À la Une

Tant attendu !

Ça y est ! Le livre « les petites histoires du Vent » sont de sortie :

C’est un livre d’une auteure anonyme, mais que vous devez connaître ! Il parle de tours et de détours de Dieu dans notre vie ! De quoi se laisser surprendre !

Dans l’immédiat, le livre est accessible sur Fnac, Amazon ou Cultura , mais c’est avec votre libraire que vous pourrez partager le plaisir d’un livre sur la foi, motivant et original !

Le prochain rendez-vous officiel est au Salon des Écrivains Catholiques qui se tient à Paris, le samedi 30 novembre 2019, à la mairie du 6ème arrondissement, de 13h30 à 18h Des séances de dédicaces peuvent être organisées, n’hésitez pas à solliciter Aude Chapat.

Vous pouvez par ailleurs écouter des petites histoires du livre. Radiodiffusées, elles sont lues sur RCF Haute Normandie, à l’émission « histoires courtes » à 12h. Elles sont accessibles en podcast, moyennant une inscription gratuite. Les dates vont du 23 septembre au 18 octobre19. Une façon agréable de découvrir la présence de Dieu dans nos vies.

Ensuite, si vous voulez saisir les enjeux de l’évangélisation , le site Kiss Kiss Bank Bank garde le projet ouvert (même s’il n’a pas été concluant : et on peut se poser la question du pourquoi un certain nombre de personnes n’ont pas réussi à verser leur participation!)

Notre Dame : le mystère des lundis de semaine sainte

L’énigme de l’incendie de Notre Dame reste entier. Quel sens donner à ce drame qui a secoué notre planète Terre ?

Le 15 avril 2019, la cathédrale Notre Dame de Paris a été attaquée par le feu. Sa toiture de chênes et de plomb a disparu dans les flammes, sa structure s’est fragilisée. Elle a été sauvée par des pompiers exemplaires et par l’intercession des cœurs pétrifiés. C’était un lundi de semaine sainte, de Pâques 2019.

Mais déjà en 1963, un autre lundi de semaine sainte, Notre Dame de Paris avait été durement touchée et blessée dans ses entrailles. Le drame était survenu loin des terres de France, dans les gorges de Pétra, en Jordanie. Il avait plu dans ce désert aride, beaucoup plu, et l’abbé de Notre Dame avec son groupe de pèlerins, alors qu’ils descendaient le Sik, avaient été emportés par des flots démentiels. Un drame affreux. C’était le lundi de semaine sainte, de Pâques 1963, un 8 avril précisément. Cet abbé était le père Jean Steinmann, exégète et bibliste, un homme de Dieu ! Il était accompagné de 22 personnes du groupe Notre Dame, principalement des femmes.

Mais après l’eau dans le désert, c’est donc le feu sur Paris!

En ce début d’année, lors du carême, l’appel de Jonas sur Ninive a été donné en lecture. Cyniquement aujourd’hui, nous avons des cendres, mais où en est-on de l’appel à la conversion, de nos cœurs, de nos vies ? En écho à l’appel de St Jean Paul II : « France, qu’as-tu fait des promesses de ton baptême ? »

Cela ressemble à un coup de semonce, et avant que d’autres alertes ne sonnent dans nos vies, écoutons Jonas et son appel à la conversion !

Le shabbat ! Et la bénédiction des enfants

Ne pas oublier la culture juive de Jésus !

Si vous vous approchez des racines juives de la foi1, vous pourrez découvrir un passage plein de miel qu’est le shabbat. Je profitais de l’enregistrement d’une célébration par des proches de la fraternité ‘parole et louange’ pour m’initier un peu plus sur ce temps spécial, célébré encore aujourd’hui par nos « frères aînés dans la foi ». J’y avais participé, il y a bien longtemps, alors que je résidais dans une famille juive près de Londres, à Chorleywood. J’y avais été invitée par Angèla, la maîtresse de maison.

Dans cette vidéo, il s’agissait du partage et de l’initiation à ce temps fort que Jésus en son temps avait traversé : n’était-ce pas au cours du shabbat que s’est déroulée la Sainte Scène ?

