La libération du secret de famille

Comment le Seigneur conduit l’affaire !

C’est au cours d’une septicémie, traversée en mars dernier, que le constat est tombé. Je me sentais libre de beaucoup de responsabilités, avec un certain nombre de pardons déposés, mais il en restait un, pour une affaire dévastatrice : celui d’un secret de famille. Il m’avait été révélé par deux tantes à l’orée de leur départ de ce monde ; elles en avaient été encombrées leur vie durant. Et depuis, ce secret est resté suspendu à un improbable oubli qui pourrissait ma vie. Voilà, c’est le sens que je trouvais à cette épreuve de la septicémie ! Je n’étais pas encore prête à laisser guérir ce bubon, et donc à prendre mon dernier envol  !

Dans le parcours chaotique de ma vie, le génocide du Rwanda, comme celui de la Shoah, m’avait rejointe profondément ! Le mémorial de la Shoah à Paris a d’ailleurs organisé un temps mémoriel pour le génocide du Rwanda. Et parmi tous les témoignages, ceux des rescapés chrétiens m’ont touchée particulièrement par l’évocation du pardon dans leur parcours ! Dans les horreurs ou les atrocités évoquées, ces êtres avaient trouvé auprès du Seigneur, un secours ! Ils avaient cheminé avec lui, dans les méandres du pardon, et ils étaient devenus libres.

délicieuse fleurs de myosotis ou en anglais Forget-me-not

Toute proportion gardée, j’en étais bien loin encore ! Mais dans le parcours de ma maladie, grâce à la diligence des médecins, j’ai été guérie ; il restait cependant une urgence à accomplir ! Et le Seigneur a conclu l’affaire ! Dans les quinze jours qui ont suivi, il m’a emmené dans une drôle d’expérience. J’ai été inspirée à aller regarder sur Arte, un film en trois  épisodes d’une heure que j’absorbais d’une seule traite.

J’avais déjà expérimenté comment le Seigneur pouvait conduire par des lectures appropriées, journaux ou livres1, vidéos ou films, et même des émissions télé, enfin par toutes sortes de moyens. Cette fois-ci l’enseignement ne s’était pas produit immédiatement. L’histoire2 de cette femme dans « un amour fou » s’enchevêtrait avec celle d’une enfant ; des scènes s’interpellaient sans cohérence immédiate. L’histoire d’une vie en puzzle, à reconstituer. Je n’en saisissais pas le sens.

C’est le lendemain, en me rendant dans mon lieu de prière, devant le tabernacle, où la Gloire de Dieu s’était révélée3, que la chronologie du film va se rétablir dans ma tête et que je vais en saisir la proximité avec mon histoire et ce secret de famille.

Une petite fille est en voiture avec ses parents. Elle aperçoit des gamins de son école en surplomb de la route. Ils lancent de grosses pierres sur le car qui la précède. Elles atterrissent sur le pare-brise de la voiture qui part en vrille. Elle reste orpheline et, à l’âge adulte, croise l’un des gamins. Elle va développer un plan machiavélique de vengeance et là, c’est un sentiment d’horreur qui va me saisir : je ne peux pas adhérer à cette sauvagerie, une vraie diablerie ! Un sentiment de révolte émerge. La projection se fait à l’envers. Ce n’est pas moi ! Et cet effroi, c’est le déclencheur du pardon. L’effacement du secret familial, la libération de ce chancre !

Cette proximité entre les deux histoires, quoi que divergentes par la conclusion, avec l’effroi ressenti, me bouscule. Seule une intervention divine, pouvait déclencher cet incroyable sentiment de libération.

Le pardon dont Jésus nous a fait la publicité, et bien, c’est en fait lui qui s’en occupe et avec quelle maestria ! En fait, Il nous invite à lui partager le fardeau, le joug. Le pardon alors est une clé qui Lui est remis et qui ouvre le cœur à Sa grâce de miséricorde  ! Cela a pris du temps, entre trois et cinq ans, après le choc de la découverte du secret, et ce n’était pas un bon et délicieux secret ! Malgré les décisions répétées de pardonner et la repentance d’être dans l’incapacité de le faire, il m’a fallu du temps pour mûrir le détachement et être capable de me projeter dans le lâcher-prise ou plutôt dans les bras du Seigneur !

Le temps aussi de se réaffirmer dans son identité, pour passer de victime engluée dans un passé douloureux, à la victoire avec le Christ ! C’était un chemin ardu ! Et la façon dont il a guidé les événements m’invite à le recommander fortement pour la conduite des affaires ! Question de voir Sa miséricorde à l’œuvre, Sa signature !

Merci au Seigneur de Gloire !

J’aurais aimé aussi vous partager les grâces reçues en lien directe avec cette libération, les fruits de la repentance et du pardon. Ils font une percée dans le deuxième ciel4au dessus de nous ! Et quelle percée ! Vous pourrez en découvrir une expression dans l’histoire : un souvenir d’or ! »

Aude Chapat, le 3 décembre 2021

1J’en témoigne dans 2 histoires du livre « les petites histoires du Vent »

2« Arté  « Un amour fou », un thriller psychologique d’Ingrid Desjours, réalisé par Mathias Gokalp.

3En septembre 2018, voir le texte « la Gloire de Dieu »

4Cela fait référence aux 3 ciels : le nôtre, le second ciel, celui des esprits diaboliques, et le Ciel où Dieu règne.

2 commentaires sur “La libération du secret de famille

  1. Aude, tu as choisi un engagement qui n’est pas le mien, nous le savons toutes deux. Cela n’empêche en rien d’accompagner et d’apprécier le chemin intime que tu accomplis et la description que tu en fais.
    Il y a de la justesse, du raffinement et du courage.
    Dominique

    J’aime

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