petit psaume 11 d’aujourd’hui, Non recommandé aux tièdes !

    - Ô mon Seigneur !
    mon doux Seigneur,
        je t'aime,
    et je te considère  
        comme mon Père,
    Éternel et passionnant.

Prends le temps de m'expliquer,
ce que tu veux de moi et de ma vie.

        Regarde la joie 
    que tu mets dans mon cœur.
    Ô mon Seigneur bien aimé !
        Ne me lâche pas.
Regarde-moi œuvrer à ton amour, 
        à ta passion...
        à ta dérision, 
    lorsque l'humour est là

        Ô mon Seigneur !
    Soit mon bien aimé,
        mon amoureux.
        Que tu m'aimes,
    et que je te sois fidèle.

           Ô Seigneur !
        Je ne lâche plus,
        j'entre dans la Vie.

    Ô mon Seigneur bien aimé !
        Et Thérèse m'inspire,
          ou ton Esprit, 
       avec Marie, qui veille.

        Ô mon Seigneur !
    Donne-moi l'occasion de t'obéir,
    et d'accepter que tu sois
        au centre de ma vie,
            le pilote.

    À Dieu, mes besoins réels !
    Je m'abandonne à toi, Seigneur.
        Je renonce à lutter,
         Ô mon Seigneur !

Toujours, tu resteras à mon écoute, 
        et à ma veille.
    Sois remercié pour tout ça,
    et tout ce que tu donnes.
       Prends pitié de moi !

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Un silence tranquille

En ce lundi de pentecôte, le projet était de me rendre à vélo dans cette abbaye où j’avais quelques relais. J’avais calculé mon parcours pour être à l’heure à la messe et le résultat était que j’ai eu 3/4 d’heure de retard ! J’avais mal dormi et je tempêtais en mon fort intérieur : Seigneur tu aurais pu me guider et m’avertir, voir prendre la conduite des choses, comme tu sais le faire ! Ah non ! Ça ne collait pas ! Silence en retour. Je me suis sentie abandonnée. Avais-je pris l’initiative sans lui demander et lui avais-je déplu, pour ce silence en réponse ? C’était pas top, après plus de 2 mois de confinement, de louper ma 1ère messe. Mais étrangement, je me sentais sereine. La communion ne serait pas encore distribuée et je pourrais y goûter : j’avais pu assister, chaque jour, à la messe sur internet et ça avait déjà été bien nourrissant !

Quand je suis enfin arrivée, dans la belle église, tout était calme. Il n’y avait personne sauf le frère sacristain. En fait, c’était la messe de semaine et elle se donnait à midi : j’avais une demi heure d’avance ! Alors j’ai compris le silence du Seigneur. En dehors de ma panique, il n’y avait pas à s’inquiéter. Je me suis offert une place bien en avant. Et au moment de la communion, surprise :

Cette famille amie était juste là, à côté. Ils n’avaient pas pu se rendre à la plage encore interdite d’accès et s’étaient orientés vers l’abbaye. Ils y étaient arrivés juste à temps pour la messe, sans trop l’avoir prévu. Le Seigneur voulait nous réunir ainsi. Et nous avons pu pique-niquer ensemble dans un très bel endroit, sorte de jardin à l’anglaise avec pelouse et pivoines, à l’ombre d’un bel arbre. Et après avoir partagé nos aventures et expériences, je les ai quittés pour rejoindre le frère Georges (1) qui m’a ensuite permise de retrouver le père abbé, pour un entretien impromptu.

Le retour à 2 roues fut une expérience un peu inoubliable, après 2 mois de confinement ! Mais quelle journée ! Et puis, c’est aussi l’expérience de s’essayer à la volonté du Seigneur. Être dans le chemin qu’il a prévu avec ses belles surprises Et ne pas désespérer : Ses silences ne veulent pas signifier abandon, juste confiance !

(1) voir le texte, sur le blog : retour divin

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lieu des martyrs

Lyon, septembre 2018. Le procès se tient demain1. Mon déplacement s’est programmé au dernier moment mais déjà la veille, le Seigneur avait déposé un signe (voir le texte « La gloire de Dieu »)

Dès mon arrivée, je me suis dirigée vers Fourvière pour saluer Notre Dame et contempler la ville. Et là, c’était une bonne entrée en matière. J’avais rendez-vous avec mon hôtesse dans le quartier de Saint Just, près de l’église Sainte Irénée, et je pouvais m’y rendre en marchant à pied en découvrant cette ville que je ne connaissais pas.

