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Témoignage d’intercession !

Ces trois femmes revenaient de leur périple dans le nord de la France, sur les lieux des combats de la guerre de 14-18. Elles avaient été invitées par Fabienne et son mari (1) et quelques amis s’étaient joints pour entendre leur témoignage.

Le projet de venir d’Afrique du Sud pour intercéder en France sur les lieux des sanglants combats de la 1ère guerre mondiale, était venu d’une prophétie dans leur Église. Ces protestantes évangéliques s’étaient engagées et cela se traduisait par 10 jours pris sur leurs propres congés, le voyage aussi à leur charge, mais reçues en France par l’hospitalité évangélique, comme Fabienne (1) et son époux le faisait présentement.

Elles étaient sur le retour et le témoignage poignant de leur engagement, le voici. Elles ont été de cimetière en cimetière, datant de la guerre de 14-18, pour intercéder. C’était des démarches très éprouvantes. Et les émotions étaient tellement intenses qu’elles finirent par se décider, enfin, à arrêter. Elles ne pouvaient plus continuer. Alors le Seigneur insista pour qu’elles visitent un ultime et dernier lieu. Et elles s’y rendirent !

Quelle ne fut pas leur surprise de sentir, en ce lieu, une atmosphère apaisée ! Point de tourment ! Une atmosphère radicalement différente de celles qu’elles avaient vécues. Elles cherchèrent à comprendre et en consultant les archives des missions précédentes, découvrirent que ce cimetière avait été visité, juste l’année passée. En les amenant là, le Seigneur avait voulu leur faire ressentir les fruits de la précédente mission pour les édifier et les rassurer sur le sens de leur épreuve et la réalité des fruits, que leur engagement avait vraiment un impact dans le Ciel !

Ce n’était pas la 1ère fois que j’entendais des protestants évangéliques être appelés à prier ainsi pour la France. Ruth Heflin(2) avait fait un jeûne de 40 jours, dans les années 90, pour la conversion de la France, et plus récemment des chrétiens du pays de Galles étaient venus en délégation, prier et intercéder pour les soldats morts au combat, sur les plages du débarquement, en Normandie. Un car entier s’était déplacé pour cette mission, allant de plages en plages, sans oublier à chaque étape, la pause thé bien organisée et fraternelle !Les amis évangéliques de Lisieux avaient été leur guide.

Que penser alors de la tiédeur de notre société ? France qu’as-tu fait de ton baptême ? Je me risquerai à cette conclusion : nous avons été des insensés, voire des fous d’ignorer les évènements surnaturels qui s’expriment dans nos vies et dans la trace et la présence des saints sur notre terre de France. Ce sont des puits cachés de grâce et de guérison. Bien sûr, il y a le monde du malin, on ne l’évitera pas. Mais taire et cacher les forces du mal, c’est aussi se priver des signes de la présence de Dieu dans nos vies , et l’expression Sa Gloire !

(1) Fabienne que vous retrouverez dans le texte « vous êtes tombée du Ciel ». (2) Pasteure évangélique, Ruth Heflin a été particulièrement portée à parler de la Gloire et plusieurs livres ont été publiés sur ce sujet .

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Un sachet de râpé

Le petit groupe d’enfants qui se préparaient au baptême, emmené par le père Ambroise, allait passer quelques jours dans la communauté de St Georges Motel, à quelques encablures de là où nous habitions tous. Ambroise m’avait sollicitée pour ce week-end, et une fois de plus je râlais, car vivant seule avec mes deux enfants, les engagements n’allaient pas jusqu’au week-end !

Mais résiste t-on à la bienveillance ? Alors non seulement, il s’agissait d’assurer toutes les activités, – en dehors des parties de foot, heureusement, mais Ambroise me demanda en plus, puisque je participais à des formations charismatiques, d’assurer l’enseignement sur le Saint Esprit (comme si c’était une exclusivité de ces groupes, mais il faut bien reconnaître qu’ils aiment à le fréquenter !)

Et là, rebelote, je râle, car je n’ai pas que ça à faire ! Alors à la réunion préparatoire, Ambroise répartit entre les enfants, suivant ce que chacun peut apporter, les denrées alimentaires nécessaires au week-end, et ceci comme d’habitude avec beaucoup de subtilités. Il restait quelques aliments, dont nous nous chargerions tous les deux. Et c’est en faisant les courses, au rayon des fromages que j’ai été poussée à prendre un gros paquet de gruyère râpé, ce qui n’était pas prévu dans les prérequis, drôle d’intuition.

