiction de plusieurs prêtres. Je l’ai emmenée sur des hauts lieux comme sur l’esplanade du Mont St Michel, sur les remparts de Caen mais aussi dans divers rassemblements chrétiens à Nantes, Orléans et ici en Normandie, pour finalement participer au temps fort, de la rencontre internationale des « watchmen for the nations » pendant l’été 2019.

Un autre action intéressante s’est déroulée 10 jours avant l’incendie de Notre Dame. Poussée à participer à un pèlerinage à Notre Dame de Paris, organisé par l’église Saint Louis d’Antin, j’avais emmené ma bannière. Au moment où je passais devant la couronne, j’ai posé furtivement la couronne de ma bannière sur la vraie Couronne d’Épines.

Cette bannière n’est pas un objet décoratif et neutre. Elle va permettre des gestes symboliques comme celui de passer dessous, en signe d’adhésion au christ, ce qui s’est fait à Orléans, à rendre perceptible, la présence du Christ, comme au rassemblement d’Ambilly, où la bannière allait ouvrir à une belle vision. C’était donc à une prophétie du réveil que le Seigneur m’avait emmenée devant sa Tunique ; mais sans date de réalisation, ni de délais. A LA GRÂCE DE DIEU !

émotion d’Abba

La convention arrivait à sa fin, dans cette banlieue française de Genève. Étaient rassemblés des membres du monde entier, de ce mouvement évangélique, « watchmen for the nations », devenu en France « famille des nations ».

Un sujet brûlant a émergé de cette rencontre. C’était la réconciliation spirituelle entre les peuples opposés par la guerre, et dont les blessures de tous ordres, culturelles, relationnelles, familiales, se faisaient encore sentir aujourd’hui, par défaut de pardon. Les peuples d’Asie, les peuples d’Europe et ceux du « nouveau continent » étaient représentés, là, pour la grande réconciliation. Il s’est vécu aussi, une petite réconciliation, avec la présence discrète de catholiques, dans cette rencontre évangélique internationale.

Nous étions au temps de l’intercession finale. Il y avait beaucoup de monde sur l’estrade.

Depuis le matin, ma bannière, reçue en vision dans la basilique d’Argenteuil(1), lors de l’ostension de 2016, avait flotté sur l’assemblée, rappelant la présence de Jésus. J’étais alors au balcon et avec beaucoup de joie et d’énergie, je balayais l’assemblée avec cette présence symbolique des objets de la passion, dont la France, par son histoire, était dépositaire.

Je me suis sentie poussée à descendre mystérieusement et à monter sur l’estrade au milieu des grandes bannières, toutes déployées. La mienne était franchement de petite dimension. Et là, la vision que j’avais reçue, à Argenteuil s’est réalisée : je portais l’étendard comme la femme de « la Liberté », dans le célèbre tableau de Delacroix. J’avais vu alors une bannière, faite d’un tissu blanc sur lequel figurait la couronne que l’on vénérait à Notre Dame et la Tunique bleue d’Argenteuil.

C’est alors qu’une nouvelle vision m’a saisie : deux grands anges costaux et dorés, que je n’avais jamais vus, m’ont entourée et emmenée directement auprès de Dieu. Ils étaient devant lui, formant comme un mur. J’avais ma bannière et j’ai tendu le tissu au Seigneur pour qu’il l’embrasse. En fait, non ! Il l’a prise mais pour essuyer Ses yeux ! Je ne voyais que le tissu, mais mon cœur le savait.

Pourquoi ces larmes ? Larmes de joie ou de tristesse ? Heureux de nous voir nous réconcilier, dans la puissance de Son Saint Nom ou effondré de l’indifférence du monde. Peut être saisi d’émotion devant les marques de la passion de son fils, béni par de nombreux prêtres. Mais peut-être aussi averti des épreuves à venir ? J’avais l’intuition qu’il s’agissait bien là de tristesse.

En redescendant de l’estrade après ce temps inoubliable, une participante m’apostrophe un peu rudement. Elle portait aussi une bannière  : « pourquoi t’ont-ils laissée ? Ils nous ont tous fait descendre sauf toi ! ».