En descendant de Fourvière, je traversais le site gallo romain et c’est là qu’il s’est passé quelque chose : à la hauteur de la pelouse, devant le théâtre, j’ai été saisie par une odeur de fauve !

Dans ces cas-là, vous regardez autour de vous pour apercevoir, quoi un centre hippique, quoi un cirque avec des fauves. Mais rien en vue, et au centre de Lyon, cela avait un côté un peu exotique. C’est ma réflexion d’alors !

J’avais devant moi une grande étendue herbeuse, oblongue, beaucoup moins vastes que le Circo Massimo, à Rome, où s’étaient déroulés l’année passée, à la pentecôte, le rassemblement du Renouveau Charismatique2. Le rapprochement va se faire quand je vais évoquer avec mon hôtesse, cette expérience d’effluves.

Elle va m’indiquer que c’était là que les 1ers chrétiens ont été martyrisés et je pensais à Sainte Blandine. Je m’en souvenais car petite, j’avais étudié la vie des saints au cathé. Reste que dans les textes de références, il est évoqué un autre lieu, l’amphithéâtre des 3 Gaules. Je ne l’ai pas visité, mais je porte plus de crédit à mon expérience qu’aux écrits dont les origines sont un peu flous et puis comme à Rome, il a pu y avoir plusieurs endroits où des chrétiens ont été martyrisés.

Il reste que cette présence ne pouvait que me surprendre. Le Seigneur nous fait parfois ressentir des effluves de lys, de myrrhe et d’encens, mais là, de fauves, c’était surprenant. Je devais être là, devant ce lieu de martyrs, mais je n’ai pas imité la petite Thérèse qui au Colisée, à Rome, avec sa sœur Céline, avait été embrassé la terre qui avait reçu le sang des martyrs.

Puisque j’étais à Lyon pour le procès, je vous partagerai un autre petit miracle. L’agresseur de Léa n’avait pas reconnu sa responsabilité et les relevés d’empreintes n’avaient rien donné. Il restait la certitude des enquêteurs que cet homme était bien le responsable de l’agression, une parmi 4 autres, une cinquième devant être soumise à une autre cour d’Assise.

Pour une raison inconnue, en tout début de la 1ère après midi, l’agresseur a pris la parole et a reconnu que c’était bien lui pour Léa. Que le souvenir lui était revenu en prison, à la lecture de la déposition. Cette dénonciation était pour moi incroyable et miraculeuse. Léa allait pouvoir être entendue comme victime et ne pas sortir encore plus blessée, de son procès. Elle avait accepté d’entrer dans cette démarche éprouvante pour que d’autres femmes ne puissent pas être agressées, de nouveau, par cet homme.

Comment ne pas remercier le ciel pour ces cadeaux inattendus et tellement importants. Que ce soit cette messe du dimanche soir, avant le départ, que la traversée des vestiges gallo-romains ou même le miracle du procès. À travers ces effrois, je peux vous assurer de son incroyable présence : Il est vraiment là !

1 Voir texte « la Gloire de Dieu » 2 Voir le texte « Un signe s’il te plaît »

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Alerte, à la Vigne du Seigneur !

…Un maître de maison sortit de grand matin, afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne …..Matthieu 20,1-16

Le phénomène s’est fait visible lors de la sortie « des petites histoires du Vent ». Entre témoignages, relectures, sponsors et divers soutiens amicaux et techniques (1), les non-croyants étaient au rendez-vous ! Imaginez-vous, sur les 15 personnes qui ont participé de près ou de loin, à la réalisation et à la diffusion du livre, dix étaient réputées non-croyantes ! Les deux tiers, bigre !

