Histoires & témoignages

Les petits cadeaux au pied du sapin

Ne pas oublier de les ouvrir !

Lors de ma rencontre avec cette responsable de radio chrétienne, l’histoire des cadeaux au pied du sapin, que le Seigneur avait déposés pour nous, Ses enfants, est venu illustrer mes propos .

C’était à Gagnières(1), il y a plus de 10 ans, lors d’une soirée de prière, j’ai eu la vision que le Seigneur nous déposait des cadeaux au pied du sapin et que nous avions à les ouvrir. Cette référence un peu païenne, m’avait surprise et jusque-là, peu propice à un témoignage, sauf que le Seigneur ne donne pas impunément.

J’avais donc eu un long entretien avec cette personne, journaliste catholique, et nous avions abordé différents sujets (évangélisation, témoignages, réforme de l’église et présence des femmes). Je rentrais à la maison avec un vol de mouches noires, dans la tête. J’y étais accoutumée. Mon investissement et mon exigence matchaient bien, et le bilan s’affichait en remarques négatives qui me bombardaient. Le combat était là. Je pouvais bien sûr m’arrêter, prier et remettre au Seigneur ce qui me bousculait.

Une autre invitation s’est présentée et je me suis sentie poussée à m’arrêter dans un de ces magasins, où se trouvent toutes sortes d’objets intéressants, particulièrement pour les petits. Je peux ainsi fournir à ma fille des objets utiles aux apprentissages de ses maternelles, et c’est très sympa de la dépanner ainsi.

Depuis quelque temps lors de mes promenades en vélo, j’étais horrifiée de découvrir sur les bas côtés des routes, les détritus de la consommation, bouteilles et cannettes, comme si la terre pouvait, telle une poubelle, absorber des dégoûtantes attitudes. En plus de la détestation visuelle, je m’imaginais ces détritus arriver, au cours des orages, dans les ruisseaux, les fleuves et enfin dans la mer pour nourrir les poissons que nous allions manger et donner à manger à nos enfants ! A vélo, cela me met dans des idées un peu noires que cette « terre que le Seigneur nous a donnée en partage avec la faune et la Flore,(2 )» soit ainsi souillée par des sauvages, modernes, et leurs bolides irresponsables.

J’avais déjà eu l’occasion de m’arrêter, munie de gants et d’un sac poubelle pour récolter ces choses à terre. Plaisir de se sentir citoyenne de la terre, mais ma ballade devenait une dentelle d’arrêts, pas très sportive.

L’idée « exutoire » m’est venue d’exploiter ces objets délaissés, en les exposant au bout d’un petit bâton de bambou, en une sorte de musée à ciel ouvert, et en un message subliminal aux pollueurs, comme si les fleurs étaient remplacées, aujourd’hui, par cette peste brune des déchets humains.

Et dans l’autorisation que je me donnais à mon retour de réunion, je découvrais dans mon magasin de vrac, oh surprise, ces tiges fines de bambou dont j’avais rêvées 2 ou 3 semaines auparavant. Ouah ! Quel cadeau ! Quelques sorties à vélo vont être émaillées d’arrêts pittoresques, pour créer sur le bord des routes, des bouquets de bouteilles et canettes, en tous genres.

Mais un deuxième cadeau m’attendait pour confirmer l’importance que le Seigneur avait accordé à mon rendez-vous, ou plutôt la joie qu’il en avait ressentie. Je remarquais des paquets de sets de carton ondulé, de jolies couleurs, rouges et bleues. Ils étaient prévus pour les découpages des enfants, mais en arrivant à la maison, je constatais qu’ils étaient juste de la taille de mon livre, et que j’allais pouvoir le présenter joliment, opération très raffinée, et joie de mettre en valeur, ce précieux ouvrage ! C’était sans compter que 2 jours auparavant, j’avais capté à la radio, qu’utiliser du carton ondulé en lieu et place des plastiques à bulles, était écolo-responsable. Le teasing était récent et m’avait comblée : être ainsi en concordance avec le projet du Bon Dieu, « pour que votre joie soit parfaite ! »

Enfin dernière surprise : la rencontre d’un frère de l’église qui me raconta son escapade en vélo pendant 2 mois, en Europe.