J’écoutais avec attention. Est arrivé le temps de la bénédiction. L’officiant donne des indications sur la démarche puis il organise la bénédiction des parents pour leurs garçons, et ensuite pour leurs filles. Vient alors le temps de la bénédiction des enfants qui ne sont pas présents. C’est à la bénédiction des garçons que la surprise m’attendait : devant la caméra, juste là, la silhouette de Hugo2 se profile. Il s’arrête, se retourne, semble chercher quelqu’un et repart en continuant son chemin. Cette apparition ne dure que quelques secondes, mais la silhouette est reconnaissable : cheveux, lunettes, taille et mouvement, et cela au moment précis des paroles de bénédiction pour les garçons non présents. Je l’ai regardée

en boucle, fascinée par cette étrange réalité. Et Hugo a ainsi été abondamment béni !

Je lui ai montré la vidéo et me suis enquise s’il avait, à tout hasard, participé à un shabbat, qui aurait été celui-là, bien sûr ! Réponse évidemment négative. Il me reste à accueillir comment les choses ont pu se faire pour qu’il puisse ainsi apparaître sur les images de la vidéo, au moment précis de la bénédiction des parents pour leur enfant éloigné !

Mystère et grâce bien sûr ! Et joie de ce petit cadeau du ciel ! Le Seigneur m’avait donné à Gagnières3 l’image que nous avions des cadeaux qui nous attendaient au pied du sapin que nous avions nous, petites enfants, à ouvrir : en voici un que non seulement j’ai ouvert, mais que j’ai eu plaisir à partager pour que la joie soit parfaite ! Et le shabbat nous invite ainsi à la bénédiction des enfants, qu’ils nous soient proches ou éloignés.

1 Voir le texte de Vatican II « Nostra Aetate » 2 mon cadet ! 3 Au Centre chrétien de Gagnières dans les Cévennes

Un retour divin

Seule solution pour assister à la 1ère du film de Sélénia, l’amie roumaine
d’Hugo, rentrer en blablacar ! L’option est prise : nous resterons à Paris ce
soir, pour assister à la projection, rue Champolion. Hugo a trouvé une voiture.
Le Seigneur m’a rassurée : il n’y aurait pas de problème pour le retour !

J’ai pu ainsi passer l’après midi au pied de Notre Dame meurtrie, après une longue
marche, le long des quais de la Seine, petit pèlerinage, en approche du drame.


Ce que j’ai vu ce sont les visages graves, tristes, médusés par ce coup de glaive
au cœur de Paris. Transpercés, les 850 ans ; envolés les 1300 chênes d’avant
l’an 1000, cette forêt sous les toits ; souillée d’eau, la belle rebelle, sacrifiée
comme Jeanne sur le bûcher, ou comme Étienne tombé sous les pierres, mais miraculée par les soins des pompiers et la prière des fidèles rassemblés. Sublime la croix glorieuse, irradiant dans la pénombre, épargnée par le déluge des bois enflammés, et sauvée la douce vierge à l’enfant.


Cette vieille Dame avait accueilli ma 1ère communion et ma confirmation, avait
été témoin du sacrement d’alliance de mes parents et de la célébration des
funérailles de ma mamie avec le groupe de l’abbé Steinmann, rapatrié de Pétra.
10 jours avant le drame, j’y avais été avec ma bannière, pour la vénération de la
Couronne, à l’occasion d’un pèlerinage de l’église Saint Louis d’Antin. Elle
nous a été ôtée, Notre Dame, blessée dans l’athéisme ambiant de notre nation !
1

Dans la voiture qui nous ramenait vers la maison, les échanges allaient bon train
autour de ce drame, survenu l’avant-veille : je découvrais que notre conducteur était
familier des choses de la foi. En effet, il avait reçu le baptême deux ans
auparavant et non seulement était encore néophyte, mais il connaissait bien le
père N. qui l’avait accompagné personnellement.