Il m’était déjà arrivée de partir seule dans des projets, et de nous retrouver à 15 participants, à la fin des opérations. La particularité de cette fois-ci, c’est le foisonnement des aides venant de personnes pour qui Dieu n’était pas vraiment une connaissance, ni un intime ! Bon, les non-croyants sont aujourd’hui largement majoritaires dans le pays, mais tout-de-même, c’est surprenant ! Alors voici les dernières surprises agréables…

Le copain d’ Hugo, baptisé, mais non-croyant, s’est rendu à une réunion qui a pour but de créer du lien entre entrepreneurs, pour faire des affaires. Et donc, il croise une femme qui est dans la communication et qui, en même temps, pilote une radio chrétienne. Alors qu’il l’aborde, il pense à la mère de son pote Hugo, branchée, elle aussi, sur le Bon Dieu. Ce n’était pas prévu, mais il lui demande l’autorisation de nous mettre en contact. Et il m’en parla, et la rencontre a lieu. Elle se traduira par la radio-diffusion d’une vingtaine d’histoires, au moment précis du lancement du livre. Un  incroyable cadeau !

La seconde opération mémorable est l’inscription au salon des écrivains catholiques de Paris, vraie lettre de noblesse pour une jeune auteure, d’une édition de province. Lucie (2), me le propose, mais un parrainage est demandé. Résolument non-croyante, elle dénoue le problème, grâce à l’une de ses amies très pratiquante, qui, elle-même, est en lien avec une auteure adhérente de l’association. Pouvoir compter sur un tel soutien était vraiment un challenge, mais Dieu se débrouille pas mal pour trouver des chemins et réaliser ses desseins, et les affaires se font, malgré tous les obstacles, quand Il le décide.

Enfin, c’est un journaliste d’un quotidien régional que je rencontre et qui rédige un très bel article sur le livre. Et cet article montre combien, l’œuvre est accessible aux non-croyants ! Un indice pour une vraie mission qui se profile : aller vers ceux qui ont tourné le dos au mystère de Dieu ; témoigner des agissements secrets de Dieu, et ce qui est expérimenté par des chrétiens, en dehors des discours officiels !

Et puis, je suis une maman qui va vivre un moment inoubliable ! N’ayant pas de diffuseur pour le livre, je recherchais des adresses de libraires chrétiens. Je savais qu’Hugo, avait travaillé sur un contrat pour géolocaliser les lieux de vente. Il avait refusé de me transmettre les fichiers. Mais, c’est en pianotant sur internet, à la recherche de données que je suis tombée sur son travail. Très émouvant ! Je me trouvais là, en ce début de soirée d’hiver, devant le travail de mon fils Hugo  ! Fou, fou ! Internet n’a pas de secret pour le Seigneur et il passe à travers nous, sans distinction. Chacune de ces petites expériences me renforce dans l’acquiescement qu’Il est là, qu’Il veille et qu’Il comble ! Un discernement dans le mouvement, plutôt sympa !

Ce qui m’a donné envie de témoigner de ces étranges ouvriers du Royaume, c’est ce pincement de solitude, un soir de confinement. L’écho de ce petit blues, c’est Emma en Californie (3) qui l’a reçu. Nous avons pu échanger, elle, le matin, et moi, le soir, et mes nuages se sont dissipés. Notre relation avait fait l’objet d’événements, déjà bien improbables. Dans ce moment d’inconfort, j’ai retrouvé la joie. Je présume que le Seigneur avait envie de me faire goûter à la bienveillance d’Emma, pour ne pas avoir trouvé quelqu’un de plus proche géographiquement ou de plus disponible !

La question reste entière : pourquoi le Seigneur passe-t-Il par des non-croyants pour faire avancer Son œuvre ? Prépare-t-il les cœurs ? Et là, il s’agirait d’une autre affaire, celle qui concerne la liberté des hommes et la volonté de Dieu ! Ce que j’aime confirmer, c’est qu’Il se donne dans le mouvement, et que nous avons à repérer les signes de Son attention et de Sa tendresse pour nous, et aussi de découvrir quelle mission nous est dévolue.

(1) Excepté, bien sûr, le domaine spirituel (2) Lucile témoigne aussi dans l’histoire de « la Bouée » (3) Récit dans le texte « Rencontre avec Emma »

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Hélène sur les remparts !