Quand je suis rentrée à la maison, tous ces « hasards » m’avaient remonté le moral. Bien sûr ce n’est pas de la haute théologie, mais c’était tellement délicieux, ces fruits d’intimité ! Le partage avec le Seigneur agit à tous les niveaux, y compris dans le petit quotidien. Il nous connaît, connaît nos failles et sait comment nous soutenir et nous encourager. Il réserve à Ses enfants, de vrais cadeaux de Noël !

(1) Le Centre chrétien de Gagnières se trouve dans le Gard. (2) extrait d’un texte reçu il y a quelques temps

Les secrets du Roi

Mon amie Nicole avec qui j’avais été en Terre Sainte, à deux reprises, m’avait confié que « le secret du Roi » ne devait pas être révélé. Le terme était abscons, son sens un peu vague et mystérieux. À la sortie de mes premiers écrits, nous avions eu un échange houleux : il m’a semblé qu’il devait y avoir quelques secrets révélés…

C’est ce sujet que j’évoquais avec Léonie, dans la voiture qui nous emmenait vers le monastère où nous devions assister à la messe, un dimanche de février (1). Le vent soufflait encore violemment sur les vastes espaces de terres sans culture, mais la tempête s’éloignait. Léonie n’avait pas de réponse biblique en tête, sur l’origine de cet interdit.

La messe était célébrée avec un profond sens du sacré, entre latin et grégorien, sans effet traditionnel. Elle était introduite par un mot d’accueil du père abbé, mot plein de douceur et de bonté. L’assemblée se trouvait plongée dans un silence, un peu mystérieux, dans un rituel lent et plein de beauté.

Il était prévu que je me rende à la librairie, après la célébration pour observer ce qui se passait autour de mon premier livre de témoignages, alors en dépôt (2). Sur une soudaine inspiration, je questionnais le frère libraire, sur cette expression.
Et il avait la réponse. Il me parla de l’ancien testament, prit une Bible et en quelques pages, m’indiqua la citation, dans le livre de Tobit :

Alors Raphaël les prit tous les deux à part et leur dit :
« Bénissez Dieu et célébrez-le devant tous les vivants
pour ce qu’il a fait pour vous !
Il est bon de bénir et de chanter son Nom.
Faites connaître à tous les hommes les actions de Dieu
comme elles le méritent.
Ne soyez pas lents à le célébrer.
Il est bon de tenir caché le secret du Roi,
mais les œuvres de Dieu, il faut les célébrer et les révéler.
Célébrez-les comme elles le méritent.(3)


Cette réponse m’émerveilla. Se savoir dans le projet de célébrer les œuvres de Dieu, même si, et d’autant plus qu’elles se situaient dans la vie quotidienne de nos jours bien ordinaires ! Cela me procurait un sentiment de soulagement et de jubilation. Le couvercle était levé. Je n’étais pas en dehors des clous. Il y avait bien à témoigner de ces choses merveilleuses que le Seigneur déposait discrètement dans nos vies. Le témoignage permettait d’initier à sa présence, de se laisser réjouir et partager Sa joie, apprendre à le sentir, apprendre à bouger avec Lui. Et ce qui m’est apparu et dont j’ai eu la conviction, c’est qu’Il se trouvait dans le mouvement (4) !

Pour me conforter, le Seigneur m’a donné cet exemple : Jésus est le chemin, la vérité et la vie (5) ! Il est la porte. Et avez-vous déjà vu quelqu’un prendre la porte, installé tranquillement dans son fauteuil (6) ? Image éloquente, voire provocante !

Le secret du Roi, ce que j’en comprends, vise à notre édification. J’ai longtemps gardé pour moi la prière du Précieux Sang qu’Il m’avait enseigné, ma prière quotidienne. Je l’évoque maintenant parce que d’autres formes se partagent. C’était mon secret et je ne me sentais pas l’autorisation de le partager.