Et là, des années après (oui, 20 ans déjà), je me revois encore parcourant les gondoles remplies de fromages et mue de façon empressée, à me saisir d’un gros paquet. Bien sûr, presque toutes les mamans ont déjà expérimenté ces impulsions qui vont s’avérer une belle occasion ! Mais là franchement, il me faut vous conter la suite.

Le premier soir du week-end, le père Ambroise envoie 2 garçons chez les sœurs pour cuire les pâtes, prévues au dîner. Nous n’avions que 2 petites plaques et nous étions bien 12 à table. Les jeunes partent avec leurs 2 paquets, et malgré le questionnement des sœurs sur la quantité nécessaire, reviennent avec un grand faitout de pâtes, rempli aux 2/3. La sauce aidant, il restera largement de quoi faire un second repas et c’est là que le fromage râpé a trouvé sa place inédite !

À notre dernier repas, je revois les jeunes se régalant des pâtes au gruyère que nous avions préparées. Et que c’était bon de voir le Bon Dieu à l’œuvre pour que notre joie soit parfaite. Quant à l’enseignement sur l’Esprit Saint, ils étaient tous très attentifs, mais il y en avait un qui grattait et grattait, c’était Ambroise !

L’alchimie de ces journées qui m’avaient bien bousculée dans mon emploi du temps bien serré, c’est ce souvenir inoubliable que j’ai plaisir à vous partager  ! Un moment d’ajustement de notre volonté à Sa volonté ! Un petit temps d’apprentissage pour d’autres missions comme celui d’écrire pour partager et témoigner de Lui…

Quoi de petites choses, pour des instants bien vivifiants, avec un pilote hors pair, qui vous mène là où vous ne le voudriez pas, mais qui donne de la joie, et que l’on appelle l’Esprit Saint, et enfin qui est bien avec l’ami Ambroise.

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On en parle …

Des femmes dans l’église ?!!

Tant que le problème de la présence des femmes sera envisagé à partir de la situation existante, cela risque fort de tourner en rond, entre les interdits et le conformisme. S’autoriser à sortir du système peut ouvrir à d’autres réalités et donc d’autres solutions…

Dans La Croix du 24 juin, l’article de Pascal Wintzer (Mgr) évoque : « Le Seigneur a appelé et envoyé ses apôtres, partant les évêques qui leur succèdent. » La comparaison des postures est plus qu’aléatoire ! Avez-vous vu des évêques partir à travers le monde pour évangéliser (?) remplis du vin doux de l’Esprit de pentecôte (?) 2000 ans séparent les aînés, des actuels « descendants » et la société a sensiblement changé ! Les femmes élèvent seules leurs enfants, elles font des études (au même niveau que les hommes). Les femmes votent, vont sur internet et ont leur page facebook. Il ne s’agit pas de combler un manque (prêtres et pratiquants) mais de sortir de l’attitude centripète, où tout est ramené à la problématique de l’institution (et moi, et moi et moi) mais de prendre en compte et de soutenir la compétence centrifuge qui se doit d’arroser des terrains coupés de la relation au divin.

Pour être ajusté à ces réalités, nécessité est de s’appuyer sur la réalité externe à l’institution, sur les laïcs, sans discrimination pour les femmes, telle que nos sociétés d’aujourd’hui fonctionnent. Théologiquement, Jésus s’est incarné, alors pourquoi Son église se désincarne-t-elle en restant ancrée sur une réalité d’il y a 2000 ans ? Sa fidélité au Christ n’est-elle pas de s’incarner dans l’aujourd’hui ?

Il est flagrant que les 2 mois de confinement n’ont pas permis à l’église de France de se faire plus visible, à se demander si elle a pu profiter de ces 2 mois pour faire un bilan qui s’impose et aussi une remise en question (quoi une retraite…!)

Si j’écris, c’est qu’en tant que femme engagée dans mon église, mais sans reconnaissance officielle, je perçois que l’enfermement constaté (en auto-production) façonne des prisonniers et que nous, femmes, avons la liberté et même l’obligation de penser et d’agir et donc de porter secours à ces « prisonniers ».