Ou les confidences d’Hélène


Dans ce bocage normand, Hélène avait découvert le renouveau charismatique, dans ses tout débuts. Elle aimait évoquer les assemblées d’Ars, où le Seigneur avait prodigué des miracles. Elle aimait aussi témoigner de son chemin de foi, de ses combats, de son espérance en ces jours qui se rapprochaient de sa rencontre avec le Seigneur, et de sa mission de veille sur les remparts, quelle que soit le temps, la chaleur, les bourrasques, les pluies diluviennes…

Pour elle, dans cette sagesse des derniers temps, l’important était de veiller : le monde est dur, y compris pour les aînées, et un jour qu’elle se désespérait du trop-plein de persécutions, par une personne proche, elle a reçu cette locution d’un ton fort du Seigneur  :

« mais dit donc, Je suis mort pour elle, moi ! Et toi, qu’est ce que tu fais ? »

Cette motion a chamboulé Hélène, comme un aiguillon, dans sa foi, dans les moments où le navire tangue un peu trop fort ! « Ça a changé ma vie. C’était tellement inattendu, et avec une forte tonalité, me confie-t-elle ! C’est une grâce que j’ai reçue et qui m’empêche d’avoir peur, d’attaquer et de vouloir du mal. Je bénis maintenant et je peux aller jusqu’au bout car le Seigneur est là, bien présent. Et bénir, c’est vouloir du bien ! »

Et elle trouve sa place dans ma recherche : Jésus nous parle rarement directement et je lui ai proposé d’en témoigner. Et Hélène s’en est réjouïe. Nos appels sont souvent à prier pour la guérison, pour des miracles, pour le retour du Christ, mais au menu, il y a aussi celui de prier les uns pour les autres, et particulièrement de prier pour les personnes qui nous persécutent :

Et moi, je vous dis : aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent(1).

Je lui avais partagé que dans la bénédiction, nous mettons Jésus entre nous et la personne (2). On est ainsi moins seul et le bénéfice, c’est de cesser de mouronner sur notre blessure, nos incompréhensions et notre souffrance, face au mal qui nous saisit. Et pour vous y aider, vous pouvez prendre autorité : ‘au nom de Jésus’ (3) Car Jésus est là, et en s’interposant, il se fait présent au monde, et la souffrance prend alors du sens : avec un peu plus de Lui, ‘ici et maintenant’. (4)
Rendre Jésus, un peu plus présent au monde, est une bénédiction pour ceux qui veillent sur les remparts !

(1) Matthieu 5, 43-44 et Luc 6,27-28. (2) Voir le texte « Réconciliation avec soi-même » du livre « les petites histoires du Vent ». (3) Voir aussi le texte « Le petit Jean ». (4) Voir le texte du blog, « bénis-là »

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Dernière messe à Notre Dame, avant le départ.

C’est un des moments forts, un joyau de mon souvenir avec Maman que je vous partage. Elle devait partir pour le sud de la France, et compte tenu de la progression de sa maladie, Noémi ma sœur avait organisé son séjour dans une maison de repos protestante. Maman y avait séjourné à la suite d’une chute qui l’avait immobilisée, et avait bien apprécié ce lieu d’accueil.

Johan, mon frère, avait prévu de l’emmener en voiture, un dimanche après midi et je suis venue la chercher ce matin-là, pour assister avec elle, une dernière fois, à la messe de Notre Dame.

Imaginez vous : Notre Dame de Paris, en ce début d’été 2005. La cathédrale était comble et recueillie. Le service était organisé par les fidèles, et sérieusement, pour endiguer le flot humain !

C’est au moment de la distribution de la communion que le petit événement s’est passé : j’ai ressenti l’envie d’aller communier à un vieux prêtre. Mais nous n’étions pas dans la bonne la file. Je ne comprenais pas ce qui m’attirait ainsi vers lui : mais Maman elle, sans que je lui en ai parlé, s’est dirigée tout droit vers lui, traversant le bel espace devant l’autel, au mépris de toute organisation !

Je l’ai suivie benoîtement car qui peut contrarier une personne désorientée, sans risquer de faire face à une agitation incontrôlée ? Et nous avons pu communier toutes les deux, à ce vieil homme !

L’intrigue pour moi restait intacte : pourquoi avions-nous eu ce désir, et merci à Maman d’avoir été jusqu’au bout, tranquillement ! Je me décidais à la fin de la messe, à demander à rencontrer cet homme et ce n’était pas évident, mais Notre Dame était notre ancienne paroisse(1), et j’en ai eu le courage.