Le témoignage est au cœur de mon engagement aujourd’hui, comme si je Lui remettais ce qu’Il m’avait donné et dans ce mouvement avec Lui, j’avance vers ce que je ressens comme « l’eau vive »(7) ! Et je vous invite à vous y essayer !

Je veux remercier ici les personnes qui ont partagé leur secret, leur cadeau du Seigneur et qui apparaissent sous un pseudonyme et particulièrement les personnes non croyantes. Oui la plupart des témoignages formidables dans « les petites histoires du Vent » sont issus d’expériences de personnes qui n’ont pas encore rencontré Dieu ! Eh oui ! Incroyablement, le Seigneur leur est présent ! Le Royaume est vraiment ici et maintenant !

(1) À l’abbaye de Notre Dame du Bec Hellouin (2) « Les petites histoires du Vent » de Aude Chapat aux Éditions Amalthée (3) en Tobit 12,6-7 (4) j’en ai eu la confirmation par les enseignements sur la Divine Volonté de Dominique Duten, prêtre (5) Jean 14,6 (6) en dehors bien évidemment des personnes handicapées qui sont en fauteuil roulant (7)  » L’eau vive » que Jésus évoque au puits de Jacob, à la Samaritaine

Vous êtes tombée du ciel !


Sans se faire mal, ou comment le Seigneur nous guide lorsqu’il a besoin de nous : des moments trop rares !

En ce temps des vacances d’été, le camp de Gagnières (1) était à mon programme. Ce lieu chrétien, au bord des Cévennes, nous accueillait le samedi suivant, pour une nouvelle session du mouvement « Paris Tout Est Possible », dans l’unité des chrétiens. J’avais prévu de m’y rendre avec Fabienne mais un obstacle se présentait : nous hésitions sur le jour du départ. Vu les kilomètres à parcourir, un petit temps de repos avant la session s’imposait, mais Fabienne devait voir son mari avant de partir. Il était alors en déplacement.

Moment de flottement. Mais lorsque j’ai reçu cette motion intérieure qu’il fallait partir jeudi, la ligne de conduite s’est imposée. Cela apaise bien. Cet instant précis reste marqué dans ma mémoire et je me vois encore au croisement, à la sortie de la pharmacie du Centre ville où ça s’est passé.

J’ai recontacté Fabienne, mais ça n’était pas possible pour elle, trop tôt. Elle prend alors l’option de descendre en train, le samedi suivant. Sûr qu’à moins d’être vraiment dans le Seigneur, une pareille situation aurait bien été un sujet de brouille entre amies !

Cela étant, je lui ai embarqué quelques affaires pour la soulager dans son périple en train et me voilà lancée dans la descente en voiture. Je suis arrivée à la nuit tombée, mais peu importe. Ce que j’ai remarqué tout de suite, m’a confortée dans ma décision : il y avait un manque sensible de bénévoles pour accueillir les arrivants. Le malin avait joué la division dans l’unité et bon nombre de bénévoles avaient déserté. La session devait rassembler environ 600 personnes, et les petites mains étaient bienvenues, pour mettre sous enveloppe les badges et autres documents, accueillir les arrivants et décoincer la nouvelle application qui venait juste d’être installée, et qui boguait et sur laquelle, ô miracle, j’avais travaillé au bureau.

C’est ainsi que le chef de camp me reçut avec cette phrase : « tu es tombée du Ciel ». C’était un peu sympa et ô combien joyeux, car tout se mettait en musique pour que les événements se passent bien. Cette phrase, il la renouvellera à chaque rencontre, avec beaucoup de joie ! Que désirer de plus ?

Et pour que la joie soit parfaite, les frais que je devais partager avec Fabienne ont été compensés par les repas pris en charge pour les bénévoles, et même avec une petite gratification !