Mme Anne Soupa a eu cette conviction en se portant candidate à Lyon, et c’est un chemin qui s’est ouvert !

petit psaume 11 d’aujourd’hui, Non recommandé aux tièdes !

    - Ô mon Seigneur !
    mon doux Seigneur,
        je t'aime,
    et je te considère  
        comme mon Père,
    Éternel et passionnant.

Prends le temps de m'expliquer,
ce que tu veux de moi et de ma vie.

        Regarde la joie 
    que tu mets dans mon cœur.
    Ô mon Seigneur bien aimé !
        Ne me lâche pas.
Regarde-moi œuvrer à ton amour, 
        à ta passion...
        à ta dérision, 
    lorsque l'humour est là

        Ô mon Seigneur !
    Soit mon bien aimé,
        mon amoureux.
        Que tu m'aimes,
    et que je te sois fidèle.

           Ô Seigneur !
        Je ne lâche plus,
        j'entre dans la Vie.

    Ô mon Seigneur bien aimé !
        Et Thérèse m'inspire,
          ou ton Esprit, 
       avec Marie, qui veille.

        Ô mon Seigneur !
    Donne-moi l'occasion de t'obéir,
    et d'accepter que tu sois
        au centre de ma vie,
            le pilote.

    À Dieu, mes besoins réels !
    Je m'abandonne à toi, Seigneur.
        Je renonce à lutter,
         Ô mon Seigneur !

Toujours, tu resteras à mon écoute, 
        et à ma veille.
    Sois remercié pour tout ça,
    et tout ce que tu donnes.
       Prends pitié de moi !

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Un silence tranquille

En ce lundi de pentecôte, le projet était de me rendre à vélo dans cette abbaye où j’avais quelques relais. J’avais calculé mon parcours pour être à l’heure à la messe et le résultat était un retard de 3/4 d’heure ! J’avais mal dormi et je tempêtais en mon fort intérieur : Seigneur, tu aurais pu me guider et m’avertir, voir prendre la conduite des choses, comme tu sais le faire ! Ah non ! Ça ne collait pas ! Silence, en retour. Je me suis sentie abandonnée. Avais-je pris l’initiative sans lui demander et lui avais-je déplu, pour ce silence en réponse ? C’était pas top de louper ma 1ère messe, après plus de 2 mois de confinement. Mais étrangement, je me sentais aussi sereine : la communion ne serait pas encore distribuée et je pourrais y goûter : j’avais pu assister, chaque jour, à la messe sur internet avec « La Divine Volonté »(1) et ça avait déjà été bien nourrissant !

Quand je suis enfin arrivée, dans la belle église, tout était calme. Il n’y avait personne sauf le frère sacristain. En fait, c’était la messe de semaine et elle se donnait à midi : j’avais une demi heure d’avance ! Alors, j’ai compris le silence. En dehors de ma panique, il n’y avait pas à s’inquiéter. Je me suis offert une place bien en avant. Et au moment de la communion, surprise :

Cette famille amie était juste là, à côté. Ils n’avaient pas pu se rendre à la plage encore interdite d’accès et s’étaient orientés vers l’abbaye. Ils y étaient arrivés juste à temps pour la messe, sans trop l’avoir prévu. Et nous avons pu pique-niquer ensemble dans un très bel endroit, sorte de jardin à l’anglaise avec pelouse et pivoines, à l’ombre d’un bel arbre. Le Seigneur voulait nous réunir ainsi.. Et après avoir partagé aventures et expériences, je les ai quittés pour rejoindre le frère Georges (2) qui m’a ensuite permis de retrouver le père abbé, pour un entretien impromptu.

Le retour à 2 roues fut une expérience un peu inoubliable (3), après 2 mois de confinement ! Mais quelle journée ! Et puis, c’est aussi l’expérience de s’essayer à la volonté du Seigneur. Être dans le chemin qu’il a prévu avec ses belles surprises Et ne pas désespérer : Ses silences ne veulent pas signifier abandon, juste confiance ! C’est à un partenariat qu’ Il nous convie et c’est la rupture du lien avec lui, qui est l’origine de notre sentiment de solitude.