Il est venu, interrogatif sur le sujet de notre demande et je l’ai rapidement mis au courant du voyage de Maman, départ qui s’avérera définitif. Nous avons alors évoqué le père Steinmann (2) et Maman a précisé qu’elle avait participé à ses conférences. Le prêtre ému nous confia, qu’alors jeune prêtre à Notre Dame, il l’avait bien connu. Il nous a partagé la dernière parole qu’il avait reçue de lui, avant le départ de Pétra (3), évoquant l’ouverture de Vatican II, « qu’est-ce qui va sortir de bon de tout ça ? »

Notre Dame de Paris, dite la Vierge du Pilier

Alors Maman reçut sa bénédiction, le prêtre évoquant son départ comme un pèlerinage . Nous étions comblées. Après un rapide déjeuner, en compagnie de la fidèle Yvonne, elle est partie en voiture avec mon frère Johan.

L’esprit Saint peut déposer des motions dans nos cœurs. A nous de les ressentir et de le laisser nous guider sûrement. Il prend soin. Peut-être que la rencontre était pour ce prêtre, car sa spontanéité, m’avait beaucoup surprise, comme si il pensait encore à Steinmann….

Signe du Seigneur ? lors d’une retransmission de KTO, je regardais étonnée dans le chœur de Notre Dame, un vieil homme solitaire, prêtre, au pied du pilier, pas très loin de la statue de la Vierge à l’enfant, écoutant l’oratorio, chanté par la maîtrise de Notre Dame pour fêter ses 90 ans . Était-ce lui ? Ce vieil homme solitaire… J’aime à le penser, les dates concordent mais le sentiment qui m’a submergé alors, c’est la tristesse : dans cette cathédrale aux somptueux bouquets, pas un enfant pour lui offrir des fleurs. Dans cette solitude visible, la maîtrise était restée derrière, dans le fond du chœur. Pourquoi ne l’a-t-elle pas entouré ? Oh que tout cela était bien triste !

(1) Notre Dame était alors paroisse, Maman s’y est mariée. J’y ai fait ma 1ère communion et ma confirmation. Elle devenue une basilique (2) Steinmann était abbé de Notre Dame depuis plus de 15 ans : c’était un homme remarquable.(3) Plusieurs récits font référence à Pétra,où en 1963, le groupe de Notre Dame animé par Steinmann, a disparu dans l’oued en cru.

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Petit psaume 10 d’aujourd’hui. Être lié à toi !

Ô Seigneur, je t’aime !
Tu es le Très-Haut,
le très aimé.
Tu es pour nous le projet
d’être le plus grand des patriarches,
et tu veilles sur notre destinée.

Ô mon Seigneur !
Que la lumière irrigue l’amour de ta relation.
Que ta demeure soit toujours celle
que tu imagines dans l’univers de nos pensées.
Sois le plus grand de l’adoration,
qui est notre lot quotidien.

Ô mon Seigneur !
Tu es,
et je te suis,
dans toute la solitude
de cet amour.

Ô grâce, Ô bonheur d’être ton enfant!
Montre en nous l’absolue nécessité,
d’être lié à toi,
d’être à ta dévotion,
de prendre part au repas des grands.

Je t’aime, ô mon Seigneur !
Et la confiance que tu me donnes,
en recevant ces textes,
irrigue l’univers cahotique de ma soif !

Ô mon Seigneur !
Que tu sois le jour du plaisir,
que le sens est dur pour moi,
et que la joie est grande,
de te recevoir ainsi.

Ô merci mon Seigneur !
d’être ce réceptacle,
de ta pensée et de ton désir.
Je t’aime.
Alléluia, ô Seigneur !
Chanter, ô Seigneur !

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Les petits cadeaux au pied du sapin

Ne pas oublier de les ouvrir !

Lors de ma rencontre avec cette responsable de radio chrétienne, l’histoire des cadeaux au pied du sapin, que le Seigneur avait déposés pour nous, Ses enfants, est venu illustrer mes propos .

C’était à Gagnières(1), il y a plus de 10 ans, lors d’une soirée de prière, j’ai eu la vision que le Seigneur nous déposait des cadeaux au pied du sapin et que nous avions à les ouvrir. Cette référence un peu païenne, m’avait surprise et jusque-là, peu propice à un témoignage, sauf que le Seigneur ne donne pas impunément.