Une petite ombre au tableau, cependant, un regret. Le dernier soir, lorsque les bénévoles ont été appelés pour être remerciés, et applaudis par les participants de la convention, Olivier en passant m’a invitée à les rejoindre et j’ai refusé : trace de fausse humilité ! C’était le Seigneur qu’il fallait surtout honorer ! Ça aurait pu être l’occasion de témoigner de cette aide du Seigneur à la Convention, de Son encouragement. Mais la joie dont je me suis privée, que je n’ai pas reçue sur l’estrade, je l’ai ressentie en rédigeant ce texte pour témoigner. La joie est revenue.

Pour me recaler sur le déroulement des événements, j’ai consulté les petites notes du journal de mes affaires avec le Bon Dieu. En ouvrant le cahier, j’ai ouvert sur la page que j’avais rédigée, un certain samedi 19 août 2006. Que dire de plus ? Je l’ai pris comme un signe d’encouragement. Il voulait confirmer le témoignage, pour que notre confiance en lui soit parfaite.

Aux sessions suivantes, c’est avec beaucoup de joie que j’ai recroisé Jean Louis et son fidèle acolyte Olivier : cette expérience, en même temps originale et pleine de la tendresse du Seigneur, montrait combien Il pourvoit.

Voilà pas facile de lâcher prise ! Il nous laisse expérimenter pour mieux capter Sa volonté. C’est comme une langue que nous avons à apprendre, syntaxe, accent et vocabulaire. Mais quand il a réellement besoin de nous, là, sans ambiguïté, il nous emmène  ! Expérimenter est vraiment le point de départ.

(1) Gagnières est un centre de rencontres chrétiennes dans l’Unité, situé dans le Var. Il a été fondé par Thomas Roberts et des membres de la communauté protestante. Il y installa la tente de l’Unité qui sera prêtée, dans ses débuts , à la communauté du Chemin Neuf. Voir aussi le texte « un nuage vagabond » dans le livre « les petites histoires du Vent »

petit psaume 9 d’aujourd’hui, l’attente





Je suis là Seigneur,
pour t’écouter, pour t’entendre.

Ô mon Seigneur,
Toi qui veux que la vie soit avec Toi sur la terre,
Toi qui souhaites être au cœur de nos vies,
prends pitié de nous.

Tu es le seul à nous regarder avec tendresse,
Tu es le seul à nous voir avec amour,
Tu es le seul à nous entendre,
dans l’acceptation de nos différences.
Tu es le seul à comprendre les différences
qui sont les nôtres, qui sont les autres.

Prends pitié de nous,
car Toi seul es Saint,
Toi seul es le Très-Haut !

Ronge mon frein, ô mon Seigneur !
J’attends avec impatience que tu me dises
ce que sera pour toi, le plus important :

Le retour de Christ Jésus parmi nous,
et son acceptation dans nos cœurs ?

Regarde le peuple qui t’attend.
Regarde les souffrances qui arrivent à nous transpercer.
Regarde l’espoir que tu places en nos cœur :
nous sommes là et nous t’attendons.

Prends pitié de nous,
Toi seul es saint,
Toi seul es Seigneur,
Toi seul est le Très-Haut, parmi tous !

En attendant que la porte s’ouvre !

Bénis-là !

Nous sommes en 1997. J’avais retrouvé le Seigneur en plein divorce, 2 ans auparavant, et cela avait chamboulé ma vie. En à peine 3 semaines, les 2 sœurs de ma grand-mère, vont s’éteindre. De la génération de la guerre de 14, elles ont été baptisées à l’âge adulte, mais ne se sont jamais mariées . Chacune était oblate et rattachées à une congrégation. Des femmes de foi.

Sans être sollicitée, j’avais rendu une dernière visite à Étiennette. Elle m’a touchée par sa compassion pour ma petite famille. Et m’a assurée de sa prière. Et j’en avais bien besoin dans la tourmente du divorce. Peu de temps après, elle va s’éteindre à son tour et rejoindre son Seigneur !