(1) Une célébration de la messe a été assurée par le prêtre Dominique Duten sur youtube pendant le confinement. (2) voir le texte, sur le blog : retour divin (3) 2 fois 30 km sans trop d’entraînement..

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lieu des martyrs

Lyon, septembre 2018. Le procès se tient demain1. Mon déplacement s’est programmé au dernier moment mais déjà la veille, le Seigneur avait déposé un signe (voir le texte « La gloire de Dieu »)

Dès mon arrivée, je me suis dirigée vers Fourvière pour saluer Notre Dame et contempler la ville. Et là, c’était une bonne entrée en matière. J’avais rendez-vous avec mon hôtesse dans le quartier de Saint Just, près de l’église Sainte Irénée, et je pouvais m’y rendre en marchant à pied en découvrant cette ville que je ne connaissais pas.

En descendant de Fourvière, je traversais le site gallo romain et c’est là qu’il s’est passé quelque chose : à la hauteur de la pelouse, devant le théâtre, j’ai été saisie par une odeur de fauve !

Dans ces cas-là, vous regardez autour de vous pour apercevoir, quoi un centre hippique, quoi un cirque avec des fauves. Mais rien en vue, et au centre de Lyon, cela avait un côté un peu exotique. C’est ma réflexion d’alors !

J’avais devant moi une grande étendue herbeuse, oblongue, beaucoup moins vastes que le Circo Massimo, à Rome, où s’étaient déroulés l’année passée, à la pentecôte, le rassemblement du Renouveau Charismatique2. Le rapprochement va se faire quand je vais évoquer avec mon hôtesse, cette expérience d’effluves.

Elle va m’indiquer que c’était là que les 1ers chrétiens ont été martyrisés et je pensais à Sainte Blandine. Je m’en souvenais car petite, j’avais étudié la vie des saints au cathé. Reste que dans les textes de références, il est évoqué un autre lieu, l’amphithéâtre des 3 Gaules. Je ne l’ai pas visité, mais je porte plus de crédit à mon expérience qu’aux écrits dont les origines sont un peu flous et puis comme à Rome, il a pu y avoir plusieurs endroits où des chrétiens ont été martyrisés.

Il reste que cette présence ne pouvait que me surprendre. Le Seigneur nous fait parfois ressentir des effluves de lys, de myrrhe et d’encens, mais là, de fauves, c’était surprenant. Je devais être là, devant ce lieu de martyrs, mais je n’ai pas imité la petite Thérèse qui au Colisée, à Rome, avec sa sœur Céline, avait été embrassé la terre qui avait reçu le sang des martyrs.

Puisque j’étais à Lyon pour le procès, je vous partagerai un autre petit miracle. L’agresseur de Léa n’avait pas reconnu sa responsabilité et les relevés d’empreintes n’avaient rien donné. Il restait la certitude des enquêteurs que cet homme était bien le responsable de l’agression, une parmi 4 autres, une cinquième devant être soumise à une autre cour d’Assise.

Pour une raison inconnue, en tout début de la 1ère après midi, l’agresseur a pris la parole et a reconnu que c’était bien lui pour Léa. Que le souvenir lui était revenu en prison, à la lecture de la déposition. Cette dénonciation était pour moi incroyable et miraculeuse. Léa allait pouvoir être entendue comme victime et ne pas sortir encore plus blessée, de son procès. Elle avait accepté d’entrer dans cette démarche éprouvante pour que d’autres femmes ne puissent pas être agressées, de nouveau, par cet homme.

Comment ne pas remercier le ciel pour ces cadeaux inattendus et tellement importants. Que ce soit cette messe du dimanche soir, avant le départ, que la traversée des vestiges gallo-romains ou même le miracle du procès. À travers ces effrois, je peux vous assurer de son incroyable présence : Il est vraiment là !

1 Voir texte « la Gloire de Dieu » 2 Voir le texte « Un signe s’il te plaît »

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Alerte, à la Vigne du Seigneur !

…Un maître de maison sortit de grand matin, afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne …..Matthieu 20,1-16

Le phénomène s’est fait visible lors de la sortie « des petites histoires du Vent ». Entre témoignages, relectures, sponsors et divers soutiens amicaux et techniques (1), les non-croyants étaient au rendez-vous ! Imaginez-vous, sur les 15 personnes qui ont participé de près ou de loin, à la réalisation et à la diffusion du livre, dix étaient réputées non-croyantes ! Les deux tiers, bigre !