J’avais donc eu un long entretien avec cette personne, journaliste catholique, et nous avions abordé différents sujets (évangélisation, témoignages, réforme de l’église et présence des femmes). Je rentrais à la maison avec un vol de mouches noires, dans la tête. J’y étais accoutumée. Mon investissement et mon exigence matchaient bien, et le bilan s’affichait en remarques négatives qui me bombardaient. Le combat était là. Je pouvais bien sûr m’arrêter, prier et remettre au Seigneur ce qui me bousculait.

Une autre invitation s’est présentée et je me suis sentie poussée à m’arrêter dans un de ces magasins, où se trouvent toutes sortes d’objets intéressants, particulièrement pour les petits. Je peux ainsi fournir à ma fille des objets utiles aux apprentissages de ses maternelles, et c’est très sympa de la dépanner ainsi.

Depuis quelque temps lors de mes promenades en vélo, j’étais horrifiée de découvrir sur les bas côtés des routes, les détritus de la consommation, bouteilles et cannettes, comme si la terre pouvait, telle une poubelle, absorber des dégoûtantes attitudes. En plus de la détestation visuelle, je m’imaginais ces détritus arriver, au cours des orages, dans les ruisseaux, les fleuves et enfin dans la mer pour nourrir les poissons que nous allions manger et donner à manger à nos enfants ! A vélo, cela me met dans des idées un peu noires que cette « terre que le Seigneur nous a donnée en partage avec la faune et la Flore,(2 )» soit ainsi souillée par des sauvages, modernes, et leurs bolides irresponsables.

J’avais déjà eu l’occasion de m’arrêter, munie de gants et d’un sac poubelle pour récolter ces choses à terre. Plaisir de se sentir citoyenne de la terre, mais ma ballade devenait une dentelle d’arrêts, pas très sportive.

L’idée « exutoire » m’est venue d’exploiter ces objets délaissés, en les exposant au bout d’un petit bâton de bambou, en une sorte de musée à ciel ouvert, et en un message subliminal aux pollueurs, comme si les fleurs étaient remplacées, aujourd’hui, par cette peste brune des déchets humains.

Et dans l’autorisation que je me donnais à mon retour de réunion, je découvrais dans mon magasin de vrac, oh surprise, ces tiges fines de bambou dont j’avais rêvées 2 ou 3 semaines auparavant. Ouah ! Quel cadeau ! Quelques sorties à vélo vont être émaillées d’arrêts pittoresques, pour créer sur le bord des routes, des bouquets de bouteilles et canettes, en tous genres.

Mais un deuxième cadeau m’attendait pour confirmer l’importance que le Seigneur avait accordé à mon rendez-vous, ou plutôt la joie qu’il en avait ressentie. Je remarquais des paquets de sets de carton ondulé, de jolies couleurs, rouges et bleues. Ils étaient prévus pour les découpages des enfants, mais en arrivant à la maison, je constatais qu’ils étaient juste de la taille de mon livre, et que j’allais pouvoir le présenter joliment, opération très raffinée, et joie de mettre en valeur, ce précieux ouvrage ! C’était sans compter que 2 jours auparavant, j’avais capté à la radio, qu’utiliser du carton ondulé en lieu et place des plastiques à bulles, était écolo-responsable. Le teasing était récent et m’avait comblée : être ainsi en concordance avec le projet du Bon Dieu, « pour que votre joie soit parfaite ! »

Enfin dernière surprise : la rencontre d’un frère de l’église qui me raconta son escapade en vélo pendant 2 mois, en Europe.

Quand je suis rentrée à la maison, tous ces « hasards » m’avaient remonté le moral. Bien sûr ce n’est pas de la haute théologie, mais c’était tellement délicieux, ces fruits d’intimité ! Le partage avec le Seigneur agit à tous les niveaux, y compris dans le petit quotidien. Il nous connaît, connaît nos failles et sait comment nous soutenir et nous encourager. Il réserve à Ses enfants, de vrais cadeaux de Noël !

(1) Le Centre chrétien de Gagnières se trouve dans le Gard. (2) extrait d’un texte reçu il y a quelques temps

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Les secrets du Roi

Mon amie Nicole avec qui j’avais été en Terre Sainte, à deux reprises, m’avait confié que « le secret du Roi » ne devait pas être révélé. Le terme était abscons, son sens un peu vague et mystérieux. À la sortie de mes premiers écrits, nous avions eu un échange houleux : il m’a semblé qu’il devait y avoir quelques secrets révélés…

C’est ce sujet que j’évoquais avec Léonie, dans la voiture qui nous emmenait vers le monastère où nous devions assister à la messe, un dimanche de février (1). Le vent soufflait encore violemment sur les vastes espaces de terres sans culture, mais la tempête s’éloignait. Léonie n’avait pas de réponse biblique en tête, sur l’origine de cet interdit.