C’est au moment des funérailles, dans cette petite île du golfe du Morbihan, qu’il s’est passé quelque chose que je veux vous partager. La famille était réunie avec neveux et nièces, petits neveux et petites nièces dans l’église, et Maman s’est assise à côté de moi. Je n’avais pas encore fait le chemin qui va me mener à la réconciliation(1). Elle chantait fort et en décalage. Et je me demandais en maugréant, pourquoi elle était venue s’asseoir juste-là, à coté de moi ! C’était insupportable !

C’est alors qu’est descendue dans mon cœur, cette motion : « bénis-là ! »

Quoi un ordre ! Comment ! moi, je demanderais au Seigneur de la bénir ? J’étais heurtée dans mes convictions profondes de respect vis-à-vis du Très Haut : ça ne se fait pas de lui donner un ordre, enfin ! Et doucement l’autorisation est arrivée dans mon cœur : oui, je pouvais demander au Seigneur de la bénir et c’est ce que j’ai fait, du bout des lèvres de mon cœur : bénis-là ! À ce moment précis, j’ai senti l’apaisement. Je ne pourrais pas vous dire si elle chantait mieux, ou en rythme, mais ce que je peux vous affirmer, c’est que moi, je me sentais complètement bien !

Dans ma jeune pratique d’alors, il n’était guère question de demander la bénédiction du Seigneur pour quelqu’un et pourtant que de grâces, de transférer ainsi au Seigneur, le poids que l’on ne peut pas porter seule ! Quelle arme de paix ! 3 ans plus tard, je vais vivre une vraie guérison de ma relation avec Maman, une guérison miraculeuse : encore le fruit de la prière d’Étiennette ?

Ce souvenir est resté très présent, d’autant plus que pour participer aux funérailles, et pour ce « bénis-là », j’avais parcouru près de 1000 km en voiture, ce qui rendait cette motion intérieure, très, très précieuse ! Si ce sont les fruits de la promesse d’Étiennette de prier pour moi et ma petite famille, ce qui est aussi sûr, c’est que le Bon Dieu était bien dans l’affaire et qu’il a déposé sa paix dans mon cœur ! Et pas que des mots ! Et il se pourrait qu’Il soit fou de joie qu’on le sollicite !

(1) merveilleuse expérience, évoquée dans le texte « la réconciliation » du livre « les petites histoires du Vent ».

petit psaume 8 d’aujourd’hui, pour goûter à ce qu’Il veut !

Ô mon seigneur !
Toi qui me voit,
dans toute ma réalité et mes convictions,
regarde aussi la difficulté d’être chrétienne,
dans ce monde athée.

Depuis longtemps,
il faut se battre contre les forces du mal.
Aujourd’hui comme avant,
il faut continuer à tempêter contre …
qui nous arrive de mal.

Aime-nous, Ô mon Seigneur !
Aime-moi,
comme moi je m’engage,
je me suis engagée à te respecter,
dans la conviction profonde
que tu es notre Dieu,
pour la vie, pour la mort.

Ô mon Seigneur !
Donne-moi ta force d’être toi,
d’être avec toi.
Regarde mon espérance et mes désirs.
Qu’ils soient pour toi et toi uniquement.

Oh ! Je t’aime, mon Seigneur.
Ma vie est pleine de sens avec toi.
Elle est comme le thym et le serpolet,
sur les collines de Provence.

dessin de Dominique B.-S. 2018

N’oublie pas que nous sommes là, pour toi
et ton amour, pour te servir et je te sers.

Merci, mon Seigneur, pour toutes ces bonnes choses.
Je les montrerai à qui de droit,
Et ferai de ton serviteur, le garant de ton amour.
Ô merci, mon Seigneur !

Oui ! Mon Seigneur.
Je suis là à t’entendre, à t’écouter.
Soit sûr que mon cœur est prêt à te suivre,
dans les tâches que tu m’as accordées.