De mon côté, je lui ai évoqué ma visite à l’abbaye du Bec, il y a un mois : la
messe avait été une source de paix et de réconfort, dans la tourmente traversée
par l’Église entre pédophilie, viol, esprit clanique et silence systémique. La
célébration m’avait profondément apaisée, peut-être du fait de la qualité de son
recueillement, de la beauté de ses chants grégoriens, à voix d’hommes et de
femmes, mêlées en un élan mystique, mais aussi de ce mystère qui entoure le
latin lorsque les souvenirs remontent aux jeunes années de lycée.


Le lien de confiance avec mon Église s’était relâché, réprouvé, et je retrouvais
là, une sérénité toute subtile. Quant au latin, ce que j’y ai apprécié, c’est qu’il
me faisait échapper à la lourde insistance sur le pêché. Je crois que dans la seule
messe, nous reconnaissons 4 fois que nous sommes pêcheurs, de quoi vous
donner envie de foncer à la confesse, comme on le disait autrefois, plutôt que de
participer à l’eucharistie. Nulle impression que nous soyons de merveilleux
enfants d’un Père abondamment épris de Sa progéniture turbulente, sauf peut
être dans les chants de louange, des mouvements charismatiques où s’exhale un
parfum d’allégresse, où pointe cette relation intime, et si savoureuse, avec Celui
qui nous a connus bien avant notre naissance !


Et là, surprise ! Notre voyage a pris un nouveau virage. Notre pilote me déclare
tout de go : « je connais bien le frère Georges de l’abbaye du Bec ; ma femme
est allée le voir hier matin avec les enfants ». J’étais ébahie, toutefois moins
que le frère Georges quand je lui ai conté au téléphone, le lendemain, notre
retour de Paris en Blablacar.

En fait, c’est le matin même qu’il avait reçu la petite famille qu’il connaissait
bien. Et c’est au frère Georges, que j’avais confié mon manuscrit « les petites
histoires du vent » alors que je peinais à le faire éditer. Nous avions eu de
savoureux et espiègles échanges autour de Mère Yvonne Aimée dont il est fan,
lui aussi. Il avait aussi la particularité d’avoir habité l’île Saint Louis, alors que
j’étais encore petite fille dans la Cité, moi, au pied de Notre Dame. Et comme
j’allais souvent sur Paris, il m’avait chargée d’une enquête au sujet de ses grands-
parents qui pendant la guerre avaient caché dans leur cave, des personnes
juives, rue Amelot.


Il avait fini par lire mon manuscrit et découvrir les mille et un tours du Seigneur
pour nous arranger des petites rencontres. Mais là, on était sur un spot, de la
haute voltige, pour rassembler ce petit peuple et permettre aux cœurs parfois
dubitatifs, de s’exploser de joie ! Un spécial sur mesure ! Une recette qui
comportait beaucoup d’ingrédients : le passage d’Hugo à Paris, et notre rendez-
vous pour déjeuner avec sa compagne, l’embrasement de Notre Dame avec ses
vieilles pierres éprouvées et les conversations obligées autour de la foi, un film
dont l’amie d’Hugo tenait le rôle principal, et sa 1ère, en début de soirée,
incompatible avec nos horaires de train, et enfin le recours à un providentiel
Blablacar pour nous ramener à la maison où nous nous sommes retrouvés en
« terre sainte » à 4 roues.


Si c’était un scénario de film, il paraîtrait bien insensé. Alors, pour un moine
dont le temps s’écoule sereinement dans l’abri de la prière et d’un ordre divin,
c’était plutôt étrange, de le retrouver ainsi, au cœur de la turbulence du
monde…Restait à en comprendre le sens, sauf peut être à goûter à cette infinie tendresse du Très Haut pour réjouir et toucher Ses petits enfants. Aude Chapat, le 28 avril 2019

Baptiste se présente au ciel

Baptiste était le mari de la nounou des enfants. Nous l’aimions bien. C’était un gentil. La mauvaise maladie l’a saisi et dans sa progression, une âme bienveillante l’a initié à la prière et lui a fait découvrir le secours de la foi.

Et puis Baptiste nous a quitté. C’est dans la petite église du village que la célébration a eu lieu. Avec les enfants, nous sommes arrivés un peu en retard. Il restait le pas de la porte. L’église était petite et très jolie.