Honnêtement, je n’avais rien remarqué et il est bien heureux que les responsables m’aient laissée, tout comme cela c’était passé à Argenteuil où j’étais resté à plusieurs reprises longtemps devant de la tunique, le temps de la vision, sans que personne ne me bouscule. Ils avaient dû sentir qu’il se passait quelque chose d’inhabituel  : ou bien j’avais disparu à leurs yeux : c’était la rencontre avec le Ciel.

La Gloire de Dieu !

Dimanche 9 septembre 2018

Le procès en assise de l’homme qui avait agressé ma fille Léa, 8 années auparavant, devait se dérouler cette semaine-là, à Lyon.

Ma décision était prise, malgré les réticences de Léa, j’irais à Lyon. J’avais trouvé un hébergement sur le site d’Éphatta, dans la vieille ville de Lyon, et réservé un billet de train. Tout était calé . Je profitais de la dernière messe du week-end et là, m’attendait une situation des plus étonnantes : l’officiant introduisit son homélie, en précisant qu’elle n’était pas de lui, mais il la communiquait, sans préciser d’où elle provenait.

Et là progressivement un sentiment de sidération s’est abattu sur moi : il citait les principales clés spirituelles de mon livre « les petites histoires du Vent » qui se nommait alors « les tribulations d’Anodine Chapat ». Abasourdie, je notais 6 clés d’affilée sur des sujets qui ne font pas l’ordinaire de nos homélies !

À la sortie de la célébration, une vielle connaissance et amie se réjouissait d’avoir entendu une belle homélie ! Je n’ai rien dit, trop compliqué, mais j’ai goûté au plaisir de savoir que les apports qui se trouvaient dans mon livre, pouvait la réjouir ; petite réassurance dans ce travail très solitaire d’écriture sur les merveilles de Dieu. Je l’ai d’autant mieux accepté que je venais tout juste d’être traversée par une autre expérience incroyable : j’avais déjà été visitée par des rayons de lumière, fort improbables(1), mais là c’était l’éblouissement !

Après l’eucharistie, le prêtre était occupé à ranger les objets du culte, penché en avant, sans remarquer le moins du monde qu’au-dessus de lui, rayonnait la gloire de Dieu – c’est ma voisine qui en était aussi témoin, qui s’est exclamé : «c’est la gloire de Dieu ! ». En effet, un rayon de lumière frappait le grand Christ en croix, doré, posé sur le tabernacle. Avec ses rayons illuminés, il irradiait tout le fond du cœur ; et même les deux lustres de cristal, juste situés devant, semblaient diaphanes.

Je ne pouvais pas ne pas faire le rapprochement entre cette homélie qui m’avait perturbée, dérangeante, et ce signe divin. Déjà, j’ai dû enquêter pour savoir d’où pouvait venir ce rayon rasant qui à 18h45, un soir de septembre venait frapper cette croix surélevée, le soleil se couchant officiellement à 20H30. Sur le moment j’avais conclu qu’un projecteur avait été allumé et éblouissait le chevet de l’église. Mais il a fallu que je réalise, plus tard, qu’il ne s’agissait pas d’un projecteur, mais bien d’un rayon de soleil rasant, venu frapper le Christ en gloire.

Mon cœur chavirait entre sidération et soulagement. Ça tanguait fort  : si ces clés figuraient dans l’homélie, c’était un blanc seing pour mon livre. C’était comme une caution : des personnes l’avaient lu et accepté le contenu, et même mieux, se l’étaient approprié, un peu comme des outils ; mais évidemment pas comme des expériences personnelles. C’était aussi l’une de mes cibles, dans ce projet d’écriture, de toucher ou même d’interpeller des prêtres, pour que soient abordé les signes que Dieu dépose dans nos vies, pour une plus grande intimité avec lui, puisque nous sommes Ses enfants !

Restait à comprendre ou plutôt à accepter que ces éléments aient atterri entre les mains de cet homme ! Mais avais-je besoin de le savoir : l’essentiel était que le contenu des clés de foi que j’avais expérimentées, soit validé par ce chemin d’autorité. Et je n’étais pas en dehors des clous ! Quelle réassurance !!!!

En cette veille de départ pour Lyon, par cette messe où la gloire de Dieu s’est révélée, le Seigneur me faisait signe de sa présence, et m’équipait pour affronter ce déplacement si éprouvant. D’autres signes, (2) vont apparaître durant ce voyage, preuves de sa sollicitude pendant la traversée… L’important pour moi, était de pouvoir rester auprès de Léa, pendant la tempête.