Je t’entends, je t’écoute.
Sois mon Roi.
Sois ma joie.
Ô mon Seigneur !
Tu m’as accordé le privilège d’être à ton écoute.
Accorde-moi le privilège de te servir,
et le bénéfice d’être une enfant de toi, de ton amour !

Guéris mes maux.
Pardonne à mes péchés
d’être loin de tes préoccupations et de ta miséricorde.

  • Regarde-moi avec confiance,
    Et souris à ce qui arrive.
    Là, est le bonheur d’une enfant de Dieu.
    Souris et regarde, comment les choses arrivent.

Vois qui est ton père,
et ce qu’il veut pour toi. Va de l’avant !

Prends soin de ceux qui sont autour de toi,
et qui ont besoin de toi. Veille sur eux.
Regarde-les avec bonté et miséricorde.
Je t’y aiderai,
Et tu te transformeras dans ce regard.

un merveilleux consolateur

Le Seigneur s’exprime parfois par des visions. Le Seigneur guérit par les blessures de Jésus. Il guérit aussi par nos blessures(1).

Fin octobre 2014
Ce qui va se passer dans ce récit se déroule dans ce petit pays d’Auvergne, objet d’évènements spirituels, à plusieurs reprises (2). Nous terminions une retraite d’une semaine, avec le partage de grâces reçues. Et c’est dans un temps de louange, au moment de la conclusion, que j’ai été poussée mystérieusement à poser la main sur l’épaule de Jean-François, qui était assis, penché, à côté de moi. Et que j’ai été saisie par cette vision :

Je voyais un petit garçon en culotte courte, pelotonné dans les bras du Seigneur, à la hauteur de Sa poitrine, au niveau de Son cœur ! J’ai vu ensuite le petit garçon debout à côté de Jésus. Il le guérissait rapidement, avec un petit signe sur le front. Et Jésus me le remettait. Et alors, je le remettais à Jean-François. Il a repris sa place en Jean-François.

J’ai attendu le temps des au revoir , pour lui partager cette expérience inouïe, et je lui ai dit :

  • le petit garçon avait 4-5-6 ans.
  • Jean François m’a dit : exactement 5 ans. C’est l’âge que j’avais quand papa est mort. Il était militaire et souvent absent. Et c’est moi qui ensuite relevais Maman quand elle gisait, ivre, par terre ! Et je n’ai plus cru en Dieu, à partir de ce moment-là. Et ça, pendant très longtemps, jusqu’à ce que je rencontre une personne, qui m’a réconcilié avec lui.
  • Jean François,  le Père t’a pris dans Ses bras et Jésus a guéri le petit garçon !

Jean-François a été chamboulé par cette touche du Seigneur ! Il a repris une vie saine, et à la suite de cette guérison, il va bien. Nous avons vécu un moment intense ensemble, en nous serrant dans les bras. Et tous les deux de partager ce que les autres ne peuvent pas comprendre, avoir perdu son papa, très jeune !

La vision spirituelle avait bien un lien direct avec le réel. c’était le temps de la guérison, car le Seigneur guérit encore aujourd’hui, mais il a besoin de ses serviteurs pour que cela s’incarne dans le monde ! Et mieux encore : il a besoin de ses amis (3). Et on peut ainsi s’exclamer : c’était un jour où le ciel a touché la terre !

(1) Je partage avec Jean-François l’expérience d’avoir perdu mon papa au même âge. (2) Expériences que vous pourrez trouver dans le livre « les petites histoires du Vent » de Aude Chapat, aux éditions Amalthée. (3) Texte donné ce jour, en Jean 15,15-16. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur reste dans l’ignorance de ce que fait son maître : je vous appelle amis, parce que tout ce que j’ai entendu auprès de mon père, je vous l’ai fait connaître. Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et institués pour que vous alliez, que vous portiez du fruit et que votre fruit demeure : si bien que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l’accordera.

petit psaume 7 d’aujourd’hui. Nos pas d’action de grâce

Ô mon Seigneur !
Merci de me rappeler que tu es le premier,
Que la vie est avec toi,
Que tu es celui en qui notre confiance doit se réaliser.
Bénis ceux qui croient en toi,
et accorde-leur toute ta confiance.
Par le Père, le Fils et le Saint Esprit.
Amen !