C’est alors que j’ai eu cette vision : Baptiste, à travers une trappe, se hissait sur des nuages, et très réjoui s’exclamait : « oh ! mais c’est bien mieux ici qu’en bas ! » En tous cas, en bas, c’était plutôt les larmes, et le chagrin caché dans les mouchoirs. Je n’ai pas osé partager la vision.

Ce qui s’est passé ensuite m’a littéralement sidérée ! J’ai ‘vu’ mon père, venir à la rencontre de Baptiste qui se hissait hors de la trappe. Il lui disait : « je viens vous accueillir parce que vous avez veillé sur mes petits enfants ! »

Quel foudroiement ! L’hypothèse qu’il n’y avait rien après la mort a explosé dans cette réalité visionnaire incroyable : papa s’occupait là-haut de ceux qui avaient veillé sur ses petits enfants qu’il n’avait pas connu !

Je le reconnaissais bien là, toujours au service des autres et très « humainement » attentif. C’était bien lui ! Même des années après cette vision m’émerveille et s’ouvre à une sérénité pleine de tendresse.

Rencontre de l’Avent

Je venais de quitter, pour la dernière fois, mon petit groupe « d’interlocuteur du changement » qui se réunissait depuis plusieurs années et nous avions partagé un pot d’amitié. Je suis ensuite allée dîner dans mon petit restau chinois mais en sortant, je ne sais comment, j’ai laissé négligemment mon téléphone sur la table… Une fois dans le métro, en direction du Sacré Coeur (quel nom incroyable!), où je devais participer à la nuit d’adoration , je réalisais que mon téléphone n’était plus dans mon sac : moment de désespoir… temps où l’on saisit l’absence …!

Demi tour et trouvant le restaurateur fumant une cigarette dans la rue, j’ai senti un réel soulagement m’envahir. Il n’y avait plus personne, mais le précieux portable était là, sur la table !

J’ai repris mon chemin en sens inverse et dans le métro, je marchais paisiblement : le couloir était assez étroit quand sur ma droite, une jeune femme d’origine africaine, portant un cageot rempli de victuailles soigneusement rangées dans des gobelets, me dépassa. Elle parlait à son partenaire de portage et s’exclamait de la joie de le revoir. Elle l’appelait Olivier.

Je sentais que ça poussait derrière moi. A eux deux, ils faisaient la largeur du couloir, un vrai boyau ! Et là je me suis retournée à ce prénom d’Olivier, pour apercevoir sous un bonnet de laine à pompon, mon frère, mon parrain, mon aîné, entouré de ses amis. Ils allaient distribuer des repas dans le nord de Paris, à des migrants.

Nous avons pris le métro ensemble. Foufou il était, me présentant à ses amis comme étant une personne qu’il connaissait depuis 60ans ! Je n’ai pas osé leur dire qu’il me rajeunissait un peu mais cette rencontre inopinée m’a réjouis le coeur ! Et la joie de mon frère m’a incroyablement touchée.

Comment, de passage à Paris, dans le métro, avais-je pu rencontrer ce frère? Pour la synchro, il avait bien fallu que j’oublie mon téléphone au restaurant …! Je n’ai pas révélé à Olivier où j’allais car je pense qu’il aurait voulu m’embaucher dans sa distribution, mais j’étais engagées à participer à la nuit d’adoration perpétuelle, établie depuis plus de 100 ans dans la Basilique de Montmartre, pour l’intercession de notre monde qui en a tellement besoin !

Basilique du sacré coeur – photo AED

Voilà, l’église était éclairée de rouge, et je l’apprendrais le lendemain au petit déjeuner, que la Synagogue des Victoires, la nouvelle Église orthodoxe du quai de Branly, ainsi que la Grande Mosquée de Paris marquait cette nuit-là, par des projecteurs de couleur rouge, le sang de tous les martyrs de la foi, d’aujourd’hui, dans un bel élan oecuménique.

Voilà, c’était mon petit cadeau de Noël pour vous ! Et ce que je vous souhaite comme rencontre, c’est celle de celui qui nous émerveille toujours, depuis plus de 2000 ans, et qui n’était pas dans le métro mais bien dans une petite grotte à Bethléem. On l’appelait l’Enfant Jésus !!!