Il m’était déjà arrivée de partir seule dans des projets, et de nous retrouver à 15 participants, à la fin des opérations. La particularité de cette fois-ci, c’est le foisonnement des aides venant de personnes pour qui Dieu n’était pas vraiment une connaissance, ni un intime ! Bon, les non-croyants sont aujourd’hui largement majoritaires dans le pays, mais tout-de-même, c’est surprenant ! Alors voici les dernières surprises agréables…

Le copain d’ Hugo (4), baptisé, mais non-croyant, s’est rendu à une réunion qui a pour but de créer du lien entre entrepreneurs, pour faire des affaires. Et donc, il croise une femme qui est dans la communication et qui, en même temps, pilote une radio chrétienne. Alors qu’il l’aborde, il pense à la mère de son pote Hugo, branchée, elle aussi, sur le Bon Dieu. Ce n’était pas prévu, mais il lui demande l’autorisation de nous mettre en contact. Et il m’en parla, et la rencontre a lieu. Elle se traduira par la radio-diffusion d’une vingtaine d’histoires, au moment précis du lancement du livre. Un  incroyable cadeau !

La seconde opération mémorable est l’inscription au salon des écrivains catholiques de Paris, vraie lettre de noblesse pour une jeune auteure, d’une édition de province. Lucie (2), me le propose, mais un parrainage est demandé. Résolument non-croyante, elle dénoue le problème, grâce à l’une de ses amies très pratiquante, qui, elle-même, est en lien avec une auteure adhérente de l’association. Pouvoir compter sur un tel soutien était vraiment un challenge, mais Dieu se débrouille pas mal pour trouver des chemins et réaliser ses desseins, et les affaires se font, malgré tous les obstacles, quand Il le décide.

Enfin, c’est un journaliste d’un quotidien régional que je rencontre et qui rédige un très bel article sur le livre. Et cet article montre combien, l’œuvre est accessible aux non-croyants ! Un indice pour une vraie mission qui se profile : aller vers ceux qui ont tourné le dos au mystère de Dieu ; témoigner des agissements secrets de Dieu, et ce qui est expérimenté par des chrétiens, en dehors des discours officiels !

Et puis, je suis une maman qui va vivre un moment inoubliable ! N’ayant pas de diffuseur pour le livre, je recherchais des adresses de libraires chrétiens. Je savais qu’Hugo, avait travaillé sur un contrat pour géolocaliser les lieux de vente. Il avait refusé de me transmettre les fichiers. Mais, c’est en pianotant sur internet, à la recherche de données que je suis tombée sur son travail. Très émouvant ! Je me trouvais là, en ce début de soirée d’hiver, devant le travail de mon fils Hugo  ! Fou, fou ! Internet n’a pas de secret pour le Seigneur et il passe à travers nous, sans distinction. Chacune de ces petites expériences me renforce dans l’acquiescement qu’Il est là, qu’Il veille et qu’Il comble ! Un discernement dans le mouvement, plutôt sympa !

Ce qui m’a donné envie de témoigner de ces étranges ouvriers du Royaume, c’est ce pincement de solitude, un soir de confinement. L’écho de ce petit blues, c’est Emma en Californie (3) qui l’a reçu. Nous avons pu échanger, elle, le matin, et moi, le soir, et mes nuages se sont dissipés. Notre relation avait fait l’objet d’événements, déjà bien improbables. Dans ce moment d’inconfort, j’ai retrouvé la joie. Je présume que le Seigneur avait envie de me faire goûter à la bienveillance d’Emma, pour ne pas avoir trouvé quelqu’un de plus proche géographiquement ou de plus disponible !

La question reste entière : pourquoi le Seigneur passe-t-Il par des non-croyants pour faire avancer Son œuvre ? Prépare-t-il les cœurs ? Et là, il s’agirait d’une autre affaire, celle qui concerne la liberté des hommes et la volonté de Dieu ! Ce que j’aime confirmer, c’est qu’Il se donne dans le mouvement, et que nous avons à repérer les signes de Son attention et de Sa tendresse pour nous, et aussi de découvrir quelle mission nous est dévolue.