La messe était célébrée avec un profond sens du sacré, entre latin et grégorien, sans effet traditionnel. Elle était introduite par un mot d’accueil du père abbé, mot plein de douceur et de bonté. L’assemblée se trouvait plongée dans un silence, un peu mystérieux, dans un rituel lent et plein de beauté.

Il était prévu que je me rende à la librairie, après la célébration pour observer ce qui se passait autour de mon premier livre de témoignages, alors en dépôt (2). Sur une soudaine inspiration, je questionnais le frère libraire, sur cette expression.
Et il avait la réponse. Il me parla de l’ancien testament, prit une Bible et en quelques pages, m’indiqua la citation, dans le livre de Tobit :

Alors Raphaël les prit tous les deux à part et leur dit :
« Bénissez Dieu et célébrez-le devant tous les vivants
pour ce qu’il a fait pour vous !
Il est bon de bénir et de chanter son Nom.
Faites connaître à tous les hommes les actions de Dieu
comme elles le méritent.
Ne soyez pas lents à le célébrer.
Il est bon de tenir caché le secret du Roi,
mais les œuvres de Dieu, il faut les célébrer et les révéler.
Célébrez-les comme elles le méritent.(3)


Cette réponse m’émerveilla. Se savoir dans le projet de célébrer les œuvres de Dieu, même si, et d’autant plus qu’elles se situaient dans la vie quotidienne de nos jours bien ordinaires ! Cela me procurait un sentiment de soulagement et de jubilation. Le couvercle était levé. Je n’étais pas en dehors des clous. Il y avait bien à témoigner de ces choses merveilleuses que le Seigneur déposait discrètement dans nos vies. Le témoignage permettait d’initier à sa présence, de se laisser réjouir et partager Sa joie, apprendre à le sentir, apprendre à bouger avec Lui. Et ce qui m’est apparu et dont j’ai eu la conviction, c’est qu’Il se trouvait dans le mouvement (4) !

Pour me conforter, le Seigneur m’a donné cet exemple : Jésus est le chemin, la vérité et la vie (5) ! Il est la porte. Et avez-vous déjà vu quelqu’un prendre la porte, installé tranquillement dans son fauteuil (6) ? Image éloquente, voire provocante !

Le secret du Roi, ce que j’en comprends, vise à notre édification. J’ai longtemps gardé pour moi la prière du Précieux Sang qu’Il m’avait enseigné, ma prière quotidienne. Je l’évoque maintenant parce que d’autres formes se partagent. C’était mon secret et je ne me sentais pas l’autorisation de le partager.

Le témoignage est au cœur de mon engagement aujourd’hui, comme si je Lui remettais ce qu’Il m’avait donné et dans ce mouvement avec Lui, j’avance vers ce que je ressens comme « l’eau vive »(7) ! Et je vous invite à vous y essayer !

Je veux remercier ici les personnes qui ont partagé leur secret, leur cadeau du Seigneur et qui apparaissent sous un pseudonyme et particulièrement les personnes non croyantes. Oui la plupart des témoignages formidables dans « les petites histoires du Vent » sont issus d’expériences de personnes qui n’ont pas encore rencontré Dieu ! Eh oui ! Incroyablement, le Seigneur leur est présent ! Le Royaume est vraiment ici et maintenant !

(1) À l’abbaye de Notre Dame du Bec Hellouin (2) « Les petites histoires du Vent » de Aude Chapat aux Éditions Amalthée (3) en Tobit 12,6-7 (4) j’en ai eu la confirmation par les enseignements sur la Divine Volonté de Dominique Duten, prêtre (5) Jean 14,6 (6) en dehors bien évidemment des personnes handicapées qui sont en fauteuil roulant (7)  » L’eau vive » que Jésus évoque au puits de Jacob, à la Samaritaine

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Vous êtes tombée du ciel !


Sans se faire mal, ou comment le Seigneur nous guide lorsqu’il a besoin de nous : des moments trop rares !