Donne, Seigneur, ta miséricorde !
Qu’elle soit la lumière de notre vie.
Qu’elle soit le chemin de notre action de grâce.
Que ton regard nous inonde de sa puissance,
pour que les pas, soient ceux que tu désires.
Éclaire cette miséricorde de ton amour,
Qu’elle illumine le chemin
Amen !

Sur la pente de notre action de grâce,
le Seigneur se tiendra,
pour nous soutenir, nous encourager.
Et les sacs seront moins lourds.
Et la peur sera moins grande.
Tu nous encourageras,
de toutes tes forces et de toute ton âme,
Ô mon Seigneur !

Dame du Ciel, écoute-nous !
Réalise avec nous le projet de notre Seigneur.
Tu es là, attentive à nos progrès,
Accompagne nos pas.
Ô mère de Dieu,
Ô Sainte et bienheureuse, mère de Dieu,
et de son Fils, Jésus Christ.
Guide-nous vers Lui

Ô Seigneur, mon Dieu !
Toi qui m’octroies ta confiance,
enrichis mes rêves de ta volonté,
Qu’elle soit faite sur la terre comme au ciel,
Que ton Nom soit sanctifié,
Qu’il vienne sur la terre. Amen !

Le Consolateur

Goûter à la consolation.

La nouvelle a été transmise par KTO ; le prêtre accompagnateur de Marthe Robin, avec qui elle avait lancé les Foyers de Charité, s’est révélé être un pédocriminel. Cette annonce m’a anéantie. Je devais suivre une rencontre sur zoom et j’ai tout arrêté. Je n’en pouvais plus. Après Jean Vannier, il y a tout juste quelques semaines, ce dernier coup m’a abattue.

C’était une sorte d’effondrement que je vivais… Ne plus penser à rien, essayer de vaquer à de petites occupations. Crier et pleurer non pas à moi, mais au Seigneur ! Je l’avais vu, Lui, essuyant ses larmes, à Ambilly, l’été dernier(1). J’avais sangloté à Gagnières, auprès d’un homme de 60 ans en dépression, abusé par un prêtre, dans son enfance(2). Peut être qu’avoir vu 2 évêques en Cours d’Assise, interrogés pour avoir ignoré les exactions d’un prêtre pédophile de leur diocèse, m’avait déjà interpellée, il y a déjà 15 ans de cela. Peut-être était-ce parce que j’avais vécu cette destruction, petite fille, que j’avais à en ressentir l’effroi ?

Ces petites filles abusées par Finet, avaient toutes reçues le sacrement du baptême puisqu’elles se confessaient. Y toucher était de l’ordre de la transgression du sacré : Seul le malin pouvait agir ainsi ! Sacrifier ainsi des enfants du Roi des Rois, prêtres, prophètes et roi, de par leur baptême, ressemblait aux pratiques de Baal !

C’est le cléricalisme dénoncé par le pape François qui est bien en cause : aduler des hommes qui se sont engagés au service de Dieu, est une hérésie. Comment le secret de ces agissements a-t-il pu être gardé aussi longtemps ? Il n’y a plus de grand prêtre au Temple. Il y a des hommes, des femmes qui sont le temple de l’Esprit Saint. Jésus a changé l’ordre des choses.

Alors est arrivé le temps de la consolation pour moi. Depuis le début du confinement, je m’étais engagée à intercéder pour des personnes souffrantes, et un vif désir s’est porté sur cette louange assez difficile, un vieux chant du Renouveau : « Torrent d’amour ». Je souhaitais retrouver l’air pour m’ajuster au bon ton, au bon rythme, mais déjà le chanter me transportait de joie. C’est ainsi que par le miracle des algorithmes de YouTube, j’ai vu une vidéo s’imposer bizarrement et très rapidement, j’ai repéré les tonalités. Incroyable, c’était lui ! L’enregistrement venait de Russie(3) : quelle joie ! Écouter la mélodie ainsi ! Le moral est remonté d’un coup, et j’ai senti la consolation, et j’ai remercié le Seigneur. L’effet a été immédiat.

seringuas du jardin en mémoire des jeunes filles !

