On en parle …

Des femmes dans l’église ?!!

Tant que le problème de la présence des femmes sera envisagé à partir de la situation existante, cela risque fort de tourner en rond, entre les interdits et le conformisme. S’autoriser à sortir du système peut ouvrir à d’autres réalités et donc d’autres solutions…

Dans La Croix du 24 juin, l’article de Pascal Wintzer (Mgr) évoque : « Le Seigneur a appelé et envoyé ses apôtres, partant les évêques qui leur succèdent. » La comparaison des postures est plus qu’aléatoire ! Avez-vous vu des évêques partir à travers le monde pour évangéliser (?) remplis du vin doux de l’Esprit de pentecôte (?) 2000 ans séparent les aînés, des actuels « descendants » et la société a sensiblement changé ! Les femmes élèvent seules leurs enfants, elles font des études (au même niveau que les hommes). Les femmes votent, vont sur internet et ont leur page facebook. Il ne s’agit pas de combler un manque (prêtres et pratiquants) mais de sortir de l’attitude centripète, où tout est ramené à la problématique de l’institution (et moi, et moi et moi) mais de prendre en compte et de soutenir la compétence centrifuge qui se doit d’arroser des terrains coupés de la relation au divin.

Pour être ajusté à ces réalités, nécessité est de s’appuyer sur la réalité externe à l’institution, sur les laïcs, sans discrimination pour les femmes, telle que nos sociétés d’aujourd’hui fonctionnent. Théologiquement, Jésus s’est incarné, alors pourquoi Son église se désincarne-t-elle en restant ancrée sur une réalité d’il y a 2000 ans ? Sa fidélité au Christ n’est-elle pas de s’incarner dans l’aujourd’hui ?

Il est flagrant que les 2 mois de confinement n’ont pas permis à l’église de France de se faire plus visible, à se demander si elle a pu profiter de ces 2 mois pour faire un bilan qui s’impose et aussi une remise en question (quoi une retraite…!)

Si j’écris, c’est qu’en tant que femme engagée dans mon église, mais sans reconnaissance officielle, je perçois que l’enfermement constaté (en auto-production) façonne des prisonniers et que nous, femmes, avons la liberté et même l’obligation de penser et d’agir et donc de porter secours à ces « prisonniers ».

Mme Anne Soupa a eu cette conviction en se portant candidate à Lyon, et c’est un chemin qui s’est ouvert !

2 commentaires sur “On en parle …

  1. Je pense qu’Anne Soupa a été courageuse de prendre position comme elle l’a fait. Personnellement; j’envisagerais bien une responsabilité épiscopale à deux têtes, une vision féminine des choses couplée à une vision masculine.
    Je me permets de rappeler que certaines responsabilités dans l’Eglise ont déjà été assumées ainsi: les fondations bénédictines, à l’origine, étaient ainsi conçues- un monastère d’hommes couplé à un monastère de femmes, la responsabilité de l’ensemble étant souvent assumée par la mère abbesse.
    D’autre part, la conception des évêchés a varié au cours des âges. Dans le catholicisme irlandais ancien, les évêchés étaient organisés autour des monastères, jusqu’à ce que… Rome prenne les choses en main et fasse rentrer l’Eglise irlandaise dans le rang. Cela pour dire qu’une certaine souplesse a été possible…

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