En ce temps des vacances d’été, le camp de Gagnières (1) était à mon programme. Ce lieu chrétien, au bord des Cévennes, nous accueillait le samedi suivant, pour une nouvelle session du mouvement « Paris Tout Est Possible », dans l’unité des chrétiens. J’avais prévu de m’y rendre avec Fabienne mais un obstacle se présentait : nous hésitions sur le jour du départ. Vu les kilomètres à parcourir, un petit temps de repos avant la session s’imposait, mais Fabienne devait voir son mari avant de partir. Il était alors en déplacement.

Moment de flottement. Mais lorsque j’ai reçu cette motion intérieure qu’il fallait partir jeudi, la ligne de conduite s’est imposée. Cela apaise bien. Cet instant précis reste marqué dans ma mémoire et je me vois encore au croisement, à la sortie de la pharmacie du Centre ville où ça s’est passé.

J’ai recontacté Fabienne, mais ça n’était pas possible pour elle, trop tôt. Elle prend alors l’option de descendre en train, le samedi suivant. Sûr qu’à moins d’être vraiment dans le Seigneur, une pareille situation aurait bien été un sujet de brouille entre amies !

Cela étant, je lui ai embarqué quelques affaires pour la soulager dans son périple en train et me voilà lancée dans la descente en voiture. Je suis arrivée à la nuit tombée, mais peu importe. Ce que j’ai remarqué tout de suite, m’a confortée dans ma décision : il y avait un manque sensible de bénévoles pour accueillir les arrivants. Le malin avait joué la division dans l’unité et bon nombre de bénévoles avaient déserté. La session devait rassembler environ 600 personnes, et les petites mains étaient bienvenues, pour mettre sous enveloppe les badges et autres documents, accueillir les arrivants et décoincer la nouvelle application qui venait juste d’être installée, et qui boguait et sur laquelle, ô miracle, j’avais travaillé au bureau.

C’est ainsi que le chef de camp me reçut avec cette phrase : « tu es tombée du Ciel ». C’était un peu sympa et ô combien joyeux, car tout se mettait en musique pour que les événements se passent bien. Cette phrase, il la renouvellera à chaque rencontre, avec beaucoup de joie ! Que désirer de plus ?

Et pour que la joie soit parfaite, les frais que je devais partager avec Fabienne ont été compensés par les repas pris en charge pour les bénévoles, et même avec une petite gratification !

Une petite ombre au tableau, cependant, un regret. Le dernier soir, lorsque les bénévoles ont été appelés pour être remerciés, et applaudis par les participants de la convention, Olivier en passant m’a invitée à les rejoindre et j’ai refusé : trace de fausse humilité ! C’était le Seigneur qu’il fallait surtout honorer ! Ça aurait pu être l’occasion de témoigner de cette aide du Seigneur à la Convention, de Son encouragement. Mais la joie dont je me suis privée, que je n’ai pas reçue sur l’estrade, je l’ai ressentie en rédigeant ce texte pour témoigner. La joie est revenue.

Pour me recaler sur le déroulement des événements, j’ai consulté les petites notes du journal de mes affaires avec le Bon Dieu. En ouvrant le cahier, j’ai ouvert sur la page que j’avais rédigée, un certain samedi 19 août 2006. Que dire de plus ? Je l’ai pris comme un signe d’encouragement. Il voulait confirmer le témoignage, pour que notre confiance en lui soit parfaite.

Aux sessions suivantes, c’est avec beaucoup de joie que j’ai recroisé Jean Louis et son fidèle acolyte Olivier : cette expérience, en même temps originale et pleine de la tendresse du Seigneur, montrait combien Il pourvoit.

Voilà pas facile de lâcher prise ! Il nous laisse expérimenter pour mieux capter Sa volonté. C’est comme une langue que nous avons à apprendre, syntaxe, accent et vocabulaire. Mais quand il a réellement besoin de nous, là, sans ambiguïté, il nous emmène  ! Expérimenter est vraiment le point de départ.

(1) Gagnières est un centre de rencontres chrétiennes dans l’Unité, situé dans le Var. Il a été fondé par Thomas Roberts et des membres de la communauté protestante. Il y installa la tente de l’Unité qui sera prêtée, dans ses débuts , à la communauté du Chemin Neuf. Voir aussi le texte « un nuage vagabond » dans le livre « les petites histoires du Vent »