Et pour que la joie soit parfaite, après l’ouïe, la vue. Le lendemain, prenant mon petit déjeuner au soleil, dans le jardin, mon regard a été « attiré » vers une petite couleur mauve dans le feuillage, au pied du seringuas. En regardant bien, j’ai aperçu des clochettes, celles d’une jacinthe sauvage. Je dois vous confier que cela fait des années que j’essaie d’en installer dans le jardin, éprise des tapis de couleur mauve sur le fond vert tendre, des herbes de printemps. Ça y était, la petite fleur s’était implantée, isolée, mais bien réelle !

Si pour vous ce sont de simples coïncidences, alors pourquoi ce désir qui a mûri si longuement pour ces choses. C’est l’alchimie du Seigneur, pour que notre joie soit parfaite (4). Et l’Esprit Saint nous parle, en passant par nos sens, l’ouïe, puis la vue, et aussi notre volonté ajustée à Sa volonté. Et comme il m’avait été révélé à Gagnières, il y a des cadeaux de Noël, au pied du sapin, qui attendent les « petits enfants ».

(1) voir le texte « émotion d’Abba » sur le blog (2) Voir le chapitre « Étranges sanglots » livre Les petites histoires du Vent p99 (3) Interprétation de « Oh, The deep love of Jésus » par Simon Khorolskiy (4) Voir le texte de ce jour en Jean 15,7-8.

petit psaume 6 d’aujourd’hui, aide à la prière

Merci, Ô mon Seigneur,
pour ces mots et ces phrases.
Ils donnent du sens à la vie.

Protège-moi !
Interviens dans ma vie comme tu as pu le faire,
et laisse-moi dans ta fidélité et dans ta miséricorde.
Amen !

Je ne bougerai plus de là,
et de ton amour
Amen !

Seigneur !
Je suis là et tu m’attends.

– Long est le silence entre nous,
lorsque la nuit et l’activité nous séparent,
toi et tes frères.

Tu es sans souci dans les cieux de ton amour.
Moi, les inquiétudes sont là.
Et tu es présent avec moi,
pour affronter le mal et ses péchés.

Ô Seigneur !
Accorde-nous la joie, la grâce, de te connaître.
Délivre en nous, les rires de l’ivresse,
Et la détente dans ton amour.
Garde-nous de la force du mal,
Et place près de nous, l’un de tes anges gardiens.

Pourquoi tant d’illusions, pourquoi tant de désillusions !
Toi qui es si haut, Toi qui es si bon,
Toi qui montres tant de tendresse dans l’amour.

Ô Seigneur !
Envoie ta troupe d’anges
nous rassurer, nous protéger.
Nous sommes là, nous t’attendons.
La crainte est grande
quand il s’agit de revenir vers toi.

Donne-moi ta foi, ta croyance.
Accorde-moi ton espoir, ton espérance,
aujourd’hui, et dans ma vie.

Tu es le plus fort, le plus puissant.
Ô mon Seigneur !
Sois le prince de ma vie !

Je suis là, Seigneur.
Et je t’entends
– Oh ! oui, tu es là et c’est bon pour moi
de t’accueillir, de t’entendre.
Ceci est presque une prière.

Pour t’entendre Seigneur,
j’ai à te donner mon attention et ma conviction.
Ah ! Ces gestes, Seigneur, pour t’accueillir.
Et toi tu nous regardes, médusé par nos convictions.
Oh ! oui, notre amour te surprend,
Et nous te disons que nous t’aimons,
Je te dis que je t’aime,
Toi, mon Seigneur, mon Très Haut !
Amen !

Aude 97