(1) Excepté, bien sûr, le domaine spirituel (2) Lucile témoigne aussi dans l’histoire de « la Bouée » (3) Récit dans le texte « Rencontre avec Emma » (‘4) Hugo est mon fils.

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Hélène sur les remparts !


Ou les confidences d’Hélène


Dans ce bocage normand, Hélène avait découvert le renouveau charismatique, dans ses tout débuts. Elle aimait évoquer les assemblées d’Ars, où le Seigneur avait prodigué des miracles. Elle aimait aussi témoigner de son chemin de foi, de ses combats, de son espérance en ces jours qui se rapprochaient de sa rencontre avec le Seigneur, et de sa mission de veille sur les remparts, quelle que soit le temps, la chaleur, les bourrasques, les pluies diluviennes…

Pour elle, dans cette sagesse des derniers temps, l’important était de veiller : le monde est dur, y compris pour les aînées, et un jour qu’elle se désespérait du trop-plein de persécutions, par une personne proche, elle a reçu cette locution d’un ton fort du Seigneur  :

« mais dit donc, Je suis mort pour elle, moi ! Et toi, qu’est ce que tu fais ? »

Cette motion a chamboulé Hélène, comme un aiguillon, dans sa foi, dans les moments où le navire tangue un peu trop fort ! « Ça a changé ma vie. C’était tellement inattendu, et avec une forte tonalité, me confie-t-elle ! C’est une grâce que j’ai reçue et qui m’empêche d’avoir peur, d’attaquer et de vouloir du mal. Je bénis maintenant et je peux aller jusqu’au bout car le Seigneur est là, bien présent. Et bénir, c’est vouloir du bien ! »

Et elle trouve sa place dans ma recherche : Jésus nous parle rarement directement et je lui ai proposé d’en témoigner. Et Hélène s’en est réjouïe. Nos appels sont souvent à prier pour la guérison, pour des miracles, pour le retour du Christ, mais au menu, il y a aussi celui de prier les uns pour les autres, et particulièrement de prier pour les personnes qui nous persécutent :

Et moi, je vous dis : aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent(1).

Je lui avais partagé que dans la bénédiction, nous mettons Jésus entre nous et la personne (2). On est ainsi moins seul et le bénéfice, c’est de cesser de mouronner sur notre blessure, nos incompréhensions et notre souffrance, face au mal qui nous saisit. Et pour vous y aider, vous pouvez prendre autorité : ‘au nom de Jésus’ (3) Car Jésus est là, et en s’interposant, il se fait présent au monde, et la souffrance prend alors du sens : avec un peu plus de Lui, ‘ici et maintenant’. (4)
Rendre Jésus, un peu plus présent au monde, est une bénédiction pour ceux qui veillent sur les remparts !

(1) Matthieu 5, 43-44 et Luc 6,27-28. (2) Voir le texte « Réconciliation avec soi-même » du livre « les petites histoires du Vent ». (3) Voir aussi le texte « Le petit Jean ». (4) Voir le texte du blog, « bénis-là »

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Dernière messe à Notre Dame, avant le départ.

C’est un des moments forts, un joyau de mon souvenir avec Maman que je vous partage. Elle devait partir pour le sud de la France, et compte tenu de la progression de sa maladie, Noémi ma sœur avait organisé son séjour dans une maison de repos protestante. Maman y avait séjourné à la suite d’une chute qui l’avait immobilisée, et avait bien apprécié ce lieu d’accueil.

Johan, mon frère, avait prévu de l’emmener en voiture, un dimanche après midi et je suis venue la chercher ce matin-là, pour assister avec elle, une dernière fois, à la messe de Notre Dame.

Imaginez vous : Notre Dame de Paris, en ce début d’été 2005. La cathédrale était comble et recueillie. Le service était organisé par les fidèles, et sérieusement, pour endiguer le flot humain !

C’est au moment de la distribution de la communion que le petit événement s’est passé : j’ai ressenti l’envie d’aller communier à un vieux prêtre. Mais nous n’étions pas dans la bonne la file. Je ne comprenais pas ce qui m’attirait ainsi vers lui : mais Maman elle, sans que je lui en ai parlé, s’est dirigée tout droit vers lui, traversant le bel espace devant l’autel, au mépris de toute organisation !

Je l’ai suivie benoîtement car qui peut contrarier une personne désorientée, sans risquer de faire face à une agitation incontrôlée ? Et nous avons pu communier toutes les deux, à ce vieil homme !

L’intrigue pour moi restait intacte : pourquoi avions-nous eu ce désir, et merci à Maman d’avoir été jusqu’au bout, tranquillement ! Je me décidais à la fin de la messe, à demander à rencontrer cet homme et ce n’était pas évident, mais Notre Dame était notre ancienne paroisse(1), et j’en ai eu le courage.

Il est venu, interrogatif sur le sujet de notre demande et je l’ai rapidement mis au courant du voyage de Maman, départ qui s’avérera définitif. Nous avons alors évoqué le père Steinmann (2) et Maman a précisé qu’elle avait participé à ses conférences. Le prêtre ému nous confia, qu’alors jeune prêtre à Notre Dame, il l’avait bien connu. Il nous a partagé la dernière parole qu’il avait reçue de lui, avant le départ de Pétra (3), évoquant l’ouverture de Vatican II, « qu’est-ce qui va sortir de bon de tout ça ? »

Notre Dame de Paris, dite la Vierge du Pilier

Alors Maman reçut sa bénédiction, le prêtre évoquant son départ comme un pèlerinage . Nous étions comblées. Après un rapide déjeuner, en compagnie de la fidèle Yvonne, elle est partie en voiture avec mon frère Johan.

L’esprit Saint peut déposer des motions dans nos cœurs. A nous de les ressentir et de le laisser nous guider sûrement. Il prend soin. Peut-être que la rencontre était pour ce prêtre, car sa spontanéité, m’avait beaucoup surprise, comme si il pensait encore à Steinmann….

Signe du Seigneur ? lors d’une retransmission de KTO, je regardais étonnée dans le chœur de Notre Dame, un vieil homme solitaire, prêtre, au pied du pilier, pas très loin de la statue de la Vierge à l’enfant, écoutant l’oratorio, chanté par la maîtrise de Notre Dame pour fêter ses 90 ans . Était-ce lui ? Ce vieil homme solitaire… J’aime à le penser, les dates concordent mais le sentiment qui m’a submergé alors, c’est la tristesse : dans cette cathédrale aux somptueux bouquets, pas un enfant pour lui offrir des fleurs. Dans cette solitude visible, la maîtrise était restée derrière, dans le fond du chœur. Pourquoi ne l’a-t-elle pas entouré ? Oh que tout cela était bien triste !

(1) Notre Dame était alors paroisse, Maman s’y est mariée. J’y ai fait ma 1ère communion et ma confirmation. Elle devenue une basilique (2) Steinmann était abbé de Notre Dame depuis plus de 15 ans : c’était un homme remarquable.(3) Plusieurs récits font référence à Pétra,où en 1963, le groupe de Notre Dame animé par Steinmann, a disparu dans l’oued en cru.

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Petit psaume 10 d’aujourd’hui. Être lié à toi !

Ô Seigneur, je t’aime !
Tu es le Très-Haut,
le très aimé.
Tu es pour nous le projet
d’être le plus grand des patriarches,
et tu veilles sur notre destinée.

Ô mon Seigneur !
Que la lumière irrigue l’amour de ta relation.
Que ta demeure soit toujours celle
que tu imagines dans l’univers de nos pensées.
Sois le plus grand de l’adoration,
qui est notre lot quotidien.

Ô mon Seigneur !
Tu es,
et je te suis,
dans toute la solitude
de cet amour.

Ô grâce, Ô bonheur d’être ton enfant!
Montre en nous l’absolue nécessité,
d’être lié à toi,
d’être à ta dévotion,
de prendre part au repas des grands.

Je t’aime, ô mon Seigneur !
Et la confiance que tu me donnes,
en recevant ces textes,
irrigue l’univers cahotique de ma soif !

Ô mon Seigneur !
Que tu sois le jour du plaisir,
que le sens est dur pour moi,
et que la joie est grande,
de te recevoir ainsi.

Ô merci mon Seigneur !
d’être ce réceptacle,
de ta pensée et de ton désir.
Je t’aime.
Alléluia, ô Seigneur !
Chanter, ô Seigneur !